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Guerschon Yabusele : Knicks, galère NBA, Wembanyama — les confidences sans filtre du Dancing Bear

Dans un long entretien chez First Team, Guerschon Yabusele est revenu sans détour sur les moments forts de sa carrière récente : son choix de franchise en NBA, une saison compliquée avec les Knicks, son rebond à Chicago, mais aussi les Jeux Olympiques de Paris 2024 et son dunk resté dans l’histoire face à LeBron James.
Guerschon Yabusele : Knicks, galère NBA, Wembanyama — les confidences sans filtre du Dancing Bear

Guerschon Yabusele a fini la saison à Chicago

Crédit photo : © David Banks-Imagn Images
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Après l’EuroBasket 2025, Guerschon Yabusele a vécu une saison 2025-2026  contrastée entre frustrations en NBA et renouveau. Dans un long entretien chez nos confrères de First Team, l’intérieur français revient sur son choix de franchise à l’été, sa difficile expérience aux Knicks, son transfert salvateur à Chicago, mais aussi sur les Jeux Olympiques de Paris 2024, marqués par une finale légendaire contre les États-Unis et un dunk resté dans l’histoire face à LeBron James.

Un choix NBA réfléchi entre trois projets

À l’été 2025, Guerschon Yabusele dispose de plusieurs options sérieuses pour poursuivre sa carrière : « J’avais 3 offres. Philadelphie, vu que j’avais joué la saison d’avant, ils ont pu me faire une offre avant tout le monde. Après j’avais Denver et New York. C’était plus ou moins les mêmes contrats. Ce que j’ai aimé avec les Knicks, c’est l’équipe, le projet. »

Les Knicks, une désillusion rapide

Mais l’aventure new-yorkaise tourne vite court pour l’intérieur français. Dès la pré-saison, il comprend que son rôle sera très limité : « Ça fait 12 ans que je suis pro, au bout d’un moment, il y a certaines choses que tu arrives à sentir. En pré-saison en général, les titulaires jouent jusqu’à la mi-temps et la deuxième mi-temps c’est le banc. Au final, les titulaires jouent 30 minutes, et nous les remplaçants 4 ou 5 minutes. »

Une tendance qui ne s’améliore pas une fois la saison lancée : « La saison commence, je joue 2 minutes, 3 minutes par-ci par-là. J’ai eu des discussions avec le coach. Il m’explique qu’il faut que je continue, et que c’est une question de mettre les joueurs importants en forme. » Une situation difficile à accepter pour le Français : « Ça m’a mis un coup. J’avais l’impression d’être à Boston. On est en 2026, Boston c’était il y a 10 ans mais c’est pareil. Jouer 0 minutes, ce n’est pas possible. »

Rester prêt coûte que coûte

Dans ce contexte, Yabusele doit surtout gérer l’attente et la frustration : « Pour faire changer les choses en NBA, il faut toujours continuer à s’entraîner, parce que quand il y a des blessés, c’est là où tu dois changer les choses. Si t’arrives prêt, on va te voir différemment. Toutes les équipes regardent. »

Chicago, le tournant immédiat

En février, tout change avec son transfert vers Chicago. Une libération totale : « Je suis arrivé, je ne pouvais pas être plus à l’aise. Tout le monde, les joueurs, le coach sont venus me voir pour me dire qu’ils avaient de la chance que je sois là. » Très vite, son rôle devient central : « Dès le début, je joue, j’ai des systèmes pour moi, j’appelle ma femme presque choqué, c’est magnifique, ça se passe de mieux en mieux. C’est la meilleure chose qui aurait pu m’arriver. »

Pour autant, ce nouveau départ implique un choix fort. Pour que les Bulls valident ce transfert, l’ancien joueur du Real Madrid a dû renoncer à sa deuxième année de contrat : « Je n’aurais pas pu faire ça pendant deux ans. Ne pas jouer pendant deux ans à 30 ans, ce n’est pas possible. »

Victor Wembanyama, “une énigme”

Dans la saison, l’un de moments forts de l’intérieur reste la confrontation avec Victor Wembanyama qui a marqué les esprits : « C’est une énigme ce gars. Il est encore tellement loin de son prime. Chaque été il progresse. Tu penses le connaître, mais il ajoute des nouveautés. En attaque, il est injouable. Il est tellement intelligent. Premier quart-temps, il était déjà en double-double. »

Équipe de France : construire un bloc

Capitaine des Bleus lors du dernier Euro, Yabusele se projette déjà sur les prochaines échéances internationales : « On a une équipe très forte. Il faut qu’on arrive à tous bien se comprendre, créer un bloc pour que personne n’arrive à nous toucher. On pense qu’on peut dominer, mais maintenant il va falloir prouver. »

Le dunk sur LeBron James : l’image qui a tout changé

Moment iconique de sa carrière, son dunk sur LeBron James en finale olympique reste un tournant médiatique et personnel dans son parcours.

« Je pense que je serais encore au Real si je n’avais pas dunké sur lui. C’était le point d’exclamation sur les JO. Même Paul George a dit : mais pourquoi il n’est pas dans la Ligue ? »

JO de Paris 2024 : un rêve éveillé

Face aux États-Unis de LeBron James, Kevin Durant et Stephen Curry, les Bleus livrent une finale historique : « C’est le plus gros match de ma vie. Il y a de la pression mais jamais de panique. C’est une bonne pression. Tu entends le public, les tambours… et là tu te dis : c’est le rêve en fait. »

Avant cette finale, les Bleus ont dû traverser des moments très compliqués : « On avait galéré contre le Japon, on prend 30 points contre l’Allemagne… et je me dis mais qu’est-ce qu’on fait ? On a perdu le soutien des fans, mais on s’est dit les choses, et ça nous a motivés. On s’est dit : c’est impossible de perdre contre le Canada. »

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