Pas de remplaçant pour Jacob Grandison à Boulazac

Jacob Grandison n’aura joué qu’un match avec Boulazac
Le feuilleton Jacob Grandison (1,98 m, 27 ans) est définitivement clos à Boulazac. Séparé à l’amiable de l’ailier américano-finlandais après la décision de l’Agence mondiale antidopage, le Boulazac Basket Dordogne a choisi de ne pas recruter pour compenser ce départ. Une option dictée autant par les contraintes économiques que par une certaine cohérence sportive, à l’heure où le BBD s’apprête à défier l’ASVEL ce mardi soir.
Une séparation devenue inévitable
La suspension de Jacob Grandison, dont la durée reste inconnue, a précipité la décision. Après plusieurs mois d’attente et de soutien total apporté au joueur, le club périgourdin et l’ailier finlandais ont trouvé un accord pour mettre fin à leur collaboration.
« C’est un crève-cœur. C’était vraiment la dernière pièce du puzzle qui collait parfaitement au groupe, tant sur un plan basket que sur un plan humain », confie Alexandre Ménard, dans des propos rapportés par Sud-Ouest.
Le technicien rappelle l’investissement consenti par le BBD pendant toute la période d’incertitude : salaire maintenu, logement, véhicule, et un suivi quotidien pour permettre au joueur de rester en condition. « On a remué ciel et terre en passant par la fédération et la ligue. On a tout tenté jusqu’au bout », ajoute-t-il.
Pas de recrutement, un choix assumé
La question d’un remplaçant s’est naturellement posée. Mais la réponse est claire : il n’y en aura pas. « On n’a ni les moyens, ni les compétitions qui vont avec », tranche Alexandre Ménard. Contrairement à la saison précédente en Pro B, le calendrier allégé de Betclic ELITE et l’élimination rapide en Coupe de France ne justifient pas l’arrivée d’un onzième joueur professionnel.
Le club s’appuiera donc sur la polyvalence de son effectif actuel. « Tony Snell peut remplir ce rôle à merveille au poste 3, voire en intérieur en dépannage », précise le coach, tout en rappelant que la prolongation d’Antoine Eïto jusqu’à la fin de saison a également pesé dans la balance.
Boulazac veut regarder devant
Malgré ce coup dur, le BBD entend avancer. « On a gagné des matches sans lui », rappelle Alexandre Ménard, avec quatre succès glanés en treize rencontres sans Grandison. L’objectif reste inchangé : assurer le maintien.
Dès ce mardi, Boulazac tentera de créer la surprise sur le parquet de l’ASVEL, dans un contexte particulier pour le club villeurbannais qui ont perdu après double-prolongation dimanche face à Paris. Un déplacement périlleux, mais que les Périgourdins abordent sans se chercher d’excuse, convaincus de pouvoir exister avec leurs forces actuelles.























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