Dybantsa, Peterson, Boozer… : Quels sont les salaires des rookies NBA ?

Dybantsa, Peterson, Boozer… : Quels sont les salaires des rookies NBA ?
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À partir de 5€Essai gratuitLa Draft NBA 2026 a confirmé la hiérarchie attendue avec A.J. Dybantsa (2,07 m, 19 ans) sélectionné en première position par les Wizards, devant Darryn Peterson, Cameron Boozer (2,06 m, 18 ans) puis Caleb Wilson. Et si l’ordre de sélection se veut surtout honorifique pour les uns ou symbolique pour les autres, il revêt toutefois une importance capitale d’un point de vue financier. Le salaire de chacun des rookies dépendant directement du rang auquel ils ont été choisis mardi. Explications.
AJ Dybantsa & Darryn Peterson 📸
The top two picks of the 2026 NBA Draft 🏀 pic.twitter.com/bUlhUDp1OE
— NBA Draft (@NBADraft) June 24, 2026
Selon les projections de Spotrac, A.J. Dybantsa devrait ainsi parapher un contrat de quatre ans estimé à 69 millions de dollars, dont 15,2 millions dès sa saison rookie. Un montant colossal qui constituerait d’ailleurs un nouveau record pour un débutant. De quoi faire le bonheur de l’intéressé lors de l’évènement.
« C’est complètement irréel. C’est exactement comme on l’imagine quand on est enfant », a réagi Dybantsa au micro d’ESPN après sa sélection.
AJ Dybantsa was selected No. 1 overall in the NBA draft.
He just went from a $4.2 million NIL valuation to a four-year, $69 million NBA rookie contract. pic.twitter.com/cXXI9hDCQG
— Front Office Sports (@FOS) June 24, 2026
Une grille salariale imposée depuis 1995
Depuis la Draft 1995, la NBA applique une grille salariale spécifique pour les rookies du premier tour. Chaque position possède une valeur prédéfinie et les franchises peuvent signer leurs joueurs entre 80 % et 120 % de la somme indiquée. Sachant que dans les faits, la quasi-totalité des équipes accordent le maximum autorisé, soit 120 % du montant prévu.
Cette année, les écarts de salaire restent considérables entre les différentes positions au sein de la grille. Le deuxième choix, Darryn Peterson (1,98 m, 19 ans), devrait ainsi toucher environ 61,8 millions de dollars sur quatre ans, avec un salaire initial de 13,6 millions. Soit environ 1,6M$ de moins que Dybantsa.
À l’autre extrémité du premier tour, Koa Peat, retenu en 30e position par les Mavs, devrait lui signer un contrat avoisinant les 15,5 millions de dollars sur quatre saisons, avec un salaire rookie proche de 3 millions. Soit un total annuel 5 fois moins élevé que celui d’A.J. Dybantsa l’an prochain.
| Choix | Franchise | Joueur | Salaire 2026-2027 | Contrat total (4 ans) |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Wizards de Washington | AJ Dybantsa | 15,2 M$ | 69,0 M$ |
| 2 | Jazz de l’Utah | Darryn Peterson | 13,6 M$ | 61,8 M$ |
| 3 | Grizzlies de Memphis | Cameron Boozer | 12,2 M$ | 55,5 M$ |
| 4 | Bulls de Chicago | Caleb Wilson | 11,0 M$ | 50,0 M$ |
| 5 | Clippers de Los Angeles | Keaton Wagler | 10,0 M$ | 45,3 M$ |
| 6 | Nets de Brooklyn | Mikel Brown Jr. | 9,1 M$ | 41,2 M$ |
| 7 | Kings de Sacramento | Darius Acuff Jr. | 8,3 M$ | 37,6 M$ |
| 8 | Hawks d’Atlanta | Kingston Flemings | 7,6 M$ | 34,5 M$ |
| 9 | Mavericks de Dallas | Morez Johnson Jr. | 7,0 M$ | 31,7 M$ |
| 10 | Bucks de Milwaukee | Brayden Burries | 6,6 M$ | 30,1 M$ |
| 11 | Warriors de Golden State | Yaxel Lendeborg | 6,3 M$ | 29,0 M$ |
| 12 | Thunder d’Oklahoma City | Aday Mara | 6,0 M$ | 27,9 M$ |
| 13 | Bucks de Milwaukee* | Nate Ament | 5,7 M$ | 26,8 M$ |
| 14 | Hornets de Charlotte | Hannes Steinbach | 5,4 M$ | 25,8 M$ |
| 15 | Bulls de Chicago | Dailyn Swain | 5,1 M$ | 24,8 M$ |
| 16 | Thunder d’Oklahoma City* | Bennett Stirtz | 4,9 M$ | 23,5 M$ |
| 17 | Pistons de Detroit* | Ebuka Okorie | 4,6 M$ | 22,4 M$ |
| 18 | Hornets de Charlotte | Christian Anderson Jr. | 4,4 M$ | 21,3 M$ |
| 19 | Raptors de Toronto | Allen Graves | 4,2 M$ | 20,3 M$ |
| 20 | Spurs de San Antonio | Jayden Quaintance | 4,0 M$ | 19,5 M$ |
| 21 | Grizzlies de Memphis* | Karim Lopez | 3,9 M$ | 18,9 M$ |
