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« On perd les armes à la main » : Cholet Basket éliminé, la frustration mêlée à la fierté

BCL - Cholet Basket a vu son aventure en BCL s’arrêter mercredi 14 janvier à Bursa, battu de justesse par Tofas (84-82). Après cette élimination cruelle au play-in, joueurs et staff choletais oscillaient entre frustration immédiate et fierté du parcours européen.
« On perd les armes à la main » : Cholet Basket éliminé, la frustration mêlée à la fierté

C’est la fin de la saison européenne pour Cholet Basket

Crédit photo : FIBA

Cholet Basket est passé tout près du renversement. À Bursa, face à Tofas, le club des Mauges a échoué à deux petits points dans un match couperet, synonyme d’élimination de la Ligue des Champions (BCL). Une issue frustrante, d’autant plus après une seconde période de caractère, qui a logiquement suscité de nombreuses réactions dans le camp choletais.

Une élimination frustrante, mais assumée

Forcément marqué par le scénario, Fabrice Lefrançois a d’abord tenu à saluer l’adversaire, tout en soulignant l’état d’esprit de son groupe. « On est déçus de s’arrêter comme ça, mais il y a beaucoup de fierté par rapport à ce qu’on a montré depuis le début de la compétition », a confié l’entraîneur de Cholet Basket dans Le Courrier de l’Ouest. Le technicien a insisté sur le courage de ses joueurs, rappelant que son équipe avait rivalisé avec des formations d’un tout autre calibre budgétaire. « On perd les armes à la main », a-t-il résumé, conscient que l’écart minime renforçait encore le sentiment de frustration.

Des détails qui font basculer le match

Lucide, le coach choletais est aussi revenu sur les points noirs de la rencontre. Les pertes de balle et les rebonds offensifs concédés ont pesé lourd dans la balance. « Encaisser autant de points après nos erreurs, à ce niveau-là, ça fait très mal », a-t-il reconnu, tout en soulignant la montée en intensité de Tofas par rapport au match précédent. Le contexte, entre pression du public et engagement physique, a également joué son rôle dans cette manche décisive.

Un groupe touché mais tourné vers la suite

Dans le vestiaire, la déception était palpable. Keshawn Justice (2,01 m, 26 ans) a résumé l’état d’esprit général, évoquant un objectif manqué de peu. « On était venus pour se qualifier. C’est dur à avaler, mais il faudra s’appuyer sur cette expérience pour le championnat », a-t-il expliqué, déjà tourné vers la suite de la saison.

Même tonalité chez Mohamed Diarra (2,07 m, 25 ans), partagé entre regrets et détermination. « On est forcément déçus. Il va falloir digérer, mais on a montré qu’on ne lâchait jamais », a souligné l’intérieur, conscient que l’absence de la BCL laissera un vide mais aussi davantage d’énergie à consacrer aux compétitions nationales.

La frustration d’Ayayi et le combat jusqu’au bout

Gerald Ayayi (1,91 m, 24 ans) n’a pas caché sa frustration, notamment face à l’impact physique et à certaines situations litigieuses. L’arrière girondin a toutefois voulu retenir le caractère affiché par son équipe. « On s’est battus, on n’a pas reculé. Même dans la dureté, on a montré qu’on était là », a-t-il expliqué, rappelant que ce type de match forge un groupe.

Une fierté européenne malgré tout

Au-delà de l’élimination, Fabrice Lefrançois a tenu à élargir le regard sur l’ensemble du parcours. « C’était une compétition très relevée pour nous. On a montré qu’on pouvait exister et faire de bonnes choses », a-t-il conclu. Une BCL qui s’arrête brutalement, mais qui laisse aussi l’image d’un Cholet Basket combatif, respecté, et capable de rivaliser jusqu’à la dernière seconde.

Commentaires


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frenchpaul1988
La frustration est compréhensible, mais je dis tout de même à cette équipe du CB pour leur beau parcours, ils se sont sortis d'une poule relevée (Hapoel Holon, Joventud Badalone et Busraspor) et sont tombés les armes à la main contre un gros client (Tofas Bursa).
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Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.