Le patron de l’EuroLeague prévient la NBA Europe : « Nous ne voulons pas être dominés »

Le parton de l’EuroLeague Paulius Motiejunas veut adoucir ses relations avec la NBA mais aussi avec ses opposants en Europe.
« Ce qu’on voit, c’est qu’ils arrivent avec un modèle économique et prétendent réinventer le basket, ce qui nous semble un peu irrespectueux. » Le patron de l’EuroLeague Paulius Motiejunas n’a pas maché ses mots à propos de ses homologues américains de la NBA, qui souhaitent investir l’Europe d’ici 2027.
Dans une interview accordée à Sport24, Paulius Motiejunas a pointé du doigt l’approche irrespectueuse de la NBA vis-à-vis de son entreprise, l’EuroLeague. « Nous sommes là depuis 25 ans… On construit le basket, on a des fans déchaînés, des équipes incroyables et un business qui s’est bâti autour », avance-t-il, offusqué.
Malgré ces tensions non dissimulées, Motiejunas invite ses homologues au dialogue : « On est ouverts, on est prêts à discuter, mais dans un esprit de collaboration, pas de domination ». Il prévient que l’approche américaine ne serait pour l’heure pas la bonne pour que ces discussions soient entamées.
« Mark Tatum [directeur général adjoint de la NBA, ndlr.] dit qu’ils veulent dominer les marchés – européen, asiatique, etc. – c’est très difficile de participer aux discussions, car nous avons le meilleur produit, les meilleures équipes ».
« La santé des joueurs est notre priorité absolue »
Le patron du basket européen de clubs a par ailleurs fait un pas vers ceux qui le critiquent en Europe, alors que de nombreuses fédérations commencent à se positionner en faveur de la NBA Europe. C’est notamment le cas du président de la fédération Turque, qui a récemment évoqué « l’ego démesuré de l’EuroLeague qui a toujours, inévitablement, nui au basket-ball européen ».
Alors que de nombreux internationaux ne peuvent se rendre en sélection, Motiejunas a insisté sur le fait que la santé des joueurs restaient une priorité absolue de l’entreprise, entravant certaines évolutions. « Nous pourrions jouer davantage de matchs, mais la santé des joueurs est notre priorité absolue. Nous aimerions rendre le calendrier un peu moins compressé », explore-t-il, sans balayer le projet d’un élargissement de la compétition à 22 voire 24 équipes…























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