Recherche
Logo Bebasket
Recherche
Logo Bebasket
  • À la une
  • Mon actu
  • Matchs
  • Frenchies
  • Pro Basketball Manager
  • Mes joueurs
  • Scouting
  • Records
  • Équipe de France
  • Interviews
  • CONTACTEZ-NOUS

Nathan Soliman (Nantes) dévoile sa feuille de route : « J’ai envie de passer en Betclic ÉLITE avant d’aller en NBA »

ELITE 2 - Considéré comme le plus gros potentiel actuel du basket français à seulement 16 ans, Nathan Soliman franchit un nouveau palier dans sa jeune carrière en rejoignant Nantes, pour parfaire ses armes dans sa région natale. Le jeune prodige évoque pour BeBasket sa progression, mais aussi ses ambitions et objectifs de club et en sélection.
Nathan Soliman (Nantes) dévoile sa feuille de route : « J’ai envie de passer en Betclic ÉLITE avant d’aller en NBA »

Nathan Soliman s’est engagé avec Nantes pendant la trêve internationale

Crédit photo : Alison Frette / Nantes Basket Hermine

Considéré comme l’un des plus grands espoirs du basketball français, si ce n’est le plus grand depuis Victor WembanyamaNathan Soliman (2,01 m, 16 ans) a choisi il y a quelques semaines de lancer sa carrière professionnelle en ELITE 2 avec le Nantes Basket Hermine, club de ses débuts, après un an et demi de « domination » en NM1 avec le Pôle France.

Un retour aux sources stratégique pour s’aguerrir dans un championnat exigeant avant de viser, à terme, le plus haut niveau européen et international. Et de retrouver les équipes de France jeunes dès l’été prochain, sous la houlette d’un certain Tony Parker. D’une aisance désarçonnante devant les médias, le jeune ailier a évoqué pour BeBasket ces derniers choix et prochaines échéances.

 

BeBasket : Nathan, avec Aaron Towo-Nansi, vous allez être dans quelques semaines, les deux seuls joueurs nés en 2009 à évoluer régulièrement chez les professionnels en Europe. Qu’est-ce que cela provoque chez vous que de savoir cela ?

Nathan Soliman : Franchement ? (large sourire) Je suis content ! C’est un plaisir de jouer en professionnel et d’avoir rejoint Nantes. Et franchement, je trouve que ce n’est pas démérité. Aaron est super fort, il mérite d’être là où il joue. De mon côté, j’ai montré en NM1 que j’étais capable de dominer, donc je suis passé logiquement en Pro B pour ne pas brûler les étapes. J’espère que ça va tout aussi bien se passer.

Le choix de rejoindre Nantes résonne avec vos origines. Mais pourquoi avoir fait le choix d’y retourner maintenant, et plus largement celui de rester en France ?

Rester en France ou non n’a jamais vraiment été une question, en vérité. Je me suis toujours tourné naturellement vers la France, car j’estime que la formation y est très bonne. Actuellement, je n’ai pas besoin d’aller ailleurs. Je suis parti en Pro B car je ne voulais pas brûler les étapes. Je me suis dit que j’avais encore du temps, donc j’y vais « step by step ».

Puis Nantes s’est présenté au moment où je voulais sortir de l’INSEP. Le projet était super bon : un bon coach, une équipe très jeune et je connais très bien l’environnement. J’ai ma famille et mes amis proches là-bas, et je connais déjà quelques gars de l’équipe. Tout était aligné.

Nantes comme prochain palier

Justement, parlez-nous de ce début de saison assez fou sur le plan statistique en NM1, où vous signiez l’une des trois meilleures évaluations moyennes de la division, face à des joueurs qui ont parfois deux fois votre âge voire plus !

J’avais l’avantage d’être déjà passé par la NM1 un petit peu avant avec une saison complète et une demi-saison avec Lamine Kébé comme coach, dans l’équipe de Nolan Traoré et Talis [Soulhac]. Ce n’était donc pas un niveau inconnu. Naturellement, je me suis adapté, j’ai pris physiquement et avec la maturité, cela m’a permis de développer mon jeu à un niveau où je pouvais être performant.

Place désormais au chapitre nantais, qui commence officiellement avec un derby contre Quimper (vendredi 6 mars). Qu’est-ce que cela représente pour vous de commencer par une telle affiche ?

