Marine Fauthoux : « Ça fait 8 mois que je me suis fait opérer et je suis prête à retourner sur les parquets »

Marine Fauthoux avec Mersin, avant de se blesser en juin 2025
Marine Fauthoux (1,74 m, 25 ans) n’a pas disputé la moindre minute cette saison, mais la meneuse vice-championne olympique n’a pas coupé avec le basket. Invitée par Thomas Dufant et Erwan Abautret dans First Team, elle a raconté les étapes de sa rééducation, le travail mental réalisé, et ce qu’elle vise désormais : un retour sans précipitation, des ambitions élevées en club, et l’équipe de France toujours en ligne de mire.
Une rééducation longue, un retour sans précipitation
Dès le début de l’échange, Marine Fauthoux pose le décor : « Là ça fait 8 mois que je me suis fait opérer et je suis prête à retourner sur les parquets de basket. »
Elle raconte une rééducation vécue comme un tunnel, notamment au moment de reprendre la course : « J’ai eu une opération début juin et j’ai pu courir après 5 mois. Donc pour moi c’était un enfer. »
Un passage long, inédit pour elle, qu’elle a aussi transformé en période de travail autrement : « J’ai dû travailler sur d’autres choses, soit l’aspect mental ou d’autres parties de mon physique que le bas du corps. »
Et si elle se dit aujourd’hui “prête”, elle insiste sur un point : ne pas forcer un retour pour “un mois pour un mois” : « Je pourrais être prête à jouer un match mais… je préfère vraiment continuer à me préparer. »
Le déclic mental : “quand le mental il suit pas, le corps non plus”
À 25 ans, après plusieurs pépins, Marine Fauthoux explique s’être vraiment interrogée : « Je me suis dit : qu’est-ce qui va pas ? Mon approche à l’entraînement… »
Sa conclusion est nette : « Je me suis rendu compte que quand le mental il suit pas, le corps non plus. »
Et elle précise ce qu’elle entend par “mental” : « C’était plus gérer l’extra basket avec le basket, la frustration, essayer de séparer ma vie perso à ma vie professionnelle… » avant d’assumer : « Je pense que mon corps a lâché parce que j’en avais un peu trop dans la tête. »
Finale olympique : “je n’ai toujours pas digéré”
L’entretien revient sur les Jeux olympiques de Paris 2024 et cette finale perdue d’un rien face aux États-Unis. Marine Fauthoux avoue ne pas avoir revu le match : « Je n’ai jamais revu le match… parce que ça me fait trop mal au cœur. »
Et surtout, elle ne cache pas la difficulté à “apprécier” la médaille : « Je déteste perdre… J’ai toujours pas digéré, j’ai toujours pas apprécié cette médaille d’argent. »
Sur la dernière action, et le panier à 2-points de Gabby Williams, elle raconte ce qu’elle vit au bord du terrain : « J’ai vu qu’elle avait mordu. Et là, tout s’effondre… je savais qu’on avait perdu. »
Ambitions club : continuer à l’étranger et viser l’EuroLeague
Sans annonce, Marine Fauthoux trace une direction claire : « J’aimerais continuer à l’étranger. »
Après avoir découvert cette vie, elle assume le goût du challenge : « J’ai adoré me mettre aussi un peu en difficulté à l’étranger. »
Et elle lie son futur projet à un niveau d’ambition très élevé : « Ça sera surtout pour avoir des ambitions pour gagner l’EuroLeague… et qui a une vraie équipe. »
Le tabou du salaire : “j’ai doublé” et “à Tarbes, j’étais à 1200”
Séquence rare, sans détour : interrogée sur l’écart financier entre la France et sa première expérience à l’étranger, à Mersin en Turquie, Marine Fauthoux répond franchement : « J’ai doublé. J’ai doublé facilement. »
Elle rembobine à ses débuts à Tarbes : « Moi j’étais à 1200 (euros)… pour jouer 40 minutes. »
Et elle détaille le quotidien d’alors : infrastructures limitées, organisation, musculation, déplacements, avant de résumer le contraste : « Quand tu commences si bas… tu ne peux que profiter du reste. »
Équipe de France : “tout gagner”, et se porter volontaire pour 2027
Enfin, l’équipe de France reste centrale. Elle insiste sur l’état d’esprit à l’intérieur du groupe malgré le bruit extérieur : « Les filles qui sont là… on fait abstraction. »
Et sur la suite, elle annonce clairement ses intentions pour la Coupe du monde en septembre : « Moi je vais me porter volontaire pour y aller. »
Avant d’afficher l’objectif ultime pour sa carrière internationale : « Ce que j’aimerais, c’est tout gagner avec l’équipe de France. »




















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