Parodie de choc à Gaston-Médecin : Paris espère toujours piquer la première place à Monaco

Blossomgame peu impliqué (et diminué par son mollet ?), Nedovic exclu à la 7e minute : avec trois pros à fond, Monaco n’a pas fait le poids contre Paris
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À partir de 5€Essai gratuitEt dire que ce remake de la finale entre l’AS Monaco et le Paris Basketball, diffusé gratuitement en prime time sur La Chaîne L’Équipe, devait servir de formidable promotion pour le championnat de France. Au final, l’agréable Cholet – Nancy de l’après-midi aurait fait une bien meilleure publicité pour la Betclic ÉLITE que ce choc au rabais.
« Jouer en dilettante, ce n’est pas une marque de respect »
Au lieu du sommet promis, le grand public eut droit à une fade opposition sans intensité défensive (95-123). La faute à la situation de plus en plus pesante de l’AS Monaco, qui l’a conduit à se présenter avec seulement cinq professionnels sur la feuille de match, aux arbitres qui ont certainement manqué de discernement, malgré les mots prononcés, en assénant une faute disqualifiante à l’un des rares pros aptes, Nemanja Nedovic, sur le… banc à la 7e minute, et au Paris Basketball qui a pris ce match par-dessus la jambe.
« On montre qu’on n’a de la marge sur personne et que si on arrive en dilettante, qu’on ne se sort pas les doigts, excusez-moi du terme, on se met beaucoup en difficulté », enrageait Yakuba Ouattara, exemplaire pour son retour en Principauté (19 points à 7/11 en 22 minutes), au micro de DAZN. « Heureusement, on a su inverser la vapeur. Avoir du respect pour l’adversaire, c’est jouer à fond. Jouer en dilettante, ce n’est pas une marque de respect pour moi. »
Les Espoirs de Monaco ont fait honneur au maillot
Un relâchement compréhensible, au fond, face à l’état du banc monégasque au début de la rencontre : quatre Espoirs, dont un, Mathyss Moudio Martel, encore en âge de jouer avec les U18. Mais tous les jeunes ont joué sans peur, tenant la dragée haute aux champions de France.

Face à son ancien club, Yssam Moungalla a étalé ses progrès (15 points en 18 minutes). Kyllian Michée a masqué ses évidentes limites physiques par un vrai culot et son sens du jeu (13 points et 3 passes décisives). Mantas Laurenčikas a amené un peu de maîtrise pour un meneur disputant son deuxième match professionnel tandis que le cadet Mathyss Moudio Martel a réussi la prouesse de terminer avec un +/- positif lors de ses 13 minutes passées sur le parquet. « Ils peuvent garder la tête haute », a applaudi Yakuba Ouattara.
Toujours est-il que l’AS Monaco, et ses 39 millions d’euros de budget, ne devrait pas en arriver là. Mais entre les blessés (Diallo, Mirotic, Theis), les suspendus (James, Begarin) et les problèmes financiers qui ont entraîné la grève d’Élie Okobo et les départs de David Michineau et Yoan Makoundou, le club de la Principauté se retrouve contraint d’aller fouiller jusqu’au fond de son centre de formation et de supplier un blessé, Matthew Strazel, de passer outre la douleur pour ne pas déclarer forfait en Betclic ÉLITE.
Strazel héroïque, malgré la douleur
Matthew Strazel, d’ailleurs, parlons-en. Quand un Jaron Blossomgame a ostensiblement abandonné ses coéquipiers à la fin, arguant cependant d’une « douleur aiguë au mollet » sur ses réseaux sociaux, l’international français a été exemplaire dans l’attitude – tout comme Terry Tarpey et Kevarrius Hayes – et la productivité (26 d’évaluation). « J’ai joué un peu blessé, et un peu obligé car sinon on n’avait pas assez de Français », a-t-il avoué à DAZN. « Avec l’adrénaline, j’ai réussi à faire quelques aller-retour et à avoir un peu de réussite. »

Un doux euphémisme pour dire qu’il a fait exploser son record en carrière (34 points, contre 24 auparavant) et quasiment maintenu l’espoir à lui tout seul dans les travées de Gaston-Médecin, ramenant notamment l’ASM à seulement -6 au cœur de la seconde mi-temps (68-74). Encore plus remarquable alors qu’il évoluait avec le couperet de quatre fautes à son compteur personnel, depuis une technique reçue à la… 11e minute.
Paris leader sur le fil ?
Mais de trop nombreuses dorsales ont fini par avoir raison de son courage, et après la tempête du premier quart-temps (25-40), Monaco a fini par exploser dans le money-time (95-123). Une défaite qui permet à Paris de continuer à rêver de la première place de Betclic ÉLITE puisque le critère retenu par la LNB, suite à la victoire retirée à l’ASM en début de saison, est le nombre de succès, et non le pourcentage, selon Nice Matin. Or, si l’équipe de la capitale bat l’ASVEL pendant que Monaco chute à Boulazac samedi prochain, les deux clubs seraient à 22 victoires chacun, avec le panier-average pour Paris.

« Ça reste une défaite mais je suis fier de ce que les jeunes ont montré », a souligné Matthew Strazel après le buzzer final. « Ils se sont battus avec le peu d’armes que l’on avait. J’espère que ça va leur donner confiance pour la suite de leur carrière. Maintenant, le but est de ne pas se blesser avant les playoffs. On va essayer de finir premier, mais même si on finit deuxième, ce sera à celui qui se battra le plus en playoffs pour aller chercher le titre. » En espérant y avoir des chocs dignes de ce nom, cette fois…




























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