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Dwayne Bacon, à servir chaud !

Option offensive n°2 de la Roca Team derrière Mike James, Dwayne Bacon a superbement réagi lors du Match 3 après la déroute de l'Astroballe. Auteur de 19 points, l'ancien ailier NBA s'est rapproché du premier trophée de sa carrière professionnelle.
Crédit photo : Direction de la communication / Manuel Vitali

Dwayne Bacon n’a certainement jamais rêvé d’être champion de France. Mais au crépuscule de sa cinquième saison professionnelle, le Floridien n’a toujours rien gagné. Alors maintenant qu’il est aux portes d’un sacre national avec la finale de Betclic ÉLITE, autant maximiser l’opportunité… « Remporter ce trophée est très important », indiquait-il lundi soir en conférence de presse, juste après avoir rassuré les supporters de l’AS Monaco par ses actes sur le terrain. Lui qui avait incarné le naufrage monégasque de vendredi à l’Astroballe (2 points à 1/7) venait alors de compiler 19 unités, à 8/13 aux tirs. Déterminant pour faire pencher la série en faveur de la Roca Team, victorieuse 83-80.

Les clefs entre ses mains :
« Ce n’est pas la défense adverse qui importe, tout dépend de lui »

À vrai dire, ce n’était pas la première fois qu’un doute surgissait sur la motivation réelle de Dwayne Bacon au cours de ces playoffs, lui qui avait déjà eu le plus grand mal à se lancer contre Strasbourg (2 points à 0/5 en 16 minutes lors du Match 1), au point d’être scotché au banc par Sasa Obradovic 48 heures plus tard lors de la victoire miracle au Rhénus (3 minutes seulement). Si Mike James n’avait pas sauvé l’ASM dans le Bas-Rhin, l’ancien ailier d’Orlando aurait symbolisé le renoncement monégasque, ce qui aurait déjà très sérieusement altéré sa réputation en Europe. Au lieu de cela, si la Roca Team venait réellement à être sacrée ce mercredi, il restera comme celui ayant amené l’étincelle dans le match bascule avec sa série de sept points d’affilée au cœur du troisième quart-temps afin de répondre au coup de chaud d’Élie Okobo. « L’ASVEL avait des bons schémas défensifs sur moi lors des deux premiers matchs et j’ai dû attendre que le jeu s’ouvre », souffle-t-il, avant de se remémorer également une première mi-temps poussive où on l’a vu se faire contrer par Dylan Osetkowski (!) ou se faire piquer une balle de +12 dans les mains par Marcos Knight. « Dans le troisième période, le jeu est venu à moi et j’ai pu trouver mes spots.

À LIRE AUSSI, SASA OBRADOVIC DITHYRAMBIQUE SUR DWAYNE BACON :
« L’UN DES JOUEURS LES PLUS DOMINANTS EN EUROPE À SON POSTE »

De 49-48 à 56-48, sa série décisive a intégralement été construite sur du jeu en isolation : un énorme step-back à trois points sur la tête de David Lighty (« un super joueur et un bon duel entre nous »), un drive pour conclure à trois mètres face à Élie Okobo puis un shoot au niveau de la ligne des lancers-francs, sans se soucier de la sangsue Marcos Knight dans ses pattes. « En fait, le concernant, ce n’est pas la défense adverse qui importe », avance Sasa Obradovic. « Tout dépend de lui en revanche. S’il est prêt à jouer, préparé mentalement, il est très difficile à arrêter, peu importe qui est en face. Ce type de joueur peut toujours faire la différence. » Dwayne Bacon incarne ainsi la dualité de caractère de l’AS Monaco, tantôt envoûtante, tantôt insupportable. Deux visages diamétralement opposés qui s’enchaînent sans logique au fil des matchs, une irrégularité qui reste insaisissable pour le technicien serbe, lui-même incapable de prévoir à l’avance si l’Américain et les siens auront envie.

 

Cette préparation mentale restera un vrai axe de travail pour la suite de la carrière de Bacon, tant il peut devenir l’un des grands noms du continent. Rare alliage de qualité athlétique et technique, sa panoplie offensive est quasiment inégalée. « Avec Mike (James) et Dwayne, nous avons deux des plus grands attaquants d’Europe », savoure Paris Lee. Toutefois, aussi capable d’être très efficace défensivement quand il le veut, l’ailier aux 207 matchs NBA est conscient des efforts à fournir de l’autre côté du terrain. « La défense gagne des matchs. L’ASVEL et nous avons de forts talents offensifs donc au final, cela se jouera à celui qui fera le plus de stops. Il faut que l’on vienne avec cet état d’esprit lors du Match 4. L’équipe qui défendra le mieux et prendra le plus de rebonds gagnera. » Lundi, le natif de Lakeland a joint les actes aux paroles en déviant la dernière remise en jeu de Marcos Knight, faisant ainsi passer le chronomètre de 1,4 à 0,6 seconde, ne laissant plus suffisamment de temps à William Howard pour prendre un bon tir. « J’aurais pu attraper la balle et la garder main ma main est trop petite », en rigolait-il.

Monaco veut le garder

Laissé en tribunes jusqu’à la fin janvier en Betclic ÉLITE, car surnuméraire, Dwayne Bacon a désormais endossé les ambitions de la Roca Team. Interrogé sur sa motivation de gagner le trophée, l’ancien joueur de Charlotte a récité sa leçon historique. « L’AS Monaco n’a encore jamais été championne alors que l’ASVEL sait gagner. Le club a gagné l’EuroCup l’an dernier avant d’échouer en playoffs, il a aussi déjà été en finale mais n’a jamais su ramener le trophée à la maison. Nous aurons notre chance chez nous mercredi et je vais venir avec l’envie de fournir les mêmes efforts que lundi, si ce n’est plus. Et je sais que mon équipe aussi ! » Pour ce qui pourrait être son dernier match en Betclic ÉLITE ? Sur la base d’une intégration réussie en EuroLeague (14,1 points à 45% et 3,1 rebonds), le joueur a déjà été annoncé chez tous les grands noms du continent : l’Anadolu Efes Istanbul et le Maccabi Tel-Aviv notamment. Mais Monaco n’a pas dit son dernier mot… « Nous allons vraiment essayer de le garder », indique Oleksiy Yefimov, le directeur sportif. Avec un titre de champion de France pour faciliter les négociations ?

À Monaco,

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