ITW Oscar Wembanyama : « Plus que mon nom de famille, je veux que les gens retiennent mon style de jeu ! »

Oscar Wembanyama est en plein développement avec Strasbourg
Petit frère d’Eve et Victor, Oscar Wembanyama (2,03 m, 18 ans) se fait à son tour un prénom dans le basket français, en alternant les performances éclatantes en Espoirs ELITE et les apparitions sporadiques au niveau professionnel avec la SIG Strasbourg, un peu plus de cinq ans après avoir lâché le handball pour la balle orange.
Tout juste majeur, l’ancien joueur de l’ASVEL et Nanterre se détache petit à petit de l’étiquette familiale « qui [le] suivra malgré [lui] » pour se montrer, et être distingué d’une participation au Young Star Game LNB. Il revient pour BeBasket sur sa progression, et son héritage familial.
BeBasket : Vous signez une première partie de saison convaincante sur le plan statistique comme en terme de progression. Comment vivez-vous ces étapes franchies petit à petit, avec des premières responsabilisations en professionnel ?
Oscar Wembanyama : Je garde la tête sur les épaules, et je rêve toujours de faire plus. J’ai toujours pour ambition de faire mieux que ce que je fais déjà. Donc voilà, je suis content de moi et d’avoir été sélectionné pour mes performances. Après, la deuxième partie de saison est la plus importante, donc j’ai envie de taffer encore plus ! (sourire)
« Si je ne me donne pas tous les jours, je me fais ‘défoncer' »
Vos entrées avec les professionnels se font plus régulières au fil des semaines, sous les ordres de Jānis Gailītis. Quel est son rôle auprès de vous et dans votre apprentissage au quotidien ?
Il a été cartes sur table avec moi. Je suis jeune alors si je ne me donne pas à fond, il n’y a aucune chance qu’il me mette sur le terrain. Si je ne me donne pas tous les jours, je me fais « défoncer ». Il m’a expliqué que je ne peux pas prendre exemple sur les pros qui ont 5 ou 10 ans de carrière, car leur standard est beaucoup plus haut : même quand ils ne sont pas concentrés, ils ne font pas les mêmes erreurs que moi. Moi, je dois toujours être à fond pour masquer mes erreurs de manque d’expérience. C’est surtout sur le mindset qu’il m’a appris des choses : être toujours focus à 100%, intense, et apporter de l’énergie pour performer.

Vous parlez justement du fait d’être sélectionné pour vos performances, et non pour votre nom qui résonne désormais dans le basket français. Est-ce facile de performer avec ces paramètres ?
Ça va me suivre malgré moi. C’est quelque chose dont je suis conscient, mais pour moi, c’est clairement quelque chose que je mets de côté. Même si ça peut être vu comme un poids ou comme un tremplin — parce que forcément j’ai plus de visibilité, et tout le monde sait un peu qui je suis — ce n’est pas facile. Je ne sais pas comment les autres le vivraient à ma place, mais je fais avec et je n’y pense vraiment pas du tout. Ce n’est pas quelque chose qui me met la pression. Je ne me dis pas que je vais salir mon nom si je fais de mauvaises performances.
« Je représente bien le basket moderne »
Vous vous inscrivez dans l’optique de vous faire un prénom plutôt qu’un nom finalement…
Oui, exactement ! Et même plus : j’ai envie que les gens retiennent mon visage. Ni mon nom ni mon prénom, mais qu’ils retiennent mon style de jeu.
Oscar Wembanyama, le petit frère de Victor, va participer au Young Star Game le 4 mars, un match d’exhibition réunissant les meilleurs espoirs du basket français.
« C’est énormément de fierté », m’expliquait récemment le joueur des Spurs au sujet de son cadet de 18 ans, qui a… pic.twitter.com/ARQ4QuJdys
— Maxime Aubin (@MaximeAubin1) March 2, 2026
Comment décririez-vous votre style, à ceux qui ne vous connaissent pas encore ?
Je dirais que je suis un joueur polyvalent. Je pense que je représente bien le basket moderne : je suis un ailier, un extérieur qui peut défendre sur plusieurs postes et faire plusieurs choses sur le terrain. Je suis aussi un bon joueur sans ballon. La polyvalence, c’est ma meilleure arme.
On parle souvent de votre frère, mais il y a aussi une sœur aînée basketteuse (Eve). Quel rôle a-t-elle joué dans votre parcours et votre développement ?
Elle nous a toujours soutenus, mon frère et moi, comme nos parents. À l’époque, je ne faisais pas de basket, je faisais du handball, et elle était vraiment à fond derrière moi. Je prends exemple sur elle car c’est une joueuse très intense, très dans le combat. Objectivement, je la regarde comme un modèle.
J’apprends de ses matchs et de son état d’esprit. Après, elle fait son rôle de grande sœur classique : elle nous protège, prend soin de nous et demande des nouvelles. Ce n’est pas que le côté basket qui prime.
Propos recueillis à Paris,


























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