Draymond Green critique ouvertement le tanking : « La NBA doit mettre des amendes sévères pour l’en empêcher »

Draymond Green s’en prend aux franchises NBA adeptes du tanking
Draymond Green (1,98m, 36 ans) n’a jamais eu sa langue dans sa poche en conférence de presse. Après la victoire des Warriors face aux Kings, il est revenu sur un épisode qui l’a marqué durant ce match. À environ 3 minutes de la fin du quatrième quart-temps, les Kings ont fait faute sur Seth Curry pour l’envoyer sur la ligne des lancers francs alors qu’il n’avait pas la balle dans les mains. Draymond Green a identifié cela comme une tentative de tanking [être le moins compétitif possible pour obtenir le plus haut choix de Draft NBA possible, NDLR] et a demandé à la NBA de punir ce genre de comportements.
« J’ai vu les Kings faire une faute sur Seth Curry à trois minutes de la fin, sans raison « . Il a ajouté : « Je reçois des amendes quand je fais une erreur. Alors mettez des amendes sévères. On adore prendre l’argent des joueurs. Continuez à mettre des amendes aux équipes… Si c’était des joueurs, ils leur auraient pris cet argent en un clin d’œil. Pourquoi ce n’est pas pareil ? On sait exactement quoi faire quand quelqu’un prend une faute technique [leur mettre des amendes, NDLR]. Et tout à coup on a des équipes qui posent problème et on ne sait plus quoi faire. »
Long conversation with Draymond Green about the play-in and tanking epidemic
“I saw a team tonight foul Seth Curry with three minutes to go in the game for no reason.”
What should be done? “Keep fining teams.” pic.twitter.com/7vA92BT2ei
— Anthony Slater (@anthonyVslater) April 8, 2026
Huit équipes à 26 victoires ou moins cette saison
Depuis quelques semaines, la course au tanking bat son plein. La course pour obtenir les meilleurs pourcentages de chance de se retrouver en position de drafter Darryn Peterson, Aj Dybantsa ou Caleb Wilson est encore plus ardue que celle pour la première place de l’Ouest. Pour cela, les équipes sont prêtes à tout. La NBA s’en est bien rendue compte et a déjà sanctionné le Jazz et les Pacers. Utah a reçu une amende de 500 000 dollars pour avoir mis sur le banc Lauri Markkanen et Jaren Jackson Jr., tandis qu’Indiana a pris une amende de 100 000 dollars le 3 février car ils n’ont pas fait jouer trois starters alors qu’ils étaient en état de jouer.
Pourtant, pour Draymond Green, habitué aux amendes, ce n’est pas suffisant. La NBA doit continuer à sanctionner les équipes qui abusent du tanking. « Continuez à mettre des amendes aux équipes. J’ai vu deux amendes. Et on sait tous que tout le monde tanke. Si c’était des joueurs, on leur prendrait cet argent en un clin d’œil. Pourquoi ce n’est pas pareil ? Tout le monde aime l’argent. » a déclaré le numéro 23 des Warriors. Des amendes répétées seraient donc la solution pour l’intérieur. Néanmoins, quand on connaît la fortune des propriétaires, être sanctionné plusieurs centaines de milliers de dollars ne va pas les faire changer de cap s’il y a un first pick de draft, d’autant plus si ce first pick peut changer la franchise.
Un problème inhérent aux ligues fermées
Seulement voilà, la NBA est une ligue fermée. Qui dit ligue fermée dit pas de relégations et, pour les sports américains, un système de draft. Il sera donc toujours plus avantageux pour une équipe de tanker si elle ne peut pas jouer le haut de tableau. De plus, c’est le moyen le plus efficace pour obtenir un franchise player.
Ainsi, le problème est insoluble avec le fonctionnement actuel de la Grande Ligue. Les dirigeants de la NBA ont essayé de régler le problème avec des changements de probabilités d’obtenir le premier choix en 2019 par exemple. Le play-in tournament devait également permettre de rendre la fin de saison plus compétitive puisque plus d’équipes avaient des chances d’accéder aux playoffs. Pourtant, cette saison, il y a 10 victoires d’écart entre le 10e et le 11e à l’Est et 11 entre le 10e et le 11e à l’Ouest. Cette innovation a déplacé le problème.
Des solutions envisagés pour lutter contre le tanking
Pour lutter contre le tanking qui nuit à la compétitivité de la ligue, trois options ont été envisagées récemment.
- 18 équipes en loterie : les 10 dernières et les 8 équipes du play-in, avec des chances égales de 8% pour les 10 dernières.
- 22 équipes en loterie : en incluant également les équipes éliminées au premier tour des playoffs.
- Deux loteries distinctes : une pour les 5 premiers picks entre les 5 pires équipes, puis une seconde pour les 13 picks restants, avec un filet de sécurité à la 10e place pour les 5 pires.
Néanmoins, comme pour le play-in, il restera toujours plus intéressant de tanker. Le « ventre mou » de la NBA n’a pas d’intérêt concret. Les Warriors de Draymond Green en ont d’ailleurs fait l’expérience en 2020 puisqu’après la blessure de Stephen Curry, ils n’ont pas pressé son retour pour gagner des matchs. Ils ont obtenu le 2e pick à la draft et auraient pu obtenir LaMelo Ball par exemple.
De plus, il est difficile pour la NBA de distinguer une reconstruction du tanking. Une réunion est prévue en mai pour plancher sur ce problème et pourquoi pas répondre aux interrogations de Draymond Green. À suivre.


























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