Frédéric Fauthoux après France – Serbie : « L’axe de progression, c’est de fournir deux mi-temps de même valeur »

Frédéric Fauthoux a noté la belle performance de Sylvain Francisco
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À partir de 5€Essai gratuitL’Équipe de France a terminé sa préparation sur une victoire spectaculaire contre la Serbie (91-90), arrachée au buzzer par Jaylen Hoard. Derrière le résultat, Frédéric Fauthoux retient surtout les deux visages proposés par son équipe : une première période de haut niveau, conclue avec 19 points d’avance (54-35), puis une seconde bien plus irrégulière, marquée par le retour des partenaires de Nikola Jokic. En conférence de presse, le sélectionneur a détaillé les axes de progression des Bleus, évoqué l’utilisation de Victor Wembanyama, la complémentarité avec Rudy Gobert et la montée en puissance de Sylvain Francisco.
Frédéric Fauthoux voit une progression, mais veut davantage de constance
Trois jours après la défaite concédée à Belgrade (90-87), les Bleus ont montré un visage plus abouti pendant les vingt premières minutes à Orléans. Une évolution qui correspondait à l’objectif fixé par le staff.
« Il y a eu une progression dans le jeu par rapport au match de jeudi et ça, c’était l’un des premiers objectifs : se servir du premier match pour avancer dans notre jeu. Donc on a très bien exécuté les choses qu’on avait voulu corriger lors de cette première période de très, très haut niveau », a-t-il déclaré en conférence de presse*.
Le contraste avec le troisième quart-temps a toutefois été important. Après avoir rejoint les vestiaires avec une avance confortable, la France a progressivement perdu le contrôle de la rencontre, jusqu’à voir la Serbie reprendre les commandes.
« On est retombés dans nos travers, surtout dans le troisième quart-temps, qui a été aussi mauvais qu’à Belgrade. L’axe de progression maintenant, c’est de pouvoir fournir deux mi-temps de même valeur. »
Frédéric Fauthoux évoque à la fois une baisse de concentration et une moins bonne exécution technique et stratégique après la pause. Les Serbes en ont profité pour retrouver du rythme et de l’adresse extérieure.
Wembanyama – Gobert, une association qui ne sera pas systématique
Le sélectionneur avait modifié son cinq de départ en titularisant Jaylen Hoard à la place de Rudy Gobert, laissant Victor Wembanyama débuter seul au poste 5. Une décision pensée comme un test supplémentaire avant les matches officiels. Toutefois, il ne veut pas fermer la porte à l’association entre les deux pivots.
« Je pense que cette combinaison peut marcher… mais peut-être pas contre toutes les équipes. On a voulu tenter, essayer autre chose. Ce sont des matchs de préparation donc on aime aussi essayer des choses. »
Le retour de Victor Wembanyama devant le public français faisait également partie des points observés de près. Le capitaine des Bleus a terminé avec 18 points et 5 rebonds en 24 minutes.
« Victor a fait le match qu’il fallait faire. À un moment donné, on ne l’a pas forcément assez utilisé quand il était sur le terrain en deuxième période. On doit s’habituer à jouer beaucoup mieux avec lui. J’ai trouvé son retour plus que correct. »
Fauthoux rappelle aussi la singularité du joueur des San Antonio Spurs et la nécessité de construire progressivement des associations adaptées autour de lui.
« Victor est un joueur unique. Il faut qu’on arrive à trouver les joueurs qui puissent jouer avec lui et le mettre en valeur parce qu’après, il sait mettre les autres dans le bon chemin. »
« Il ne faut surtout pas qu’il force sa nature »
Depuis le début de ce rassemblement, Victor Wembanyama porte également le brassard de capitaine. Frédéric Fauthoux ne souhaite toutefois pas le voir modifier son comportement pour répondre artificiellement à cette responsabilité.
« Il est leader à sa façon. On le voit bien dans l’exemple qu’il donne sur le terrain, on voit qu’il parle à ses joueurs, qu’il veut relancer le ballon. Il est comme ça déjà à San Antonio. Ce n’est pas quelqu’un qui force sa nature. Et il ne faut surtout pas qu’il la force. »
Le sélectionneur compte sur une répartition du leadership à l’intérieur du groupe, avec plusieurs profils capables d’apporter leur expérience ou leur personnalité.
Francisco et Luwawu-Cabarrot parmi les satisfactions
Avec 20 points et 4 passes décisives, Sylvain Francisco a terminé meilleur marqueur français. Timothé Luwawu-Cabarrot a ajouté 19 points, tandis qu’Evan Fournier a apporté son expérience malgré seulement 5 points inscrits.
« Il faut que nos meilleurs joueurs fassent de très bons matchs et c’est ce qu’on a fait ce soir. Sylvain et Tim au scoring vont en ce sens. Mais d’autres ont été très bons aussi. »
Sur Francisco, Fauthoux voit encore une marge dans la gestion du rythme, malgré sa capacité à faire basculer une rencontre par son agressivité.
« Quand il faut donner un coup de booster, il devient redoutable. Il y a encore une grosse marge de progression quand c’est un peu plus calme, où il doit réussir à faire jouer l’équipe. »
Le meneur a notamment inscrit six points en quelques instants dans le money-time avant de trouver Rudy Gobert sur alley-oop puis Jaylen Hoard sur l’action décisive.
Sylvain Francisco (France) - Timothé Luwawu-Cabarrot (France)
| Sylvain Francisco | Timothé Luwawu-Cabarrot | |
|---|---|---|
| PTS | 20 | 19 |
| REB | 2 | 2 |
| PD | 4 | 1 |
| IN | 0 | 1 |
| CO | 0 | 0 |
La victoire comme récompense du travail effectué
Malgré les difficultés de la seconde période, le sélectionneur estime que le succès final récompense la prestation globale de ses joueurs.
« Ça aurait été très dur pour nous de perdre un match qu’on a quand même bien joué dans son ensemble. Les gars, depuis qu’on est ensemble, se la donnent, ils font les efforts. »
À quelques jours des qualifications pour la Coupe du monde 2027 contre la Slovénie puis la Suède, Fauthoux insiste sur la nécessité d’associer progression dans le jeu et résultats.
« L’objectif, c’était aussi de gagner, parce que c’est toujours important de construire une équipe, une façon de jouer en gagnant. »
Les Bleus vont désormais devoir transformer les séquences abouties vues contre la Serbie en référence plus constante lors des rendez-vous officiels.
Propos recueillis par Le Figaro


























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