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Frédéric Fauthoux : « On devra intégrer des joueurs sur un demi-entraînement » avant le double duel contre la Hongrie

Équipe de France - Frédéric Fauthoux et l’équipe de France préparent à Nanterre une fenêtre décisive contre la Hongrie. Deux matches, vendredi à Szombathely puis dimanche au Mans, pour se placer idéalement vers la qualification à la Coupe du monde 2027.
Frédéric Fauthoux : « On devra intégrer des joueurs sur un demi-entraînement » avant le double duel contre la Hongrie

Frédéric Fauthoux et Laurent Vila lors de la dernière fenêtre internationale

Crédit photo : Baptiste Da Costa

Au lendemain de la Leaders Cup, les Bleus ont rapidement basculé en mode sélection. À Nanterre, entre séquences tactiques et opposition ludique face au staff, le ton est monté progressivement. Car derrière l’atmosphère détendue de fin d’entraînement, l’enjeu est réel : deux matches face à une Hongrie invaincue, vendredi à Szombathely puis dimanche au Mans.

Présent en point presse organisé par la Fédération française de basketball (FFBB), Frédéric Fauthoux n’a éludé aucun sujet.

 

L’absence de Strazel et le casse-tête des fenêtres

Interrogé sur la non-sélection de Matthew Strazel, le sélectionneur a tenu à clarifier la situation. « Du moment où Sylvain (Francisco) pouvait faire les deux matchs, il n’y avait pas d’intérêt de demander à Matthew de venir faire le second sachant qu’aussi que, même s’il n’y a pas beaucoup d’entraînement, il y a un peu de travail en amont et il faut aussi savoir considérer les joueurs qui font les fenêtres à part entière. »

Le technicien insiste sur la dimension humaine et collective du groupe France : « C’est toujours ça qui est compliqué à jongler, avoir les joueurs qui font toutes les fenêtres, toute la semaine et un joueur qui va venir pour un seul entraînement. Donc, du moment où Sylvain (Francisco, ndlr.) avait l’opportunité de faire les deux matchs, ce n’était pas nécessaire que Matthew nous rejoigne après. »

Même logique concernant Nadir Hifi, que le staff aurait apprécié convoquer : « Oui, bien sûr. Sauf qu’on voulait des joueurs pour toute la semaine. Donc, ils nous ont libéré Amath (Mbaye) qui était aussi une des fortes options que l’on voulait. » Le cadre est posé : disponibilité totale ou rien. Un principe dicté par le format très contraignant des fenêtres internationales.

La Hongrie, un modèle de continuité

Avec deux succès en deux rencontres contre la Finlande puis la Belgique, la Hongrie avance avec confiance. Pour Frédéric Fauthoux, la principale difficulté réside dans la stabilité adverse : « Ce sont des matchs importants contre une équipe qui est invaincue, qui a battu la Finlande chez elle, et qui surtout a l’habitude de jouer ensemble depuis de nombreuses années. Leur vraie force, c’est leur collectif. C’est le fait que leur équipe ne change jamais, voire très peu. »

En creux, il pointe la réalité française : « Nous, c’est toujours là où on doit jongler. » Entre blessures et indisponibilités, la sélection doit s’adapter. « On a essayé de faire une équipe avec pas mal de joueurs qui étaient là sur la fenêtre numéro 1. On aurait aimé aussi avoir Lionel (Gaudoux) et Mathis (Dossou-Yovo) qui se sont blessés, mais ceux qui les remplacent sont aussi de valeur, sauf qu’ils n’ont pas joué depuis longtemps avec les autres. Donc ça, c’est toujours la difficulté. »

Malgré tout, le discours reste ambitieux : « Je pense qu’on a des qualités pour pouvoir s’imposer sur les deux matchs. Et en tout cas, c’est ce que l’on voudra. »

Paul Lacombe, plus qu’un renfort sportif

La présence de Paul Lacombe a surpris, y compris le principal intéressé. Mais Fauthoux revendique un choix structurant. « Déjà il est là de par ses performances avec son club, puisque Nanterre est deuxième du championnat, et Paul fait une bonne saison. » 

Avec la retraite d’Andrew Albicy, référence des précédentes fenêtres, un relais était nécessaire : « On avait besoin aussi d’un joueur qui sache fédérer la nouvelle génération et l’ancienne génération, et qui connaisse aussi ces fenêtres-là. Paul est le parfait exemple d’un joueur qui a l’expérience internationale et qui a le savoir aussi de fédérer et de créer un groupe. » Au-delà du terrain, l’entraîneur met en avant l’équilibre humain : « Un groupe, ce n’est pas que l’addition de bons joueurs de basket, c’est aussi savoir créer un état d’esprit et un collectif. »

Pas de joker grillé, mais une obligation de résultat

Battus en Finlande lors de la première fenêtre, les Bleus ont-ils déjà brûlé une cartouche ? Frédéric Fauthoux nuance fortement : « Enfin, griller un joker quand on perd en Finlande, qui a terminé 4e du dernier championnat d’Europe, et auquel il ne manquait qu’un seul joueur… C’est ce qu’il faut voir aussi. » Lucide, il ajoute : « C’est vrai qu’on doit faire une bonne fenêtre. C’est une évidence, on le sait. Donc, on travaille pour ça. »

La pression existe, mais elle fait partie du métier. « Je ne pense pas qu’on puisse parler de stress mais c’est vrai qu’il y a toujours une pression. (…) Nous, on connaît notre mission, on connaît les ambitions que l’on a. » Il rappelle aussi l’habitude des internationaux à jouer des matches couperets chaque semaine en EuroLeague, en BCL ou dans leurs championnats respectifs : « C’est la continuité sauf qu’aujourd’hui, il faut le faire avec l’équipe nationale. »

Des expatriés comme richesse supplémentaire

De plus en plus de joueurs évoluent à l’étranger au sein du groupe France. Une difficulté logistique, mais pas technique selon le sélectionneur : « Non, au contraire. Ça peut qu’apporter de la plus-value à leur connaissance du jeu. » Mais insiste sur une base commune, un ADN qui transcende les clubs actuels : « Il ne faut jamais oublier qu’ils ont tous été formés en France pendant très longtemps. Donc, on a quand même une académie de jeu et des caractéristiques de jeu bien particuliers. »

Et conclut sur l’enrichissement collectif : « Le fait qu’ils jouent à l’étranger, je trouve que c’est une plus-value importante par rapport à leur savoir-faire après sur le terrain. (…) Ça donne une palette encore plus large sur le jeu que l’on peut proposer. »

Le message global est limpide : respect du collectif, adaptation permanente et ambition affirmée. Face à une Hongrie stable et en confiance, les Bleus savent qu’ils devront allier intensité, lucidité et efficacité pour ne pas compromettre leur route vers la Coupe du monde 2027.

A Nanterre,

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Image Arthur Puybertier
Arthur Puybertier est le journaliste rookie de BeBasket. Il suit de près l’actualité du basket, de la Nationale 1 jusqu'à la NCAA, NBA et WNBA ! Il analyse le jeu et les transferts avec une solide culture sportive et un regard éclairé sur les enjeux du sport. Cette saison, il couvrira également l'Euroleague et la Betclic ELITE depuis l'Adidas Arena et le Palais des Sports Maurice Thorez, pour vous faire vivre l'actualité au plus près.