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Coach multi-titré d’Antoine Rigaudeau, Mickaël Piétrus ou Tariq Abdul-Wahad en NBA, Don Nelson n’est plus

NBA - Figure inventive et victorieuse de l'histoire de la NBA, Don Nelson s'est éteint ce dimanche à l'âge de 86 ans. Cinq bagues de joueur, records sur les bancs : « Nellie » laisse derrière lui une trace indélébile, y compris pour le basket français.
Coach multi-titré d’Antoine Rigaudeau, Mickaël Piétrus ou Tariq Abdul-Wahad en NBA, Don Nelson n’est plus

Don Nelson s’est éteint à l’âge de 86 ans

Crédit photo : Kelley L Cox-Imagn Images
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La NBA pleure ce dimanche l’une de ses légendes. Quintuple champion en tant que joueur des Boston Celtics, trois fois entraîneur de l’année, Don Nelson s’est éteint à l’âge de 86 ans. Il laisse derrière lui un héritage victorieux énorme, pavé de ses relations avec deux des plus grands talents passés français : Mickaël Piétrus, Tariq Abdul-Wahad et Antoine Rigaudeau.

La nouvelle, confirmée par sa famille, est parvenue par le biais des journalistes américains, précisant qu’il s’est éteint paisiblement, entouré des siens après avoir lutté contre les suites d’un accident vasculaire cérébral.

Palmarès de joueur à jamais légendaire

Avant de devenir le « savant fou » des parquets, Don Nelson fut un joueur d’exception. Drafté en 1962 par les Chicago Zephyrs, il effectue un passage éclair chez les Lakers avant de trouver sa terre promise : Boston. Sous le maillot des Celtics, il devient l’un des meilleurs « sixièmes hommes » de l’histoire, remportant cinq titres de champion (1966, 1968, 1969, 1974 et 1976).

Son style rustique, atypique, notamment sa mécanique de lancer-franc à une main assortie d’un petit saut, reste gravé dans les mémoires des puristes bostoniens. Son numéro 19 pend d’ailleurs au plafond du TD Garden, depuis 1978.

Coach aux 1 335 victoires

Sa transition vers le banc fut immédiate, mais surtout fulgurante. « Entraîneur-général » chez les Bucks, les Warriors, les Knicks et les Mavericks, Nelson a révolutionné le jeu. C’est à lui qu’est attribué le concept de « point forward » (ailier meneur), en plus d’avoir développé, un style de jeu ultra-rapide porté sur l’attaque surnommé « Nellie Ball » en son honneur. Un style efficace, puisqu’il a longtemps détenu le record du nombre de victoires en saison régulière. 1 335 succès, avant d’être dépassé par Gregg Popovich en 2022.

Triple entraîneur de l’année (1983, 1985, 1992), il a également mené la Dream Team à l’or mondial en 1994. Epicurien et libre, il continuait d’être célébré même après sa retraite officielle en 2010. L’an dernier, il avait d’ailleurs reçu le prestigieux Chuck Daly Lifetime Achievement Award, honorant la carrière d’un entraîneur de la NBA ayant incarné l’intégrité, l’excellence compétitive les valeurs du sports.

Don Nelson et les Français : entre amour vache
et incompréhension

Le destin de Nelson a croisé celui du basket tricolore à deux reprises. Sa relation la plus marquante fut sans doute celle avec Mickaël Piétrus aux Warriors (2006-2008). Entre eux, ce fut un mélange de respect filial et d’exigence brutale. Piétrus disait de lui : « Je ne le vois plus comme un coach. Je le vois comme une légende. […] Pour moi, il est comme un papa ». Nelson, qui l‘appelait affectueusement « my man », l’a pourtant durement bousculé.

Adepte du jeu technique et rapide, qui faisait donc la part belle aux joueurs plus petits, il n’hésitait pas à faire jouer l’ailier français à tous les postes. Même pivot, sur de courtes séquences pour défendre sur des géants. Ce traitement épicé a permis à « Air France » de devenir un défenseur de premier plan, même si l’instabilité de son rôle a fini par créer une rupture en 2008.

Le passage d’Antoine Rigaudeau sous ses ordres aux Mavericks en 2003 fut plus bref et amer. Arrivé en cours de saison, « Le Roi » a peiné à s’adapter aux standards athlétiques de la ligue. Il a rapidement écarté de la rotation, après onze petits matchs au goût d’inachevé, avant son retour en Europe.

L’histoire s’est aussi vite gâtée avec Tariq Abdul-Wahad. Don Nelson avait indiqué au Français qu’il n’entrait plus dans ses plans, et qu’il ne jouerait plus sous ses ordres. Menace mise à exécution : le Français a végété en tribunes, sur les bases d’un dossier médical « totalement fantaisaisiste » sur l’état de son genou, racontait T.A.W.

Don Nelson s’en va en laissant l’image d’un homme qui a toujours eu un coup d’avance sur son temps, capable de voir le talent là où d’autres ne voyaient que des anomalies tactiques. Le monde du basket perd aujourd’hui l’un de ses architectes les plus audacieux.

Image Arthur Puybertier
Arthur Puybertier est le journaliste rookie de BeBasket. Il suit de près l’actualité du basket, de la Nationale 1 jusqu'à la NCAA, NBA et WNBA ! Il analyse le jeu et les transferts avec une solide culture sportive et un regard éclairé sur les enjeux du sport. Cette saison, il couvrira également l'Euroleague et la Betclic ELITE depuis l'Adidas Arena et le Palais des Sports Maurice Thorez, pour vous faire vivre l'actualité au plus près.

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