« Je dois tout au Mans » : retour ému mais amer pour Alexandre Ménard à Antarès
Betclic ELITE - Neuf ans après son départ, Alexandre Ménard a retrouvé le parquet d'Antarès pour un duel chargé d'émotions entre son équipe de Boulazac et le MSB. Malgré une résistance portée par un Hugo Robineau en feu, le technicien a dû s'incliner face à son club de cœur, à qui il a rendu un vibrant hommage après la rencontre.
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Figure du MSB pendant près de 20 ans, Alexandre Ménard a fait son retour à Antarès en tant que coach de Boulazac.
Crédit photo : Julie Dumélié
L’air manceau aura toujours un parfum particulier pour Alexandre Ménard. Celui des souvenirs accumulés pendant 19 saisons, et d’une belle page de sa vie construite au sein de l’institution sarthoise. Sous les projecteurs d’Antarès ce 22 mars 2026, la nostalgie a au moins temporairement laissé place à la réalité de la compétition, à l’occasion de la réception de Boulazac au Mans pour la 23e journée de Betclic ELITE.
Pour son premier retour officiel au Mans depuis 2017, le coach de Boulazac n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de renverser son ancien club. La performance XXL d’Hugo Robineau, qui signe son record en carrière avec 33 points et 7 passes, a bien failli offrir la victoire au promu. Mais celui-ci repart de Sarthe avec la frustration d’un score final défavorable (108-94), qui ne reflète pas totalement la physionomie du combat. Le BBD a crânement joué sa chance, menant la vie dure aux locaux pendant une grande partie de la soirée, avant de chuter face à un collectif particulièrement huilé.
En conférence de presse, Ménard n’a cependant pas masqué son attachement viscéral à cette ville et à ce club. « Je dois tout au Mans, c’est ma première maison, la première équipe qui m’a fait confiance en pro », a-t-il avoué, dans des propos rapportés par nos confrères du Maine Libre.
Souvenirs d’« une autre vie » au Mans
Ces 19 saisons passées dans la Sarthe ont laissé des traces indélébiles dans la vie de l’entraîneur, et de l’homme. « J’ai un fils qui est né ici, on a vécu dix ans ici en faisant la coupe d’Europe chaque année », a-t-il confié avec une pointe de mélancolie, évoquant une « autre vie » où les saisons comptaient double.
S’il a reconnu une forte émotion avant et après le match, il a rappelé avec franchise que ces liens profonds n’avaient en rien changé son approche de compétiteur pour la confrontation. « Pendant le match il n’y a pas de cadeau, on est adversaire bien sûr. » Même si le tableau d’affichage n’a pas consacré son retour, Alexandre Ménard quitte Antarès avec le souvenir d’un « super épisode » manceau, qui l’a fait « énormément grandir » avant qu’il n’ait déployé ses ailes dans d’autres cieux.























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