
L’affluence au Prado n’a cessé de baisser depuis la pandémie de la COVID.
Dauphin de Basket Landes en Boulangère Wonderligue, Bourges continue année après année de figurer dans les sommets du championnat de France, en parallèle de ses participations à l’EuroLeague Féminine. Cette consistance dans l’excellence se fait toutefois dans un écrin du Prado qui peine à faire le plein, comme l’évoquent les dirigeants berruyers chez nos confrères du Berry Républicain.
En effet, le club berruyer se confronte encore aujourd’hui aux conséquences de la COVID, et du confinement qui en découlait. La fréquentation de ses gradins a baissé cette saison : en moyenne 600 personnes de moins se rendent au Prado cette année par rapport à l’année dernière. L’accumulation des matchs rend cette désertion encore plus pesante : « Globalement, on a perdu près de 15.000 personnes, ce qui est colossal », déplore le directeur général Valentin Cavelier chez nos confrères. Ce chiffre n’altère en rien sa position de place forte du basket féminin français : 3173 personnes se sont rendus à la salle en moyenne lors des neuf premiers matchs à domicile, contre moins de 2000 sur l’ensemble des salles de LBWL.
Mais alors comment faire face à cette fuite très localisée ? Pour Valentin Cavelier, la réponse est claire : « se remettre en cause, tout le temps ». Car le supportérisme ne se vit plus nécessairement dans sa forme la plus ancestrale, celle du rendez-vous au stade. Les réseaux sociaux et pandémie ont eu leur effet, mais aussi la fin d’une ère doréé et adorée : celle des Sarah Michel-Boury ou encore Pauline Astier. Sans figures de proue clairement identifiées, Bourges « veut sortir du Prado » pour ramener du monde.
Les 18 et 25 février prochains, découvrez le Prado comme vous ne l’avez jamais vu ! 😎
➡️ 1 visiteur = 1 place offerte pour le prochain match du TBB !
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— Tango Bourges Basket (@BourgesBasket) February 9, 2026
Dans l’optique de rassembler autour de son équipe, le club a investi différentes factions de la vie berruyère. Salon de l’Habitat, public étudiant, sponsoring : tout est bon pour tenter d’intéresser au TBB. Le Tango peut également s’appuyer sur une riche et glorieuse histoire, pour faire découvrir ou refamiliariser le public avec son équipe. Dans ce sens, deux visites « Dans les coulisses du Prado » ont été prévus les 18 et 25 février, pour se glisser « Dans les pas des légendes du TBB ».
Les prochains mois, et la saison prochaine, indiqueront si les efforts consentis pour se faire une place dans la multitude d’offres de la région paieront et se pérenniseront. En tout cas : Bourges est un club bouge.

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