« C’est une page qui se tourne » : Nathan De Sousa, une dernière danse émouvante avant l’appel de la NCAA

Nathan De Sousa quitte Cholet la tête haute
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À partir de 5€Essai gratuitLa Meilleraie a rugi une dernière fois ce mardi 9 juin, au rythme de ses héros. Parmi, eux, Nathan De Sousa (1,87 m, 23 ans), pour qui la défaite de justesse (91-94) face à l’armada du Paris Basketball au match 4 n’était pas seulement le clap de fin d’une saison exceptionnelle. C’était aussi la conclusion d’un chapitre de sept ans dans son club formateur.
« Sans cœur, on n’aurait pas fait tout ça »
Chez nos confrères de Ouest-France, le meneur de 23 ans est d’abord revenu sur ce combat épique, conclu par un shoot décisif de Nadir Hifi. « Ça s’est joué sur quelques erreurs dans le quatrième quart-temps et un shoot incroyable de Nadir. Ce n’est pas la fin qu’on aurait voulue… Mais c’est comme ça, c’est le basket ».
Malgré la déception, l’heure est au bilan d’une saison où CB a déjoué tous les pronostics, passant d’une lutte pour les play-ins à une place dans le top 6 et une victoire de prestige contre l’ASVEL en quarts. « Je suis fier du groupe parce qu’on est monté en puissance tous ensemble », a-t-il confié avec émotion. Pour lui, l’identité de cette équipe résidait dans son abnégation : « Sans cœur, on n’aurait pas fait tout ça… on était vraiment dix chiens sur le terrain qui avaient envie d’aller arracher cette victoire ».
L’appel de l’Amérique et la fin d’un cycle
Le départ de De Sousa s’inscrit dans un exode plus large qui touche le basket français. Libre de tout contrat, le Picard est très courtisé par la NCAA, devenue le nouvel eldorado financier pour les talents tricolores. On parle ici d’offres à sept chiffres, via les contrats NIL, des sommes quasiment impossibles à refuser en Europe à son âge.
Ce départ, couplé à celui de la légende T.J. Campbell — devenu ce soir-là le joueur étranger le plus capé de l’histoire du club — et de Gérald Ayayi, marque la fin d’une ère pour Cholet. Le club des Mauges se retrouve désormais face à un immense chantier de reconstruction sur ses lignes arrières, dans un marché des joueurs formés localement (JFL) sous extrême tension.
Une promesse pour l’avenir
S’il s’apprête à franchir l’Atlantique, Nathan De Sousa n’oublie pas d’où il vient. Lui qui n’a pas réussi à faire sa sieste habituelle avant le match, sentant que la fin approchait, a tenu à rassurer les supporters choletais. « C’est une page qui se tourne. C’est un au revoir, pas un adieu. Je suis chez moi ici », a-t-il martelé.
L’international français ne cache pas son désir de revenir fouler le parquet de la Meilleraie un jour : « Mon but, c’est de revenir à la fin pour clôturer ce beau chapitre avec Cholet Basket ». Une déclaration d’amour sincère pour conclure une aventure commencée en 2018. Il emmène avec lui le respect d’un public, et d’un championnat tout entier.























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