Boulazac : Le retour au complet n’aura duré que 23 minutes

Cyrille Eliezer-Vanerot a quitté le match face à Nanterre en boitant
C’est un paradoxe cruel pour le Boulazac Basket Dordogne. Alors que le club périgourdin se réjouissait d’aligner, pour la première fois de la saison, un effectif de dix joueurs professionnels face à Nanterre ce week-end, l’embellie a été de très courte durée. Il n’aura fallu que 23 minutes pour que l’infirmerie ne se rappelle au bon souvenir du BBD, assombrissant une soirée déjà marquée par la défaite (84-95).
Un espoir de courte durée
Sur la feuille de match, tous les voyants étaient au vert. Pour la première fois depuis l’ouverture du championnat, l’entraîneur Alexandre Ménard disposait de toutes ses forces vives sur le terrain. Mais le destin a basculé durant le troisième quart-temps lorsque Cyrille Eliezer-Vanerot (2,03 m, 29 ans) a été contraint de quitter le parquet.
L’intérieur, dont l’impact physique est précieux dans la rotation, est sorti en « boitant bas », incapable de reprendre sa place. Avant ce coup d’arrêt, il avait apporté 3 points et 2 rebonds en 11 minutes de jeu (3 d’évaluation), restant dans ses standards d’une saison où il tourne à 4,5 points et 3 rebonds pour 6,1 d’évaluation en 18 minutes par match.
« J’ai peur que ce soit sérieux »
Au-delà du résultat sportif, c’est la santé de l’ailier-fort qui inquiète le staff. Les souvenirs des blessures passées ont rapidement refait surface au Palio. Samedi soir, le technicien périgourdin ne cachait pas son anxiété :
« J’ai peur que ce soit sérieux », confiait-il, la mine sombre dans les colonnes de la Dordogne Libre, sans pouvoir encore établir de diagnostic définitif.
Si la gravité de la blessure venait à se confirmer, elle briserait net l’équilibre que le club tentait de construire avec un groupe enfin au complet.
Le marché mondial comme solution de secours
Si le diagnostic médical impose un arrêt prolongé, le BBD ne restera pas les bras croisés. Administrativement, le club dispose de cartes en main pour réagir. Avec seulement cinq joueurs non formés localement (sur six autorisés): deux Bosman / Cotonou (Amit Ebo et Ousman Krubally) et trois extracommunautaires (Tony Snell, Angelo Warner et K.J. Williams sur quatre possibles), Boulazac a la possibilité de scruter l’ensemble du marché mondial pour trouver un pigiste médical de toute nationalité.
La quête de stabilité semble être un défi permanent cette saison pour le BBD, qui pourrait bien devoir repartir à la recherche d’un renfort avant même d’avoir pu profiter de son effectif au complet sur un match entier.
12e au classement et sur une série de 4 défaites de rang, le BBD se déplacera à l’Adidas Arena pour défier Paris le 1er février prochain.

























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