
Guillaume Vizade n’a pas apprécié le manque d’intensité de ses joueurs, et l’atmosphère du dernier quart
Guillaume, que vous-a-t-il manqué lors de cette finale ?
Beaucoup de choses. Notre niveau d’intensité, voire peut-être notre agressivité, n’était pas suffisant lors de l’entame. Ils marquent 56 points dans notre raquette, c’est beaucoup trop, surtout si l’on ajoute les 30 lancers-francs shootés. Cela démontre leur domination. Offensivement, il y a aussi quelques erreurs, qui sont peut-être dues à l’évènement, on a donné des contre-attaques faciles à Monaco. On l’a payé assez cher avant la pause. Malgré ça, on n’est qu’à -13 mais on n’a pas eu le regain d’agressivité à la reprise, avec leur 6-0 initial. À partir de là, ce n’était pas évident. Ils avaient beaucoup de maîtrise puis ils placent la main sur le match en étant dans la volonté de mener la guerre psychologique. Quand ce cadre là est ouvert avec beaucoup de liberté, ça devient difficile…
Vous avez essayé d’amener du rythme en insérant Bastien Grasshoff…
Nous sommes assez lucides sur le fait qu’il ne fallait pas jouer Monaco sur demi-terrain. On manque de physicalité sur tous les postes. Pour exagérer, nos pivots ont la physicalité de leurs ailiers. Il fallait un ballon en mouvement pour générer des choses. On a réussi à créer un peu de chaos dans le jeu de transition mais c’est un cran au-dessus de ce qu’il fallait pour être dans le match.
On a souvent dit que le sort des matchs de Monaco ne dépendait que de Monaco. Or, ils vous ont agressé d’entrée…
Il y a une réalité de talent, une réalité de physicalité, une réalité d’expérience, une réalité économique qui, en plus, est sans limite. Donc quand ils démarrent comme ça pour plier le match d’entrée… Nous, on était un ton en-dessous de ce qu’on pouvait faire donc l’océan s’ouvre forcément pour eux. Il aurait fallu être beaucoup plus intense de ce qu’on a pu être.
Au-delà de l’analyse, quel est votre sentiment personnel après cette défaite en finale ?
Mon sentiment, c’est qu’on a beaucoup d’enthousiasme pour rentrer dans ces matchs-là. Mais que rater le départ comme ça génère des frustrations. Il faut vivre avec. En revanche, dans le dernier quart-temps, ce n’était pas nécessaire que la provocation vienne s’ajouter à la guerre psychologique. On aurait dû garder plus de maîtrise et de sang-froid dans cette situation. Mais je pense que pour faire retomber la pression, il faut des prises de responsabilité un peu plus fortes et plus équilibrer également. Je dis ça sans incidence sur le score, plus sur le cadre, qui n’était pas très agréable à la fin. C’était trop visible.

Quels enseignements tirer de cette Leaders Cup pour la suite de la compétition ?
C’est évident qu’il y a des choses positives à retenir du week-end. Les joueurs ont pris de l’expérience, la mesure des évènements, de la répétition des matchs. On a vu un premier match très sérieux contre Nanterre puis un deuxième contre Bourg où on s’est dépassé. Aujourd’hui, on a fait face à la réalité. Il va falloir synthétiser les points de convergence des trois matchs pour avoir des pistes d’amélioration quotidiennes.
Propos recueillis à l’Arena Futuroscope,

Commentaires