ITW Zaccharie Risacher : « Évidemment que c’est dur, on ne va pas se mentir »

Zaccharie Risacher était dans sa bulle avant le match
La série de premier tour de playoffs entre New-York Knicks (3e de l’Est) et Atlanta Hawks (6e) est l’une de celles qui va réserver les meilleures ambiances en NBA. Notamment les matchs au Madison Square Garden — la « Mecque du basket » — face à une franchise d’Atlanta ennemie depuis la série perdue en 2021 face à la bande à Trae Young. Cinq ans plus tard, le meneur américain n’est plus là, ce qui n’a pas empêché les fans des Knicks de lui réserver des mots fleuris dans les tribunes. Mais sur le parquet, l’équipe new-yorkaise a globalement géré le match, malgré quelques trous d’air. Elle s’impose 113-102 à domicile, avant un Match 2 dans la nuit de lundi à mardi.
Côté Français, un seul a joué sur les trois présents sur la feuille de match : Zaccharie Risacher (2,05 m, 21 ans). Contrairement à ses adversaires Mohamed Diawara et Pacôme Dadiet, l’ex-burgien est entré en jeu dès le premier quart-temps. Deux minutes 30 secondes de jeu… qui auront été ses seules du match. Après avoir raté trois tirs — dont un air-ball — mais capté quatre rebonds dans ce laps de temps, le coach Quin Snyder ne l’a plus fait rentrer de la rencontre.
Il lui faudra retrouver la mire pour continuer à avoir une chance dans cette série, où il peut avoir un impact avec son profil plus grand et défensif que ses concurrents sur son poste. Après ce premier match de playoffs NBA forcément haut en émotions, nous avons retrouvé Risacher pour une interview dans les vestiaires du Madison Square Garden, en collaboration avec Antoine Bancharel, journaliste français basé à New-York.

Zaccharie, tu rentres sur le parquet pour les premiers playoffs de la franchise depuis 3 saisons. Il y avait une motivation à marquer un petit peu le coup ?
Ouais, c’est les playoffs, c’est une énergie différente. De mon côté en sortant du banc, j’essaie de matcher cette énergie, de faire tout ce que je peux pour essayer d’apporter un plus. L’objectif c’était quand même d’être intense, de jouer juste. Malheureusement, collectivement on n’a pas réussi à être nous-même sur l’ensemble du match. Mais voilà, ça ne s’arrête pas à ce match-là. On est concentrés, on se projette vite vers la suite, et on va se préparer pour le Match 2.
Vous n’avez peut-être pas réussi à être vous-même tout au long du match, mais vous les avez quand même pas mal embêtés alors qu’ils ont commencé très fort, avec un Jalen Brunson en feu, l’ambiance très forte… Vous sentez que vous avez les armes pour renverser ça ?
Oui, on sent qu’on a les armes pour gagner cette série. Il faut juste qu’on se donne les moyens. On va tout reprendre petit à petit, refaire de la vidéo sur le match, voir ce qu’on n’a pas très bien fait. On n’a pas fait notre meilleur match, et je pense qu’on peut être plus précis défensivement. En attaque aussi, être davantage nous-même en se lâchant un peu les ballons, en se partageant un peu plus la balle. Tout simplement, je pense que tout le monde va step-up.
Au niveau basket, sur le terrain tu sens que l’intensité a monté d’un cran par rapport à la saison régulière ?
Oui. Mine de rien, en fait en saison régulière on joue tellement de fois des équipes différentes… Là, on a eu une semaine pour préparer le match. Donc tout est beaucoup plus précis, tout est beaucoup plus détaillé, et comme tu l’as dit l’intensité monte d’un cran. C’est ça qui est génial.
En tout cas, c’était ton tout premier match de playoffs, et en plus au Madison Square Garden. Est-ce qu’il y avait un peu de pression avant d’entrer ? Un peu de stress peut-être ?
Je ne dirais pas du stress, j’avais plutôt de l’excitation. Premier match de playoffs comme tu l’as dit, au Madison Score Garden… Franchement, c’est une sorte de rêve de gosse aussi hein. Donc on ne va pas se mentir, beaucoup beaucoup d’excitation. Hier soir, très dur d’aller se coucher (sourire), parce que c’est ce genre de soirs où tu te dis « Il faut que je me couche tôt pour être en forme”, mais au final tu es là, tu imagines le match pendant des heures et des heures… Donc voilà, beaucoup d’enthousiasme et d’excitation en tout cas.
C’est comment l’ambiance du Madison Square Garden en mode playoffs, quand tu es dans l’équipe adverse ? Quel est le ressenti que vous avez sur le terrain ?
Moi j’aime bien [sourire]. J’aime bien. Le public a un impact. J’ai toujours aimé ces ambiances, même quand on est de l’autre côté de l’équipe que les gens supportent. Voilà, j’ai joué en Europe, au Partizan, à l’Étoile Rouge, à Athènes, Istanbul… Ce sont des ambiances que j’ai gardé en tête, et que j’ai que j’ai surkiffé. Et voilà, pouvoir le vivre en NBA, aux États-Unis, dans un contexte encore plus gros, encore plus impactant en playoffs, c’est juste génial.
the city during the playoffs is different#AlwaysKnicks pic.twitter.com/aD1AP18vPL
— NEW YORK KNICKS (@nyknicks) April 19, 2026
Quand tu rentres, on sent qu’il y a un peu l’envie de marquer le match, tu vas tout de suite au panier, tu y retournes, tu prends des rebonds, tu tentes des choses quoi…
Comme j’ai dit, j’ai essayé d’apporter un plus, de pouvoir impacter le jeu. L’objectif était vraiment de pouvoir aider l’équipe avec mes armes. Maintenant, je pense que ça va être important de regarder un peu ce que j’ai bien fait, ce que je n’ai pas bien fait, pour pouvoirêtre présent au moment où on a besoin de moi, et répondre de la meilleure des manières.
Le coach, t’avais dit que tu allais rentrer sur ce match, tu le sentais venir ou pas ?
L’objectif c’est de rester prêt quoi qu’il arrive. Depuis le début d’année, c’est ce que j’essaie de faire. J’essaie de ne pas trop me poser 1001 questions, parce que sinon je ne m’en sortirai pas tout simplement. Ça fait partie du travail, d’être professionnel et de pouvoir répondre aux exigences peu importe le moment, peu importe la situation, et de faire son mieux possible.
Sur le plan personnel, comment as-tu vécu sur le plan mental cette fin de saison régulière où ton temps de jeu a décliné, où tu as eu ton premier DNP à 2-3 matchs de la fin…
C’est ce que je disais, ça fait partie des enjeux du haut niveau. Il ne faut pas se laisser abattre par ce genre de trucs qu’on ne peut pas contrôler. Après, vous vous doutez bien que ce n’est pas évident à gérer comme situation. Mais voilà, je reste là, je reste encore plus motivé j’ai envie de dire. Il faut que j’essaie de retourner ça à mon avantage. Mais évidemment que c’est dur, on ne va pas se mentir. Mais voilà, j’essaie d’en faire une force.
Depuis New-York,
Zaccharie Risacher missed back-to-back layups. 😬
(h/t @SMHighlights1)
— Hoop Central (@TheHoopCentral) April 18, 2026





























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