Caen devrait éviter la catastrophe industrielle : « Tout le monde va pouvoir souffler un peu »

Antoine Rojewski et Caen foncent vers le maintien en Pro B
Jean-Baptiste Lecrosnier avait raison de marteler vendredi soir que le maintien de Caen n’était pas encore mathématiquement acquis. 24 heures après la première victoire à l’extérieur du CBC depuis cinq mois (76-61 à Aix-Maurienne), Quimper a connu un électrochoc gagnant en disposant du SCABB (78-67) suite à la mise en retrait de Thibault Wolicki.
Par conséquent, à six journées de la fin, le CBC reste encore sous une menace théorique. Mais avec trois victoires d’avance sur les Béliers, plus le panier-average, il faudrait un cataclysme pour que l’équipe normande soit finalement reléguée en Nationale 1.
« On a quasi maintenu le club »
« On est dans l’objectif qu’on voulait attendre : on a quasi maintenu le club statistiquement parlant », apprécie Darel Poirier, MVP du soir en Savoie vendredi (18 points à 7/12 et 7 rebonds). « On était déjà très à l’aise par rapport à Quimper depuis notre victoire sur eux mardi. Ça va nous permettre de travailler, le coach va pouvoir voir ce qu’il veut faire pour la suite. Notre but est de gagner un maximum de matchs afin de se donner de la confiance pour enchaîner la saison prochaine. Les gars ont été sous pression depuis novembre, tout le monde va pouvoir souffler un peu. »

Non pas que le travail soit terminé, mais parce que les joueurs observent avec soulagement le scénario catastrophe s’éloigner. L’été dernier, les recrues, toutes débauchées des plus gros bras du championnat (Chambers, Demahis-Ballou, Cavallo, Cassier, etc), étaient venues pour un projet clair : les playoffs cette saison puis la montée en Betclic ÉLITE à moyen terme. Il n’en a rien été.
154 jours sans gagner à l’extérieur
Longtemps incapable de gagner à l’extérieur (2v-14d, le pire bilan sur la route excepté Challans), le Caen BC n’a jamais réellement trouvé l’alchimie collective et ses faillites mentales récurrentes ont eu la peau du coach Stéphane Éberlin pendant la trêve. L’équipe du Calvados a ainsi joué avec le feu toute la saison, jusqu’à cette série salvatrice de trois victoires consécutives début avril, dont une mini-finale contre Quimper (85-77).

« Ces trois succès d’affilée arrivent au bon moment pour nous », acquiesce Jean-Baptiste Lecrosnier. « On était dans une situation pas évidente d’un point de vue comptable mais la semaine qui vient de se passer est très importante pour nous. Il est clairement possible que la victoire contre Quimper ait libéré les joueurs. Ce n’était vraiment pas un match facile à appréhender, tout le monde en connaissant l’importance. Et quand vous n’arrivez pas à gagner à l’extérieur, cela ajoute une pression supplémentaire sur les matchs à domicile. Le niveau de confiance est forcément impacté quand on a du mal à enchaîner les résultats. On avait des difficultés à se relever de nos temps faibles. »
« La récompense d’une excellente attitude au quotidien »
Très longtemps en danger, avec notamment une seule victoire d’avance sur la zone rouge lors de la trêve de février, le CBC a eu le mérite de ne pas se désunir, ce qui est souvent la menace principale des équipes qui ne sont pas programmées à jouer le maintien. « La force de cette équipe est qu’elle bosse vraiment bien, y compris dans les moments difficiles », souligne l’ancien assistant de la JL Bourg. « Parfois, les équipes qui n’ont pas des résultats à la hauteur des espérances peuvent avoir des difficultés au quotidien. Cela n’a jamais vraiment été le cas chez nous et tout le mérite en revient aux joueurs. Je suis vraiment très content pour eux car cette série vient récompenser leur excellente attitude au quotidien. » Et il n’en manque désormais plus qu’un tout petit peu pour que la récompense soit vraiment complète…
À Aix-les-Bains,


























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