En immersion au cœur du staff de Boulazac, Thomas Andrieux croit dur comme fer au maintien de son ancien club

Thomas Andrieux a passé trois ans à la tête du BBD
Sans club depuis son départ de Roanne il y a pratiquement 2 mois, Thomas Andrieux a passé une semaine en immersion au Boulazac Basket Dordogne. Entre nostalgie et analyse technique, l’ancien coach du BBD de 2018 à 2021 livre son regard sur le cru 2025/2026. Pour lui, aucun doute: le club périgourdin a les armes pour se maintenir et même s’installer durablement en Betclic ÉLITE.
Un retour « à la maison » pour rester à la page
Ce n’était pas seulement une visite de courtoisie pour celui qui réside dans la région. En revenant au Palio, un lieu qu’il connaît parfaitement, Thomas Andrieux est venu chercher ce que tout coach sans contrat convoite : le partage d’expérience. En observant discrètement les séances d’Alexandre Ménard, dont il est proche, le natif d’Aubenas a pu constater l’évolution d’un club qu’il connaît par cœur en y étant joueur puis entraîneur. « Je reviens à la maison quand je remets les pieds au Palio, donc c’est toujours agréable de retrouver des anciens visages », confie-t-il dans les colonnes de France Bleu, soulignant l’accueil d’un staff qui lui a ouvert ses portes avec bienveillance et en toute transparence.

L’œil du technicien : Pourquoi le BBD est armé pour l’Élite
Si Thomas Andrieux affiche une telle sérénité quant à l’avenir du BBD, c’est que son observation de l’intérieur a confirmé la solidité structurelle de l’équipe. Pour lui, la réussite actuelle de l’équipe n’est pas un hasard, mais le fruit d’une alchimie entre la continuité d’un noyau dur, précieux héritage de la montée obtenue à l’issue de la saison dernière et un recrutement estival particulièrement judicieux. Ce travail de scouting, qu’il juge de grande qualité, permet au groupe de répondre aux exigences athlétiques de la Betclic ÉLITE sans perdre son identité. À cette cohésion sportive s’ajoute le poids du Palio, un facteur que l’ancien ailier shooteur, vainqueur du concours de tirs à 3 points lors du All Star Game 2009 à Paris-Bercy, ne sous-estime jamais : porté par l’un des meilleurs publics de France, Boulazac possède ce supplément d’âme et cette garantie de points à domicile qui transforment, selon lui, une lutte pour la survie en un maintien qui s’annonce confortable.
« Le BBD va se maintenir, je n’ai aucun doute là-dessus, je l’ai même annoncé très tôt. »
L’adoubement de la méthode Ménard
L’immersion a aussi permis à l’ancien coach ligérien de décortiquer le travail de son successeur. Il décrit un Alexandre Ménard capable de marier deux mondes parfois opposés : la rigueur tactique absolue et une proximité humaine rare avec ses joueurs. « C’est sa marque de fabrique », note-t-il, admiratif de la cohésion créée autour du projet de jeu. Une méthode qui fait ses preuves puisqu’avec la deuxième plus petite masse salariale de la division (1 242 000 Euros), le promu est 13e au classement avec 5 victoires pour 11 défaites et 2 succès d’avance sur la zone de relégation.

Quel avenir pour Thomas Andrieux ?
Le technicien ne compte pas rester observateur éternellement. En attendant de le revoir sur un banc pour un nouveau challenge en France ou à l’étranger, Thomas Andrieux ne se précipite pas et profite de cette période de transition pour se ressourcer chez lui en Dordogne. Installé à Boulazac avec sa famille, le double Champion d’Europe U20 avec l’équipe de France savoure cette parenthèse périgourdine. Entre deux analyses de matchs et quelques échanges informels au Palio, il reste à l’affût, prêt à rebondir, tout en gardant un œil protecteur sur un BBD qu’il voit plus que jamais armé pour s’ancrer dans l’élite du basket français.























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