Monaco avec ou sans Kevarrius Hayes pour la finale de Leaders Cup ?

Kevarrius Hayes en cival avec l’AS Monaco après la victoire en demi-finale contre Cholet
Après sa large victoire contre Cholet (115-83) en demi-finale, l’AS Monaco aborde la finale avec une interrogation majeure : pourra-t-elle compter sur Kevarrius Hayes (2,06 m, 28 ans) ? Victime d’une fracture au niveau de la pommette, l’intérieur américain a été aperçu à l’entraînement avec un masque. Mais la prudence reste de mise, puisqu’il devrait théoriquement patienter encore une dizaine de jours afin d’éviter tout risque de rechute.
Spanoulis temporise sur Hayes
Son entraîneur Vassilis Spanoulis n’a pas fermé la porte à un retour, tout en restant mesuré.
« On verra, on verra. Il s’est beaucoup entraîné de manière individuelle. Ce samedi, Alpha (Diallo) a été capable de jouer après une semaine d’arrêt, et de faire un gros match (18 points), avec beaucoup d’agressivité et d’énergie. Donc on verra pour Kevarrius. »
Le technicien grec sait l’importance de Hayes dans l’équilibre défensif et la protection du cercle monégasque. En Betclic ELITE, l’ancien joueur de l’ASVEL et de Paris tourne à 5,9 points à 56,4% de réussite aux tirs, 4,1 rebonds et 0,7 passe décisive en 19 minutes sur 15 matchs. Au-delà des chiffres, c’est son activité et sa mobilité qui sécurisent les rotations.
Une Roca Team capable de s’adapter
Pourtant, face à Cholet, Monaco a affiché une domination totale sans lui. Daniel Theis (14 points en 16 minutes) a brillé dans le rôle de point d’ancrage intérieur, tandis que Nikola Mirotic a également pu évoluer au poste 5 dans des configurations plus mobiles.
L’entraîneur du Mans Guillaume Vizade a d’ailleurs insisté sur la complexité du casse-tête posé par la Roca Team.
« En ce moment, l’effectif au niveau technique est très élevé, Daniel Theis et Nikola Mirotic poste 5 crée d’énormes problèmes aux adversaires, il faut choisir son poison. Vous avez vu leur match contre Cholet. »
Dans certaines séquences, Juhann Begarin a même occupé des minutes au poste 5 dans une configuration extrêmement small-ball, symbole de la polyvalence monégasque.
Un contraste avec Le Mans
La question des rotations intérieures est d’autant plus centrale que Le Mans, de son côté, est privé de Wilfried Yeguete et Jonathan Jeanne. TaShawn Thomas a dû disputer 33 minutes en demi-finale contre la JL Bourg, signe d’un secteur intérieur sous tension.
Monaco, même sans Hayes, dispose d’options techniques variées et d’une profondeur capable d’alterner puissance, mobilité et tir extérieur. Reste à savoir si, pour une finale couperet, le staff choisira la prudence ou tentera de récupérer quelques minutes de son pivot essentiel.
Réponse ce dimanche.


























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