Disparition de Jean-Philippe Fedi : un géant discret du basket français nous quitte à 59 ans

Figure respectée du basket français, Jean-Philippe Fedi s’est éteint à 59 ans.
Jean-Philippe Fedi s’en est allé à 59 ans. Ancien ailier fort de 2,03 m, passé par plusieurs clubs professionnels français, dont Montpellier, Mulhouse et Dijon, il aura consacré toute sa vie au basket, d’abord sur les parquets, puis dans l’ombre, au service de la formation et du développement de la discipline, notamment en Corse et au sein de la Fédération française de basketball.
Après une carrière de joueur qui l’a mené des catégories de jeunes de l’équipe de France jusqu’au haut niveau français, Jean-Philippe Fedi était devenu l’un des visages incontournables du basket corse. Conseiller technique régional, puis acteur central du pôle espoirs insulaire, il avait poursuivi son engagement avec la même constance, la même discrétion aussi, pendant plus de deux décennies.
Un parcours riche entre le haut niveau et la Corse
Originaire de Cargèse, Jean-Philippe Fedi avait grandi entre la Corse de ses étés et Avignon, où il avait effectué ses premiers pas dans le basket. Très vite, son gabarit, ses qualités et son potentiel l’avaient conduit jusqu’en équipe de France cadets, puis à un championnat d’Europe juniors disputé en Allemagne.
Sa carrière professionnelle l’avait ensuite vu passer par Avignon, Voiron, Montpellier, Mulhouse et la JDA Dijon. Son parcours a été jalonné de plusieurs lignes marquantes, avec notamment une victoire dans le Tournoi des As avec Mulhouse en 1989, un titre de champion de France de Pro B avec Dijon en 1990, puis une sixième place en Pro A la saison suivante.
Sous les couleurs de Montpellier, il avait également remporté la Coupe de la Ligue face au PSG. Plus tard, il avait disputé une Coupe Korac en 1997, sous les ordres d’Hervé Dubuisson.
Usé par les exigences du haut niveau et par un genou récalcitrant, il avait ensuite choisi de finir sa carrière en Corse, sous les couleurs de l’ACSBB, réalisant ainsi un attachement profond à son île, qu’il revendiquait aussi fièrement à travers sa corsitude.
Un homme de transmission au service du basket français
Une fois sa carrière terminée, Jean-Philippe Fedi n’avait jamais quitté les terrains. Bien au contraire. Au début des années 2000, il avait obtenu le premier poste de CTS de la Ligue Corse, une fonction dans laquelle il s’était investi sans compter.
Son travail et sa reconnaissance dans le milieu l’avaient amené à collaborer avec la FFBB pendant plus de 20 ans.
Cette dimension de formateur et de bâtisseur l’avait naturellement conduit à prendre en charge le pôle espoirs de basket corse dès sa création, ainsi que le centre régional d’entraînement basé au CSJC. Jusqu’à ces derniers temps encore, il poursuivait cette mission avec la même volonté de transmettre, d’accompagner et de faire grandir le basket.
Le basket français perd un serviteur fidèle
Jean-Philippe Fedi laisse derrière lui l’image d’un homme profondément investi, discret mais essentiel, dont l’empreinte dépasse largement son parcours de joueur. Sur le terrain, il était reconnu comme un intérieur solide, collectif, toujours prêt à faire le travail dans la raquette. En dehors, il était devenu un rouage précieux du basket français, au service des jeunes, des structures et de la formation.
Le basket corse, comme le basket français, perd une personnalité respectée, passionnée et fidèle à ses engagements.





















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