Paul Lacombe, le retour surprise en équipe de France : « Je pensais avoir fait ma dernière fenêtre en 2024 ! »

Paul Lacombe pensait s’être arrêté à 40 sélections en novembre 2024 : le voici de retour chez les Bleus !
« Je pensais avoir fait ma dernière fenêtre ici la saison dernière », souriait Paul Lacombe dans les couloirs de l’Arena Futuroscope le week-end dernier en marge de la Leaders Cup. Le 24 novembre 2024, le Lyonnais avait honoré sa 40e sélection contre Chypre à Poitiers, avant d’être laissé de côté en février, avec le retour des joueurs EuroLeague, puis en novembre dernier. Entre-temps, il avait même fait office de consultant télé sur plusieurs matchs des Bleus !
Mais surprise : plus d’un an après, son nom figure de nouveau dans la liste de Frédéric Fauthoux. « Très honnêtement, je ne m’y attendais pas du tout », glisse-t-il. Mais il fallait pourtant un garant de l’esprit des fenêtres, avec la retraite internationale d’Andrew Albicy et les dernières performances plus irrégulières de Nicolas Lang, convoqué en novembre, mais inutilisé en Finlande.
« Purée, ça me fait bizarre de le dire… »
« On avait besoin aussi d’un joueur qui sache fédérer la nouvelle génération et l’ancienne génération, et qui connaisse aussi ces fenêtres-là », corrobore le sélectionneur Frédéric Fauthoux. « Paul est le parfait exemple d’un joueur qui a l’expérience internationale et qui a le savoir aussi de fédérer et de créer un groupe. Une équipe, ce n’est pas que l’addition de bons joueurs de basket, c’est aussi savoir créer un état d’esprit et un collectif. »

De quoi renvoyer l’actuel arrière de Nanterre au temps qui passe, lui qui a démarré en équipe de France grâce à l’instauration des fenêtres en 2017. « Purée, ça me fait bizarre de le dire mais j’arrive vraiment dans un rôle d’ancien », rigole-t-il. « Je suis un peu le garant de ces fenêtres. Je suis là pour faire comprendre aux jeunes que les fenêtres sont un projet collectif. » Qui peuvent ensuite servir à des destinées plus individuelles, à l’image d’un… Paul Lacombe emmené comme 12e homme vers la Coupe du Monde 2019, et reparti avec une médaille de bronze.
Le fruit d’une belle saison à Nanterre
Cette fois, l’homme aux 40 sélections sait très bien que le Qatar 2027 est complètement hors d’atteinte pour lui. Mais pouvoir cocher une 41e et 42e cape (même si, pour un supporter de l’Olympique Lyonnais…) suffit à son bonheur, avec l’objectif évident de faire un 2/2 contre la Hongrie en cette fin de semaine.

« On a compris les enjeux, il n’y a plus que le terrain qui compte maintenant. Je sens les gars concentrés et dans l’intensité. On travaille sur les valeurs qui ont fait le succès de cette équipe sur d’autres fenêtres. C’est-à-dire la dureté et la défense. On peut être l’une des meilleures nations défensivement. Quel que soit le staff, les joueurs, la nation en face, ce sont les maîtres mots. On a insisté la dessus, et ça se ressent déjà. »
Le dernier survivant de la génération 1990
Mais si Paul Lacombe est revenu le temps d’une semaine chez les Bleus, ce n’est pas que pour s’occuper des petits jeunes et distiller quelques conseils. C’est surtout parce que l’ancien strasbourgeois s’éclate toujours à 35 ans, cadre d’une équipe surprise du championnat (7,5 points à 41%, 2,9 rebonds et 3,4 passes décisives). « Il est là de par ses performances avec son club avant tout », confirme Frédéric Fauthoux, son ancien coach associé à l’ASVEL (2020/22). « Ça montre qu’on fait une belle saison et que j’arrive toujours à tirer mon épingle du jeu », apprécie le joueur.

Remarquable, alors que de plus en plus d’exemples lui prouvent que le temps file à toute vitesse. Appelé en sparring-partner des Bleus, Hugo Yimga-Moukouri avait seulement… quatre mois lorsque le natif de Vénissieux a démarré en pro avec l’ASVEL, en novembre 2008. « J’ai l’impression que c’était hier que j’avais 20 ans », glisse-t-il. Douce époque où sa génération avait conquis le championnat d’Europe juniors. Il n’en était pas complètement le joueur phare à l’époque. Mais c’est bien lui le dernier chez les Bleus…
Propos recueillis à l’Arena Futuroscope et à Nanterre (par Arthur Puybertier),


























Commentaires