Victor Wembanyama a-t-il raté ses premières finales NBA ?

Victor Wembanyama a montré quelques limites lors des finales NBA, perdues par les Spurs face aux Knicks.
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À partir de 5€Essai gratuitA force de mettre la barre trop haut trop vite, certains champions sont parfois pris à leur propre jeu. Brillant depuis ses débuts en NBA voilà 3 ans, Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) n’a eu de cesse de progresser pour s’affirmer comme l’un des tous meilleurs joueurs de la ligue. Pour sa toute première campagne de playoffs, l’alien s’est ainsi montré capable de porter les Spurs au titre de champion de la conférence Ouest et de faire trembler toute la ligue. Au point de susciter d’immenses attentes sur ces finales NBA 2026, qu’il abordait de plus, avec le statut de favori. Wemby n’y a hélas pas tout à fait répondu.
130 points.
56 rebounds.
18 blocks.In his first NBA Finals appearance, Wemby joins Kareem (1980) as the ONLY players since 1974 to reach these totals over a 5-game span in a Finals series! pic.twitter.com/BycWXNo7EB
— NBA (@NBA) June 15, 2026
Les productions du 1st pick de la Draft NBA 2023 sont pourtant flatteuses. Avec 26,0 points, 11,2 rebonds et 2,6 assists de moyenne en 5 matchs sur ces Finals, Victor Wembanyama n’a pas démérité. Loin de là. Mais le rookie de l’année 2024 a montré certaines limites sur la dernière marche.
Des hauts… mais trop de bas
Le principal souci de Victor Wembanyama aura de toute évidence été l’irrégularité. Un défaut parfaitement illustré sur le match 5, que le Français a démarré tambour battant avant de disparaître petit à petit. Auteur de 6 points à 50%, 4 rebonds et 3 contres sur ses 6 premières minutes de jeu, l’ancien de l’ASVEL a flanché par la suite, avec un dernier acte conclu avec 3 unités, 2 prises et aucun contre en 11 minutes sur le parquet. Le tout à 20% seulement au tir.
Un scenario finalement semblable à celui du match précédent, où Victor Wembanyama inscrivait 16 points à 6 sur 11 avant la pause, avant de couler à pic au retour des vestiaires avec 8 unités seulement et, surtout, un terrible 3 sur 14 au shoot. Deux baisses de régime synonymes de défaites pour des Spurs incapables tout au long de la série de conserver leur avance.
L’inconstance de Victor Wembanyama se se retrouve d’ailleurs plus globalement dans ces finales. Solide lors du Game 2 malgré ses bévues du money time, excellent de justesse et de précision au match suivant avec 32 points à 11 sur 18 pour mener les San Antonio Spurs à la victoire au game 3, le natif du Chesnay est apparu en difficulté sur les trois autres rencontres. Trois défaites texanes et autant de matchs terminés à 33,8% au tir, soit une adresse indigne du talent du bonhomme, et, surtout, d’un joueur aussi grand par la taille.
Ce manque d’efficacité (42,3% au global, 27,3% à 3 points sur la série) constitue d’ailleurs une autre limite observée durant ces finales NBA. Victor Wembanyama s’est régulièrement retrouvé à forcer des tirs, quitte parfois à aller contre le sens du jeu dans des initiatives très personnelles, à l’image de son airball derrière l’arc à la fin du match 4.
Des choix discutables
Au lieu de chercher à pilonner sous le cercle grâce à sa technique et à ses mensurations, pour s’offrir des points « faciles » ou des lancers, l’ancien de la JSF Nanterre s’est parfois perdu dans du tir extérieur. Wemby a trop souvent accepté aussi de se voir repoussé par ses vis à vis, comme ce fut le cas sur son ultime shoot du match 2.
Un tir à 4 mètres, certes propre, que le frenchy a manqué peu avant la sirène pour permettre aux Knicks de repartir avec la victoire. Face à un Mitchell Robinson plus costaud mais moins mobile, Victor Wembanyama aurait eu tout loisir d’aller agresser le panier pour se donner davantage de chances de ramener les Spurs dans le match, quitte à passer sur la ligne des lancers pour cela.
Victor Wembanyama just choked away Game 2 of the Finals. Damn. pic.twitter.com/g9YoOh4cj8
— Legion Hoops (@LegionHoops) June 6, 2026
Le pivot des Bleus a préféré opter pour un tir qu’il ne maîtrise pas encore pleinement au lieu de maximiser ses chances de se voir égaliser alors que NY menait 105-104. Une décision aux antipodes du plan de jeu texan priorisant l’attaque de cercle, tel que décrit par l’intéressé en conférence de presse durant ces finales NBA, et alors que San Antonio n’avait besoin que d’un petit point pour ne pas subir une seconde défaite de rang.
L’absence de « Go to Move »
Ce qui nous amène au dernier point. Si Tim Duncan pouvait se reposer sur son « bank shot » (tir avec la planche), Michael Jordan sur son « fade-away » (tir à reculons) ou Tony Parker sur son « tear drop » (floater déclenché avec une impulsion à deux pieds), Victor Wembanyama, lui, n’a pas encore développé de « go-to-move » à ce stade de sa carrière. Une botte secrète susceptible de contrer n’importe quelle défense, aussi performante soit-elle, pour sortir San Antonio de l’ornière, stopper un run adverse ou emporter la décision dans le money time.
Capable de tout faire plus ou moins bien en attaque sans toutefois exceller dans un registre particulier (48,4% au global en carrière, 34,2% derrière l’arc), le défenseur de l’année en titre va devoir se doter d’une arme fatale pour continuer son ascension en NBA. Aperçu aux côtés d’Hakeem Olajuwon l’été dernier pour travailler son footwork, Victor Wembanyama serait bien inspiré d’ajouter à sa panoplie le « dream shake » de l’icône des Rockets. Ou tout autre move capable de lui offrir un refuge les soirs sans.
Victor Wembanyama working out with Hakeem Olajuwon
One of the best of the time teaching one of the best prospects of all time pic.twitter.com/oisupkxxpu
— Hoop Herald (@TheHoopHerald) May 25, 2026
Pour toutes ces raisons mais aussi du fait des ressources mentales colossales des Knicks sur la série, Victor Wembanyama n’est pas parvenu à offrir aux Spurs le 6e titre de champion NBA de leur histoire. Malmené par une défense rompue aux joutes des playoffs, le médaillé d’argent aux jeux de Paris a connu son premier échec dans la grande ligue. De ceux qui vous permettent de mieux grandir pour revenir plus fort encore, à l’image d’un LeBron James (2,03 m, 41 ans) terrassé par deux fois en finale avant de s’offrir une première bague à presque 28 ans sous le maillot du Heat. Une donnée qui laisse à la superstar des Spurs et ses 22 printemps, un maximum d’espoir en l’avenir.























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