Le coach de Besiktas après la défaite face à Bourg : « Si tu ne peux pas gérer la pression, c’est que tu n’es pas fait pour ce métier ! »

Dusan Alimpijevic a promis à ses supporters de revenir à Istanbul pour un troisième match
Personne ne l’avait vu venir, mais tout le monde l’espérait. Ce mercredi 22 avril à Istanbul, le Besiktas Istanbul, grand favori de la finale de l’EuroCup et meilleure attaque du tournoi avec plus de 92 points de moyenne, a été tenu à 60 petites unités par une JL Bourg qui l’a emporté de douze points à l’Akatlar.
Une petite démonstration d’une équipe bressane disciplinée, physique et redoutablement organisée défensivement. À l’issue du match, Dušan Alimpijević a pris place en conférence de presse avec les mots d’un homme piqué au vif, mais pas abattu.
Avant d’évoquer ses propres manques, le technicien serbe a tenu à reconnaître les mérites de l’adversaire. « Félicitations à la JL Bourg, ils méritent cette victoire, ils étaient prêts et bien plus focus que nous sur certains détails », a-t-il déclaré. Car la réalité du match est implacable, la défense aindinoise a étouffé une équipe turque qui n’avait pas l’habitude d’être contenue à si peu. 60 points marqués dans sa propre salle, à 20 % de réussite derrière l’arc et seulement 50 % aux lancers francs, les chiffres racontent une soirée cauchemardesque.
Dusan Alimpijević a pointé sans détour la source du problème.« Le problème n’est pas tant en défense puisqu’ils sont en dessous des 70 points avant la dernière minute. Le problème, c’est offensivement. Marquer que 60 points à la maison, à 20 % à 3 pts, c’est que quelque chose n’allait pas en attaque », a-t-il analysé. Jonah Mathews l’ancien villeurbannais, l’une des pièces maîtresses du dispositif stambouliote, a tout particulièrement incarné cette maladresse collective avec seulement 4 tirs réussis sur 17 tentés (23 %). Une performance qui n’a pas échappé au coach, qui a également regretté le timing de la réaction de ses joueurs :« On a commencé à jouer les cinq dernières minutes, mais c’était trop tard. On aurait dû jouer comme ça depuis le début. »
« Fuck that » :
Alimpijević ne veut pas entendre parler de pression
Interrogé sur le poids d’être favoris à domicile, le coach de Beşiktaş a balayé la question d’une formule aussi directe que cinglante :« On est en finale, bien sûr que tu vas avoir de la pression. Fuck that ! (Je m’en fous, ndlr) Si tu ne peux pas la gérer, c’est que tu n’es pas fait pour ce métier »Puis, pour lever tout doute sur sa lecture de la situation, il a quand même tenu à rappeler que ses joueurs restaient favoris et prêts pour le prochain match.
« Mais mes joueurs étaient prêts. Ce n’est pas la pression. On est la même équipe qui a dominé la demi-finale en deux matchs et qui partage la première place avec le Fenerbahçe (en BSL). On est la même équipe qui a terminé première d’EuroCup. Mais les finales, c’est quelque chose de différent. C’est une nouvelle compétition. »
Besiktas coach Dusan Alimpijevic after Game 1 loss:
"If you can't handle this pressure then you're not for this job.
So… F-ck that.
But my players are ready. This is the same team that dominated the semifinals and shares 1st place in BSL.
BUT: Finals are something else…" pic.twitter.com/psawG272b4
— Eurohoops (@Eurohoopsnet) April 22, 2026
Un message clair avec une défaite déjà analysée et pas de quoi dramatiser. La hiérarchie sportive, selon lui, n’a pas changé. Dans le naufrage collectif turc, Ante Zizic (2,10 m, 29 ans) a été l’un des rares à s’en sortir avec les honneurs : 13 points et 8 rebonds pour le pivot croate. Ismaël Kamagate, toujours blessé jusqu’à la fin de la saison avait un profil athlétique qui aurait pu perturber les intérieurs bressans, malheureusement il ne sera plus d’aucun secours cette saison.
Alimpijević a confirmé l’absence du pivot franco-ivoirien pour le reste de la campagne :« La saison est finie pour lui. On doit vivre sans lui. Les joueurs qui sont prêts à jouer sont les plus importants. On ne se plaint pas et on ne pleure pas. On a assez de joueurs pour ces finales. »
Rendez-vous mardi à Ékinox
Le message aux supporters, lui, était plus doux. « Grand merci à nos fans, qui ont encore une fois créé une grande atmosphère dans cette salle », a glissé le coach avant de promettre : « Je promets à nos fans qu’on fera tout pour revenir pour le match 3. »
Pour y parvenir, Beşiktaş devra montrer un tout autre visage à Bourg-en-Bresse mardi soir. Sur le fond, Alimpijević sait ce qui doit changer : « On pourra tout faire mieux, à commencer par être plus physique. On était trop soft. On doit être plus agressif en attaque, que l’on marque ou que l’on rate c’est un autre problème. C’est l’approche, le plus important. » Le match 2 des finales aura lieu mardi 28 avril à Ekinox. Les Bressans auront une balle de titre à domicile !






















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