L’ASVEL veut prendre son temps avant de remplacer Nando De Colo

Adam Atamna peut-il jouer davantage en EuroLeague suite au départ de Nando De Colo
L’ASVEL a perdu son premier match de l’année 2026 contre le Real Madrid (69-80) mardi soir. Une affiche européenne qui s’est jouée sans Nando De Colo (1,95 m, 38 ans), officiellement parti à Fenerbahçe (vainqueur de son côté de l’Olympiakos) dimanche dernier. Si le club villeurbannais a déjà renforcé son secteur intérieur avec Paul Eboua, il ne compte pas réagir dans l’urgence concernant le remplacement de son ancien maestro. Avant la réception madrilène, le président délégué Gaëtan Muller a expliqué pourquoi l’ASVEL souhaite prendre son temps.
Un départ assumé, aussi dicté par la réalité économique
Le départ de Nando De Colo marque un tournant fort de la saison villeurbannaise. Mais ce choix ne relève pas uniquement du sportif. Avant le match face au Real Madrid, Gaëtan Muller a rappelé dans L’Équipe que l’ASVEL sortait d’une période économique délicate.
S’il n’y a pas eu d’indemnité de transfert, Nando De Colo aurait accepté de renoncer aux sommes que le club lui devait encore, représentant plusieurs centaines de milliers d’euros selon nos informations, afin d’obtenir sa libération. Une décision qui a permis à l’ASVEL d’alléger immédiatement sa masse salariale, mais sans pour autant déclencher une course au recrutement.
Paul Eboua déjà là, mais pas de précipitation
Sportivement, l’ASVEL n’est pas restée inactive. Le club a déjà enregistré l’arrivée de Paul Eboua (2,02 m, 25 ans), destiné à renforcer la raquette. Un premier ajustement ciblé, pensé pour répondre à un besoin précis, et non comme une réaction directe au départ de De Colo.
Toujours avant la réception du Real Madrid, Gaëtan Muller a insisté sur la volonté de temporiser concernant le remplacement du leader offensif. L’ASVEL dispose désormais d’une marge financière plus confortable, mais préfère observer l’évolution de son effectif, les équilibres collectifs et l’état physique du groupe avant d’agir.
« On aura le mois de janvier pour regarder comment organiser les choses, a indiqué le président délégué de l’ASVEL dans L’Equipe. Si on a des blessés, ça se compliquera évidemment, mais on ne veut pas se précipiter sur le premier venu. Nando était notre plus gros salaire, on a potentiellement une enveloppe plus importante pour recruter. »
Observer janvier avant de trancher
Le mois de janvier servira de période d’évaluation. Entre un calendrier d’EuroLeague particulièrement relevé et les échéances nationales à venir, l’ASVEL veut mesurer précisément ce que son groupe peut produire sans Nando De Colo. L’idée n’est pas de compenser numériquement un joueur par un autre, mais de s’assurer que toute future recrue apporte une réelle plus-value aux côtés de Thomas Heurtel, Shaquille Harrison, Glynn Watson Jr., Edwin Jackson et Adam Atamna.
Cette approche prudente financièrement vaut aussi pour éviter une erreur de casting dans un contexte où les joueurs éligibles à l’EuroLeague sont rares en cours de saison.

























Commentaires