« Être un très bon club européen » : les grandes aspirations d’Orléans après l’arrivée d’investisseurs américains

Orléans entame sa mue sous pavillon américain.
Le basket français s’apprête à voir naître un nouveau projet d’envergure. Vendredi 10 avril, lors d’une conférence de presse à l’Hôtel de Ville, le maire d’Orléans Serge Grouard a officialisé l’arrivée imminente de trois investisseurs américains au capital de l’OLB. La municipalité a présenté les contours du projet, dans des propos recueillis par notre consoeur Camille Verkest pour France 3 Centre Val de Loire et notre confrère Jérôme Couton-Coudray de La République du Centre.
L’Europe en ligne de mire
L’ambition affichée n’est plus seulement de remonter en Betclic ELITE, mais de s’y installer comme un acteur majeur. Thomas Renault, adjoint aux sports de la mairie d’Orléans, a résumé l’objectif final du projet à nos confrères : « Si on arrive à être un très bon club français et européen, on aura déjà réussi le pari ».
Pour ce faire, le club entend exploiter tout le potentiel de son nouvel outil de travail : « Nous avons un équipement magnifique [l’Aréna CO’Met], parmi les trois plus grands équipements de France aujourd’hui. Nous avons besoin d’avoir un club, une équipe à la hauteur de cette aréna », a martelé le maire.
Sur les traces du Paris Basketball
Pour réussir cette mutation, Orléans ne cache pas son inspiration : le Paris Basketball. Thomas Renault a été explicite sur cette filiation : « Le meilleur modèle à suivre pour eux sera celui de David Kahn au Paris Basket », citant le parcours fulgurant du club parisien de la Pro B vers les sommets européens. Selon l’élu, Orléans dispose d’atouts similaires pour rassurer les investisseurs : une salle moderne, un public fidèle, la proximité avec Paris et une crédibilité forte auprès de la Ligue.
L’arrivée du trio d’investisseurs américains (JHZ), qui possède déjà des intérêts dans des franchises NBA, va littéralement transformer les finances de l’OLB. Au moins 6,6 millions d’euros seront injectés par leurs soins sur cinq ans, soit environ 1,32 million par an. En conséquence, l’enveloppe pour la saison prochaine passera de 5,2 millions à environ 6,5 millions d’euros. Par ailleurs, la municipalité reste pleinement engagée : celle-ci maintient sa subvention annuelle de 1,2 million d’euros.
« Le modèle économique de haut niveau ne tient plus »
Nos confrères rapportent par ailleurs que le processus de prise de contrôle sera progressif. Les investisseurs américains acquerront 45 % du capital dans les prochains jours, avant de monter à 80 % à l’été 2027. À cette date, le club abandonnera son statut de Société d’économie mixte (SEM) pour devenir une Société par actions simplifiée (SAS).
Le maire Serge Grouard a justifié ce désengagement partiel par la réalité économique du sport pro : « Le modèle économique de haut niveau ne tient plus. Il coûte de l’argent qui est majoritairement apporté par les collectivités ». Cependant, la municipalité reste vigilante, et s’est assurée que le montage était « sécurisé ». Les fonds investis seront inscrits dans le compte de résultat du club, donc facilement contrôlables.
Le projet doit désormais franchir deux dernières étapes administratives : le vote du conseil municipal ce lundi 13 avril. Enfin, le passage devant la DNCCG, le gendarme financier de la LNB, actera définitivement le dossier.
























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