L’exode réussi de Roman Domon vers la NCAA : « En Betclic ÉLITE, je ne me trouvais pas vraiment dans le basket proposé »

Roman Domon a réussi ses débuts en NCAA avec Murray State, où il a prolongé.
Formé au BCM Gravelines-Dunkerque, où il avait fait ses débuts en professionnel (17 minutes, 6,1 points et 3 rebonds par match en 2024-2025 sur 27 matchs), Roman Domon (2,07 m, 20 ans) a surpris en quittant le circuit pro pour s’exiler vers le championnat universitaire américain l’été dernier, du côté de Murray State. Un pari pour l’instant gagnant.
Pour sa saison de freshman, l’ailier a affiché des statistiques solides : 14,2 points et 5 rebonds de moyenne, avec une adresse de 37 % à 3-points. Roman Domon a progressivement pris de l’importance, jusqu’à intégrer le cinq majeur sur la fin de saison (9 titularisations sur les 10 derniers matchs). Des performances qui lui ont d’ailleurs valu les trophées de Freshman of the Year et de meilleur sixième homme de sa conférence, sous le maillot de Murray State.
« Je suis venu ici avant tout pour le basket et pour mon projet »
Alors que le portail de transfert de la NCAA aurait pu lui ouvrir les portes d’universités encore plus prestigieuses, Domon a choisi de prolonger et rester chez les Racers de Murray State. Invité du podcast Basket Time de RMC, le natif d’Amiens est revenu sur ce choix, motivé par un besoin de continuité. « Je me suis senti très bien dès le premier jour à Murray. J’ai ressenti quelque chose de spécial en arrivant là-bas. Quand c’était l’heure de décider, Murray State avait une grande place dans mon cœur », a-t-il expliqué, questionné par notre confrère Felix Gabory.
Cette prolongation s’accompagne d’une dimension financière devenue incontournable aux États-Unis : les contrats NIL (Name, Image and Likeness). Celui de Roman Domon ferait d’ailleurs lui permettrait de toucher environ un million de dollars pour cette nouvelle saison. Un montant colossal pour un jeune joueur de son âge, que l’intéressé tente de relativiser. « Je suis venu ici avant tout pour le basket et pour mon projet », recentre-t-il. « J’essaie d’y penser le moins possible parce que c’est un truc qui est secondaire quand tu joues au basket. »
La NBA en ligne de mire, sans brûler les étapes
Dans un environnement aux infrastructures démesurées, Domon a pris une « claque » avant d’y trouver un style de jeu plus en adéquation avec ses qualités naturelles. Il décrit une NCAA plus « fofolle » que la Betclic ELITE, où la liberté de courir et de prendre des tirs rapides est primordiale. « On était une équipe qui courait beaucoup… c’était quelque chose dont j’avais besoin. En Betclic ÉLITE, je ne me trouvais pas vraiment dans le basket proposé », finit-il par admettre.
Inévitablement, ses performances outre-Atlantique attirent les regards des scouts. Si certains médias américains commencent déjà à lui attribuer le surnom de « French Larry Bird », qu’il accepte avec le sourire, Roman Domon garde la tête froide concernant la Draft NBA. « C’est un rêve pour tout le monde. Dans mon cas, je pense que c’est accessible. Après, je ne me fixe pas de limite, j’essaie d’aller à mon rythme, de faire les bonnes étapes. »
Avec une année supplémentaire à Murray State pour parfaire son jeu, l’ancien Maritime aspire à « devenir la meilleure version » du joueur en lui, pour retrouver un jour son idole Luka Doncic ou encore « l’exemple » Maxime Raynaud sur les parquets de NBA.
























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