Grant Golden et l’Élan Chalon, le rendez-vous que le destin ne pouvait plus manquer

L’Américain fera ses débuts avec Chalon en BCL
Annoncé il y a quelques jours comme la nouvelle pièce maîtresse du secteur intérieur chalonnais, Grant Golden (2,08 m, 28 ans) s’apprête à faire ses grands débuts ce mercredi à Badalone en Champions League. Entre rendez-vous manqués et complicité immédiate, l’Américain arrive en Bourgogne avec une longueur d’avance sur son intégration.
Déjà en contact avec Delord
Si Grant Golden pose ses valises au Colisée en ce mois de janvier, l’histoire aurait pu s’écrire bien plus tôt. Courtisé dès l’été dernier par l’entraineur chalonnais Elric Delord, l’intérieur américain avait finalement choisi l’Espagne et Manresa pour une question de timing, et non d’argent.
Pourtant, le lien ne s’est jamais rompu. Contrairement aux usages froids du milieu professionnel, le technicien chalonnais et le joueur ont gardé le contact. « Quand je lui avais écrit pour lui expliquer mon choix, il avait été très compréhensif. Il m’a dit qu’il gardait un œil sur moi. Ça ne se passe pas toujours comme ça », confie Golden dans le Journal de Saône et Loire. Un respect mutuel qui explique pourquoi, au moment de se relancer, l’évidence portait le nom de l’Élan.
Un observateur attentif au bout du banc
Bien qu’il n’ait pas pu fouler le parquet lors du derby samedi dernier, l’Américain n’est pas arrivé en terrain inconnu. Avant même de signer, Golden suivait déjà les performances de ses futurs coéquipiers sur son écran de télévision. « J’avais déjà vu des matches de Chalon à la télé. Le premier de BCL contre Berlin, puis le play-in retour à Patras. »
Cette immersion préventive, couplée à la présence de visages familiers dans l’équipe comme Justyn Mutts ou Nate Darling (croisés sur les parquets de Virginie ou en G-League), promet une adaptation record. Un atout majeur alors que Chalon entame le Top 16 européen, une phase où chaque minute de cohésion compte triple.
L’humilité au service du collectif
Au-delà de ses qualités de passeur et de son QI basket reconnu, c’est par sa franchise que Grant Golden détonne. Lucide sur son passage mitigé en Espagne, il assume ses responsabilités : « J’étais en difficulté, l’équipe aussi. Cela commençait à impacter ma confiance. Partir était la meilleure décision ».
Pas de posture de sauveur, donc, mais une volonté farouche de se fondre dans le moule chalonnais. Elric Delord prévient d’ailleurs avec humour : « S’il ouvre la Mer Rouge en deux, tant mieux, mais on va éviter de compter dessus ». L’Élan ne cherche pas un miracle, mais un point d’ancrage intelligent pour franchir un cap sur la scène nationale et continentale.
























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