(Ses yeux pétillent) C’est beaucoup d’émotions ! Je suis Nantais, j’ai joué à Nantes, donc revenir à la source pour un premier match derby, ça me fait vraiment plaisir. Je sais que la salle sera remplie, et j’ai énormément d’amis qui viennent voir le match parce que c’est à Nantes. C’est un accomplissement qui marque le début de ma vraie carrière professionnelle. Le faire dans ce cadre, avec ce club, c’est quelque chose que j’apprécie énormément.

Williams Soliman a joué à Nantes entre 2012 et 2014, quand son fils avait moins de 5 ans (photo : Loïc Favard)

Votre père [Williams Soliman] a joué à l’Hermine avant de finir sa carrière. C’est une salle que vous fréquentiez petit ?

Oui ! j’ai été voir quelques matchs et j’y allais régulièrement en étant au pôle espoir. Ce sont des matchs que j’ai déjà vus, et maintenant, être sur le terrain, c’est exceptionnel.

Vous avez déjà joué un match amical avec le NBH [Contre Aurore Vitré, 21 d’éval, ndlr]. Comment vous sentez-vous au sein du groupe ?

Super bien, mieux que ce que je pensais. On m’avait dit que c’était un super groupe, jeune et cool, mais c’est encore mieux en vrai. Je me suis intégré super vite, mes coéquipiers sont géniaux et le courant passe très bien avec le coach, j’adhère à sa philosophie. Ils m’ont fait confiance et ça s’est traduit par un plutôt bon premier match oui !

« Le jeu EuroLeague est plus beau que la NBA »

Le coach Rémy Valin vous a-t-il présenté un rôle spécifique lors de votre venue ?

Pas un rôle particulier. Il m’a dit qu’en tant que joueur polyvalent, il voulait que je me développe partout : sur les postes 4, 3 et même 2. Il m’a dit de jouer mon jeu, qu’il m’en savait capable et qu’il m’attendait à tous les tournants. Personnellement, je me vois comme un ailier de prédilection, mais je peux jouer un peu partout. À l’INSEP, j’ai joué des postes 1 à 5. Ce sera probablement plus le cas en Pro B, mais je me définis comme un joueur intelligent et un facilitateur de jeu.

Nathan Soliman est déjà à pied d’œuvre avec Nantes (photo : Alison Frette / NBH)

Quelles sont vos perspectives et envies pour la suite de votre progression ?

Je ne me ferme aucune porte. La Betclic ÉLITE est très intéressante, j’ai envie d’y passer avant d’aller en NBA. On va voir comment ça se passe ; mon contrat à Nantes court jusqu’en juin. Si c’est concluant, je passerai en Betclic ÉLITE, et si l’on sent qu’il y a besoin d’une saison de plus, je resterai peut-être. Mais à terme, l’objectif est clairement la NBA. C’est là-bas qu’il y a les meilleurs joueurs du monde. Je suis un compétiteur, donc j’ai envie d’affronter les meilleurs. Après, je trouve que le jeu d’EuroLeague est plus beau et plus « propre » que le jeu NBA, mais à choisir, je partirais quand même en NBA.

Le sélectionneur Tony Parker « veut taper les Américains »

En plus du club, il y a aussi l’échéance de l’équipe de France cet été, avec Aaron comme coéquipier et Tony Parker à la tête de la sélection. Comment appréhendez-vous ce rendez-vous d’un nouveau cycle, après la déception de l’été dernier ?

J’ai envie de prendre ma revanche parce que la dernière Coupe du Monde ne s’était pas bien passée. C’est au même endroit, au même moment. Concernant le coach, j’ai été très surpris quand j’ai su que Tony Parker était annoncé. C’est une super opportunité d’être coaché par un joueur et un leader exceptionnel.

On a déjà pu échanger un peu, il est venu à l’INSEP discuter avec les coachs. On sent une mentalité américaine, il veut taper les Américains. Les ambitions sont très élevées d’entrée. Lesquelles ? C’est gagner, rien d’autre.

Commentaires


Veuillez vous connecter afin de pouvoir commenter ou aimer
Connexion
Image Arthur Puybertier
Arthur Puybertier est le journaliste rookie de BeBasket. Il suit de près l’actualité du basket, de la Nationale 1 jusqu'à la NCAA, NBA et WNBA ! Il analyse le jeu et les transferts avec une solide culture sportive et un regard éclairé sur les enjeux du sport. Cette saison, il couvrira également l'Euroleague et la Betclic ELITE depuis l'Adidas Arena et le Palais des Sports Maurice Thorez, pour vous faire vivre l'actualité au plus près.