Après six défaites en six matchs, Julien Mahé quitte déjà les Belgian Lions

Après huit mois, Julien Mahé n’est plus le sélectionneur de la Belgique
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitC’est une page qui se tourne, rapidement et sans éclat. Julien Mahé ne sera plus le sélectionneur des Belgian Lions. La nouvelle est tombée lundi 13 juillet 2026, quelques jours après une nouvelle fenêtre internationale à deux défaites, qui a définitivement scellé l’élimination des Lions des qualifications pour la Coupe du monde 2027.
Une séparation d’un commun accord, empreinte de respect mutuel, mais qui soulève de vraies questions sur l’avenir du basket belge.
Basketball Belgium and coach Julien Mahé part ways by mutual agreement.
Full story via https://t.co/uLBW0oe9M6 pic.twitter.com/4udqh3Am0Y
— Belgian Lions (@belgianlions) July 13, 2026
Un départ contraint par les circonstances
La raison officielle du départ est claire : l’évolution du calendrier international a généré de nouvelles échéances que Mahé n’avait pas anticipées au moment de sa nomination. Face à des exigences de disponibilité accrues, il a estimé ne pas pouvoir s’investir pleinement, pris entre ses obligations professionnelles et personnelles. La Fédération lui avait proposé de poursuivre l’aventure, mais le technicien français a préféré tirer lui-même le frein.
Il assume sans détour l’échec sportif. « On m’a proposé le job avec un but : se qualifier pour la Coupe du monde, ce qui n’a jamais été fait. Le but n’est pas atteint. C’est ma responsabilité. On a perdu les matchs, c’est ma responsabilité. »
Pourtant, les conditions dans lesquelles Mahé a exercé étaient loin d’être idéales. Ses meilleurs joueurs ne sont jamais venus, à commencer par les deux pensionnaires NBA en juillet, ou Ismaël Bako.
Un bilan structurant, une colère rentrée
Malgré la brièveté de son mandat, Mahé laisse quelques fondations solides : des principes défensifs renforcés, plusieurs jeunes intégrés au groupe, et une cohésion interne saluée en coulisses. Insuffisant pour atteindre les objectifs, mais pas rien non plus.
Ce qui transparaît davantage dans ses dernières prises de parole, c’est une frustration profonde face aux absences à répétition. Il refuse de mettre en cause les joueurs présents : au contraire, il salue publiquement Manu Lecomte, Loïc Schwartz, Kevin Tumba, Andy Van Vliet et Retin Obasohan, « venu en boitant d’Espagne », mais il interpelle clairement la Fédération. « Entre les fenêtres, il y a un travail qui certainement doit évoluer pour qu’on puisse réussir à faire venir davantage de joueurs », dit-il, citant en exemple la Fédération française et sa politique de reconquête des expatriés au début des années 2000-2010.
« Je pense qu’il est quand même grand temps qu’on puisse présenter la meilleure équipe possible. C’est bien beau de dire qu’on veut venir, mais maintenant il faut le faire », ajoute-t-il, sans ambiguïté.
Manu Lecomte, lui, résume la situation avec lucidité : « C’est frustrant. Il y a énormément d’absences, ce n’est pas facile. C’est vraiment une toute nouvelle équipe. » Les Belgian Lions sont désormais en quête d’un nouveau sélectionneur, à un moment charnière pour le basket belge.
























Commentaires (3)