Aaron Towo-Nansi : « Si on veut une médaille, il va falloir défendre 40 minutes comme ça »

Aaron Towo-Nansi a pu rentrer dans sa Coupe du monde ce dimanche
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Après une entrée en matière compliquée contre les États-Unis, Aaron Towo-Nansi (1,76 m, 17 ans) a retrouvé son impact lors de la victoire de l’équipe de France U17 face à l’Italie (88-68). Malgré une adresse encore en berne (9 points à 2/10 aux tirs), le meneur rennais a pesé par son activité défensive (7 rebonds, 4 interceptions) avant d’évoquer la réaction collective des Bleuets et les conseils de Tony Parker.
Aaron, après la défaite contre les États-Unis et un nouveau début de match compliqué, vous avez le sentiment que l’équipe est enfin entrée dans sa Coupe du monde ?
Oui, c’est sûr. Là, on est vraiment rentrés dans la compétition. Hier (samedi), on a vécu un match très difficile. Aujourd’hui encore, on a eu un trou dans le premier quart-temps, mais on a réussi à réagir dès le deuxième grâce à notre agressivité défensive. C’est notre identité. On a mis des tirs à certains moments, mais surtout, on a repris le contrôle du match.
À titre personnel, j’ai aussi essayé de mieux gérer l’équipe, de savoir quand c’était à moi de tirer et quand ce n’était pas le moment. C’est quelque chose que je dois réussir sur tout un match, pas seulement dans le dernier quart-temps.
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Le doute était-il présent après la défaite contre Team USA ?
Je ne parlerais pas vraiment de doute, plutôt de réflexion. On ne doutait pas de nos capacités. On cherchait surtout à comprendre comment passer ce cap. Et on a vu que ça passait par l’agressivité défensive. Maintenant, on sait que si on veut gagner et aller chercher une médaille, il faudra défendre avec cette intensité pendant 40 minutes.

Votre adresse n’était toujours pas au rendez-vous, mais vous avez retrouvé votre influence grâce à la défense. C’était votre priorité ?
Oui, bien sûr. Ma priorité, c’est d’abord de me mettre au service du collectif. Je sais que j’ai des créateurs autour de moi, comme Madou Fall. Je peux leur laisser la balle, faire jouer mes coéquipiers. C’est mon rôle de meneur. Ensuite, quand il faudra prendre mes responsabilités, je les prendrai. Mais faire briller les autres reste le plus important.
Tony Parker est un ancien meneur. Quels conseils vous a-t-il donnés après votre premier match compliqué ?
On a une très grande confiance l’un envers l’autre. Ce matin, il est venu me voir en me disant que ce qui était bien avec le match d’hier, c’est qu’on ne pouvait pas faire pire. On ne pouvait que faire mieux à condition d’apprendre de nos erreurs. Il m’a surtout demandé de me mettre d’abord au service du collectif. Les ballons reviendraient ensuite naturellement. J’ai suivi ses conseils.
Le prochain rendez-vous sera contre le Japon. Un match à ne pas prendre à la légère ?
Non, pas du tout. On sait que ce type d’équipe peut poser des problèmes. Le but, c’est de les respecter tout en continuant à progresser pendant le tournoi. Ces matches de poule servent aussi à ça. On veut continuer à avancer et ça passera par une bonne prestation contre le Japon.
Un mot sur Nathan Soliman, qui n’a pas pu beaucoup de tirer en début de rencontre, mais qui a finalement été auteur de 23 points aujourd’hui ?
Pour moi, c’est le joueur le plus dominant, le meilleur joueur du tournoi. Les défenses cherchent forcément à le fermer, mais il est tellement polyvalent qu’il trouve toujours une solution. Il peut attaquer le cercle, tirer, jouer au poste… Nous, on essaie de le trouver le plus possible. Et quand il est pris, on sait qu’on pourra le retrouver un peu plus tard dans l’action. C’est un joueur très intelligent, donc on ne s’inquiète pas pour lui. On va continuer à le servir au maximum parce que c’est notre meilleur joueur.
























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