Orléans sous bannière américaine : l’Oncle Sam débarque dans le Loiret avec ses millions

CO’Met entame sa révolution américaine
Le conseil municipal d’Orléans a franchi une étape historique pour son club de basket ce lundi soir. Les élus ont officiellement validé le processus de privatisation du club d’Orléans ouvrant la voie à une reprise par un trio d’investisseurs venus des États-Unis.
Un investissement de 6,6 millions d’euros sur cinq ans
Le projet repose sur l’arrivée de la société JHZ OLB Holdings LLC, composée de Ben Jenkins, Matt Hong et Jamie Zaninovich. Ce passage de témoin se fera de manière progressive : la ville d’Orléans, actionnaire majoritaire actuelle, cédera ses parts par étapes jusqu’à ce que le trio américain devienne majoritaire en avril 2027.
En contrepartie de cette prise de contrôle, les nouveaux propriétaires s’engagent à injecter 6,6 millions d’euros sur la période des cinq prochaines années. L’objectif est clair : donner au club les moyens financiers de ses ambitions sportives tout en sécurisant sa structure interne.
Sortir d’un modèle de financement public jugé obsolète
Pour le maire d’Orléans, Serge Grouard, cette mutation était devenue une nécessité absolue pour la survie du club au haut niveau. Le modèle actuel, très dépendant des deniers publics, a atteint ses limites.
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Saturation des aides : Les apports du Département et de la Région ne sont plus extensibles.
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Plafond du partenariat privé : Malgré 200 partenaires locaux, les fonds récoltés ne suffisent pas à franchir un palier.
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Garanties solides : Chat échaudé craint l’eau froide ; la municipalité assure avoir pris conseil auprès de la Ligue nationale de basket (LNB) pour éviter un scénario de faillite similaire à celui connu par le club de Pau récemment.
» Notre modèle de développement pour l’OLB est obsolète parce qu’il repose trop sur des fonds publics, a résumé le maire d’Orléans dans les colonnes de France Bleu. Il est totalement illusoire d’espérer un apport complémentaire du Département ou de la Région. Et s’il n’y a pas d’apport complémentaire, le club ne pourra plus progresser. Il y a actuellement 200 partenaires privés, mais cela ne suffit pas, on n’est pas à l’échelle du besoin. »
Une opposition vigilante face au maintien des subventions
Bien que favorable à l’arrivée de capitaux privés, l’opposition municipale a choisi l’abstention. Les interrogations portent principalement sur l’équilibre entre investissement privé et soutien public. En effet, la ville a maintenu sa subvention annuelle à hauteur d’1,2 million d’euros pour les cinq ans à venir.
Certains élus écologistes auraient préféré voir cette somme diminuer au profit d’autres associations sportives de la ville. Cependant, la majorité souligne que ce maintien était une condition sine qua non du « pacte d’associés ». En échange, les investisseurs américains se sont engagés sur plusieurs points cruciaux comme le maintien d’une politique tarifaire accessible et familiale.
Actuellement 4e d’ELITE 2 avec un bilan de 19 victoires pour 12 défaites, Orléans a les Playoffs dans le viseur mais rêve déjà en coulisse de rejoindre la cour des grands.





















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