« Personne ne fait de transition pour faire du sport à haut niveau » : Julie Tetart prend la parole face aux critiques sur ses performances historiques avec Monaco

Julie Tetart, basketteuse transgenre, fait l’objet de nombreuses critiques.
Meilleure marqueuse et rebondeuse de moyenne en LF2 avec 22 points et 20 rebonds de moyenne, Julie Tetart (1,90 m, 33 ans) domine la deuxième division féminine française. Alors qu’elle vient de marquer les esprits en s’emparant magistralement du record de rebonds du championnat, l’intérieure, née homme, a pris la parole chez nos confrères de France TV.
Face aux critiques remettant en question sa place en LFB, la joueuse de 33 ans a replacé le débat à son endroit. Le bonheur personnel de chacun, en tant qu’être humain.
« Si je n’avais pas fait de transition, je ne serais plus là »
Cinq ans après avoir décidé de procéder à un transition de genre, Julie Tetart s’estime enfin « en paix avec [elle]-même, ce qui n’était pas le cas cinq ans en arrière ». Elle estime d’ailleurs que ce processus lui a sauvé la vie. « Je suis hyper heureuse. Si je n’avais pas fait ma transition, je ne serais clairement plus là. Je n’aurais plus le courage de faire semblant. »
Alors qu’elle poursuit un peu plus chaque jour sa transition en avalant des comprimés d’hormones féminines, pour faire baisser son taux de testostérone, Julie Tetart s’épanouit aussi sur les parquets de LF2 avec Monaco, où ses coéquipières la considèrent « à part entière, sans se poser de questions sur des choix de vie ».
« Prendre le risque de faire une transition
pour une carrière professionnelle, le pari est trop gros. »
Si, factuellement, elle a accédé à une promotion sportive, passant de Régionale 1 masculine avant sa transition à Ligue 2 Féminine après sa transition, Julie Tetart souligne la portée humaine de sa démarche. « Être heureuse » supplante la performance. Rationnelle, elle explique : « Personne ne fait de transition pour faire du sport à haut niveau. Ca te tue le corps à petit feu », tient-elle à rappeler, en faisant allusion aux démarches médicales auxquelles elle doit se soumettre quotidiennement. « Prendre le risque de faire une transition pour ça [une carrière professionnelle, ndlr.], le pari est trop gros. »
Face à la montée des critiques et interrogations, la Fédération a rappelé les règles actuelles, claires. Le règlement fédéral se base sur le genre mentionné sur la carte d’identité. Le sujet est étudié par les services médicaux, juridiques et éthiques de la FFBB, sans décision attendue en cours de saison.
























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