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Messi Yangala : « Je fais ce qu’il y a à faire pour gagner une médaille »

Coupe du monde U17 - Habitué à alterner entre les postes d'ailier et d'ailier-fort au Pôle France, Messi Yangala (2,05 m, 17 ans) évolue presque exclusivement près du cercle depuis le début de la Coupe du monde U17. Un rôle qu'il accepte sans discuter pour répondre aux besoins de l'équipe de France. Vendredi, en quart de finale, sa polyvalence sera encore l'une des armes des Bleuets.
Messi Yangala : « Je fais ce qu’il y a à faire pour gagner une médaille »

Messi Yangala au dunk contre la Chine dans cette Coupe du monde U17

Crédit photo : KW Yuen
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A Istanbul,

On imagine souvent Messi Yangala (2,05 m, 17 ans) comme un ailier moderne, capable d’attaquer le panier de face ou de tenir de nombreux joueurs extérieurs en défense. Pourtant, depuis le début du Mondial U17, le staff de Tony Parker lui demande autre chose étant donné l’absence de vrais intérieurs. Le pensionnaire du Pôle France évolue beaucoup plus près du cercle, où il met sa mobilité, sa longueur et son hook shot au service du collectif. Une mission qu’il remplit avec efficacité, comme l’a encore montré son excellent début de rencontre contre la Chine mercredi.

PROFIL JOUEUR
Poste(s): Ailier Fort
Taille: 205 cm
Âge: 17 ans (21/06/2009)

Nationalités:

drapeau-france-carre.jpg
Stats 2026-2027 / Coupe du Monde U17
PTS
12
#33
REB
6,5
#24
PD
1
#106

Un rôle différent de celui qu’il occupe toute l’année

Au Pôle France, Yangala alterne naturellement entre les postes 3 et 4. En équipe de France, les besoins du collectif le conduisent davantage à évoluer comme un intérieur mobile, chargé d’apporter de l’impact au rebond, de défendre plusieurs positions et de finir les actions près du cercle (66,7% de réussite aux tirs). Une adaptation qui ne semble jamais le déranger. « Je me sens bien. J’apporte toutes mes qualités au service de l’équipe. Là, je suis plutôt à l’intérieur, alors que d’habitude dans mon club j’alterne entre les deux. Mais après, je fais ce qu’il y a à faire pour gagner une médaille. » Une capacité d’adaptation et surtout une volonté de bien faire dans un seul et unique but : le succès de l’équipe.

Des actions qui comptent parfois plus que les statistiques

Face à la Chine, son influence s’est ressentie dès les premières possessions. Des interceptions, des courses vers le cercle, plusieurs rebonds offensifs et des finitions en contre-attaque ont rapidement permis aux Bleuets de prendre le contrôle du match. Son activité dépasse souvent les simples chiffres de la feuille de statistiques. Lui préfère d’ailleurs retenir sa contribution au collectif : « J’ai apporté tout ce que je savais faire au profit de l’équipe. Je suis plutôt content, j’ai apporté mes qualités pour le bien du collectif. On a su rester ensemble. » Un constat partagé par le sélectionneur Tony Parker, qui apprécie particulièrement tout ce que son ailier produit loin du ballon : « Franchement, il fait un gros Mondial. Il est dans les espaces, il est partout, il prend les rebonds, il fait tous les petits trucs qu’on ne voit pas sur les feuilles de stats. Je suis très très content de lui et il faut que ça continue. »

Kevin Durant comme modèle, mais sans brûler les étapes

Si Yangala accepte aujourd’hui d’occuper un rôle plus intérieur, son projet personnel reste celui d’un ailier capable d’évoluer sur les postes 3 et 4. Pour y parvenir, il sait précisément les secteurs qu’il doit développer. « Je dirais déjà continuer à renforcer mes qualités athlétiques, améliorer mon tir, extérieur comme intérieur, et aussi continuer à développer mon QI basket. Je pense que c’est ces choses-là qui vont me permettre d’atteindre un niveau supérieur. » Son joueur préféré n’est d’ailleurs pas choisi au hasard. « C’est Kevin Durant. Plus tard, j’aimerais bien être comme lui. » Sans chercher à copier la superstar américaine, Yangala aspire à devenir un ailier de grande taille capable d’évoluer balle en main, avec un tir dangereux.

Le collectif avant tout

Avant même le début de la compétition, Messi Yangala expliquait vouloir profiter de ce Mondial pour montrer une autre facette de son jeu. Finalement, c’est peut-être sa faculté à s’effacer qui impressionne le plus. Alors que Nathan Soliman et Aaron Towo-Nansi attirent naturellement les projecteurs, créent beaucoup, l’ancien joueur d’Orléans accepte de modifier son registre pour rendre l’équipe plus performante. À quelques heures d’un quart de finale contre la Turquie (19h45) qui s’annonce beaucoup plus exigeant, cette disponibilité pourrait une nouvelle fois faire la différence.

L'équipe de France U17 peut-elle aller chercher une médaille dans cette Coupe du monde ?

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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