| 22 | 76ers de Philadelphie | Labaron Philon Jr. | 3,7 M$ | 18,4 M$ |
| 23 | Hawks d’Atlanta | Zuby Ejiofor | 3,6 M$ | 17,9 M$ |
| 24 | Lakers de Los Angeles* | Cameron Carr | 3,4 M$ | 17,3 M$ |
| 25 | Knicks de New York* | Sergio De Larrea | 3,3 M$ | 16,8 M$ |
| 26 | Spurs de San Antonio* | Tarris Reed Jr. | 3,2 M$ | 16,3 M$ |
| 27 | Celtics de Boston | Chris Cenac Jr. | 3,1 M$ | 15,8 M$ |
| 28 | Nets de Brooklyn* | Joshua Jefferson | 3,1 M$ | 15,7 M$ |
| 29 | Kings de Sacramento* | Alex Karaban | 3,0 M$ | 15,6 M$ |
| 30 | Mavericks de Dallas | Koa Peat | 3,0 M$ | 15,5 M$ |
AJ Dybantsa vers un record
L’ailier de BYU, élu dans la première équipe All-American lors de sa seule saison universitaire, pourrait d’ailleurs rapidement entrer dans l’histoire de la ligue sur le plan financier.
Si Washington active ses options pour les troisième et quatrième années de son contrat, son engagement total atteindrait 69 millions de dollars. Un chiffre légèrement supérieur aux 68 millions obtenus, sur 10 ans, par Glenn Robinson après avoir été choisi en première position de la Draft 1994. Un contrat alors jugé excessif, qui avait poussé la NBA à instaurer une échelle salariale stricte pour les rookies dès la saison suivante.
À l’époque, de nombreux vétérans supportaient mal de voir des joueurs n’ayant encore disputé aucun match professionnel percevoir davantage qu’eux. Un temps où le MVP et champion NBA en titre Hakeem Olajuwon émargeait péniblement à plus de 3 M$ l’année…
Les honneurs individuels en ligne de mire
Si les montants accordés aux meilleurs espoirs impressionnent, ils ne représentent souvent qu’une étape dans la carrière des futures stars. Avec un salary cap projeté à 165 millions de dollars la saison prochaine, les joueurs capables de décrocher rapidement des distinctions All-NBA peuvent prétendre à des prolongations dépassant les 50 millions de dollars annuels.
Les contrats « supermax » permettent même aux vétérans éligibles d’atteindre près de 58 millions de dollars par saison. C’est notamment ce qui attend potentiellement Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans). Le Français, actuellement lié aux Spurs par un contrat rookie de quatre ans estimé à 55 millions de dollars depuis sa Draft 2023, pourrait devenir éligible à une prolongation pouvant atteindre 300 millions sur cinq ans s’il continue à accumuler les distinctions individuelles.
Et dans la NBA actuelle, disposer de jeunes stars sous contrat rookie est devenu l’un des meilleurs moyens de construire un effectif compétitif. San Antonio en a offert l’exemple parfait cette saison avec Wemby mais aussi Stephon Castle et Dylan Harper, tous encore liés à des contrats relativement abordables comparés à leur impact sportif.
L’importance des contrats rookies
À l’inverse, les équipes championnes doivent désormais composer avec des contraintes financières de plus en plus lourdes. Les nouvelles règles du « second apron », qui pénalisent fortement les franchises dépassant certains seuils de masse salariale, compliquent la conservation des effectifs les plus talentueux.
Quelques jours après le titre remporté par les New York Knicks, leur propriétaire James Dolan résumait ainsi la situation sur WFAN : « Il faudrait être suicidaire pour franchir le second apron. »
Cette réalité explique pourquoi les contrats rookies sont devenus si précieux. Ils permettent d’obtenir une forte production sportive à un coût relativement maîtrisé, tout en laissant davantage de flexibilité pour bâtir un effectif autour d’eux alors que leurs franchises originelles disposent d’une longueur d’avance pour les resigner.
Pour AJ Dybantsa et les autres membres de cette cuvée 2026, les premiers millions arriveront donc rapidement. Mais comme l’ont démontré avant eux Jalen Brunson, Victor Wembanyama ou encore Anthony Edwards (1,93 m, 24 ans), les véritables fortunes se construisent généralement après ces quatre premières saisons d’apprentissage.








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