ITW Nathan De Sousa, de partenaire à membre ambitieux de la sélection : « Les grandes compétitions avec l’équipe de France, c’est un objectif »

Nathan De Sousa poursuit sa saison de l’ascension en intégrant le groupe France.
Déjà convoqué lors de la dernière fenêtre pour accompagner les Bleus durant leur préparation à leur premiers rendez-vous de qualifications, Nathan De Sousa (1,87 m, 23 ans) retrouve de nouveau Frédéric Fauthoux et son staff à l’occasion du rassemblement de février. Mais dans la peau d’un néo-international désormais.
Le meneur de Cholet, qui confirme son ascension au fil des mois, aura la tâche de guider un groupe France ne disposant que de quatre entraînements avant d’affronter la Hongrie chez elle vendredi ; puis au Mans, pour un « match retour » dans la foulée, dimanche. Une mission nécessitant une adaptation express, pour celui dont la progression fulgurante a déjà été récompensée par une présence au All-Star Game, puis par le trophée de joueur du mois de janvier en Betclic ELITE. Entretien !
BeBasket : Nathan, vous semblez franchir une nouvelle étape en étant appelé dans le groupe France permanent, après en avoir été partenaire d’entraînement…
Nathan De Sousa : Clairement, et c’est super bien ! C’est vraiment une fierté. La récompense du travail que je fournis depuis plusieurs années. Je suis vraiment très fier et très content d’être dans le groupe désormais. En ayant d’abord été partenaire d’entraînement, j’avais déjà pu mettre un pied dedans. Pour savoir comment ça se passe avant d’arriver. Donc je savais déjà un peu à quoi m’attendre, c’est différent. Mais c’est toujours mieux que d’aller dans le grand bain directement.
Vous abordez deux matchs pas si simples à négocier face au leader du groupe, avec un effectif qui va changer entre les deux rencontres. Est-ce que cela rejoute une pression supplémentaire, individuellement ou collectivement ?
Non, je ne pense pas qu’il y ait de pression. On se doit de performer et de gagner les deux matchs. On sait que la Hongrie arrive avec de la confiance, après deux victoires. En face, ce sont des joueurs qui ne lâchent rien, on sait que ça ne sera pas facile. On va devoir être performants tout le week-end.
Sur quoi travaillez-vous spécifiquement pendant les quelques entraînements avant le premier match contre la Hongrie ?
Déjà défensivement, pour revoir les bases, car il y a de nouveaux joueurs qui n’étaient pas là précédemment. Et offensivement, on essaie de trouver de la fluidité en attaque. Ce n’est pas facile, mais on se doit de réussir ça.
À titre personnel, vous arrivez avec une grosse confiance et une excellente dynamique, notamment avec votre titre de « Joueur du mois » récemment…
Ouais, je pense que je suis à mon meilleur niveau. J’arrive avec de la confiance, et l’objectif est de respecter les consignes qu’on nous donne pour ce week-end.
« Porter le maillot bleu du mieux possible »
Ressentez-vous une différence de style ou de profil de jeu entre ce que vous faites à Cholet et ce qui vous est demandé en bleu ?
Oui, c’est sûr qu’il y a une différence. À Cholet, j’ai quand même beaucoup plus la balle entre les mains. Mais c’est logique : c’est ce que Fabrice (Lefrançois) me demande là-bas, et je m’adapte à ce que le sélectionneur me demande. Il faut faire cette adaptation le plus rapidement possible pour que ça se passe bien. Quand on est appelé c’est toujours un moment particulier. Dans tous les cas, tu fais tout pour porter ce maillot du mieux possible.
Vous retrouvez aussi Laurent Vila, dans le staff, à l’occasion de ce rassemblement. Qu’est-ce que cela fait de vivre cette première avec lui, qui vous a fait confiance étant plus jeune ?
C’est le coach qui m’a lancé à mon retour de prêt, donc c’est toujours bien d’être avec lui et de savoir sur quoi il m’attend. C’est une fierté. Le dialogue est forcément plus facile quand on connaît déjà la personne.
Et avec Gerald Ayayi ?
(Large sourire) Très content ! On travaille tous les jours ensemble donc c’est une belle récompense pour nous deux. Il est facile à vivre, donc ça va (rire).
« Je ne m’étais pas dit : ‘cette année je dois tout faire’,
mais j’ai travaillé pour »
Comment vous projetez vous dans votre avenir en bleu ?
Intégrer l’équipe A pour les grandes compétitions comme l’Euro ou la Coupe du Monde, c’est sûr que c’est un objectif. Après, il ne faut pas griller les étapes. Il faut progresser et travailler. Mais oui, faire les grandes compétitions avec le groupe France est un objectif.
Des grosses responsabilités en club, la sélection, des distinctions individuelles, le All-Star Game : Vous attendiez-vous à ce que toutes ces étapes soient franchies aussi vite, dès cette saison ?
C’étaient des objectifs, donc je dirais que oui. Après, on ne se met pas de date limite. Je ne m’étais pas dit : « cette année je dois tout faire », mais j’ai travaillé pour. Je suis très content que ça arrive cette année.
Depuis Nanterre, Palais des sports Maurice Thorez…



























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