Pedro Martínez brise le silence : les coulisses de son départ de Valencia Basket pour le Real Madrid

Pedro Martinez quitte Valence sur une année en or, avant de quitter le club pour s’engager au Real Madrid
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À partir de 5€Essai gratuitLa nouvelle avait fait l’effet d’une bombe dans le basket espagnol. Quelques jours seulement après avoir remporté la Liga Endesa avec Valencia Basket, Pedro Martínez a choisi de rejoindre le Real Madrid, où il succédera à Sergio Scariolo. Suite à l’officialisation de son départ, l’entraîneur le plus titré de l’histoire du club valencien a décidé de s’expliquer dans les colonnes de Las Provincias, en détaillant une chronologie qui, selon lui, ne laisse aucune place à la trahison préméditée.
Une décision prise en quelques jours, pas pendant la compétition
Tout commence pendant les playoffs, lors de la série face à la Joventut Badalone. Deux personnes de son entourage lui transmettent alors qu’un club d’EuroLeague s’intéresse à lui. Ce club, c’est le Real Madrid. Mais à ce stade, rien n’est concret.
Le mercredi 24 juin, Valencia remporte le titre. Le lendemain, jour de célébration, une personne du Real Madrid l’appelle pour le féliciter et lui signifier l’intérêt du club. Le vendredi 26 juin, une réunion se tient à Barcelone. « En aucun moment la décision n’a été prise pendant que nous étions en compétition », insiste Pedro Martínez, qui précise qu’à ce stade il n’avait pas encore pris sa décision.
Le samedi 27 juin, Valencia réagit avec une contre-proposition pour améliorer son contrat — financièrement comparable à celle de Madrid, mais sur deux ans au lieu de trois. Dans l’après-midi du même jour, l’offre écrite du Real Madrid arrive. La décision est alors imminente.
Sur son discours émouvant devant le public de la Roig Arena après le titre, il se défend : « Dans le discours de la Roig Arena, je ne savais pas que j’allais partir. Si à ce moment-là j’avais été décidé à m’en aller, je n’aurais jamais fait cette valorisation. » Une mise au point qui ne devrait pas totalement calmer les supporters valenciens, qui lui reprochent d’avoir célébré le titre en parlant d’union et de philosophie de club alors qu’il avait déjà été contacté par Madrid.
Adeu, Pedro
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— Valencia Basket Club (@valenciabasket) July 3, 2026
Le défi sportif comme moteur principal
Pour justifier son choix, le technicien catalan met en avant une ambition personnelle longtemps inassouvie. « J’aime me tester dans une équipe qui a l’ambition maximale et donc aussi la pression maximale que je vais avoir en tant qu’entraîneur. C’est quelque chose que je n’ai jamais eu l’opportunité d’avoir dans ma carrière. » Un argument sportif sincère, mais qui passe mal dans une ville qui l’a vu devenir le coach le plus capé de son histoire avec 282 matchs dirigés et 207 victoires.
Il reconnaît également que la décomposition du projet valencien a pesé dans la balance. Quand Brancou Badio et Braxton Key ont refusé les offres du club, puis qu’un autre joueur — vraisemblablement Jaime Pradilla, lui aussi parti en payant sa clause — lui a annoncé son probable départ, la dynamique du groupe s’effritait. « Je reconnais que cela n’a pas aidé à prendre la décision », admet-il. Rappelons que la star de l’équipe, Jean Montero, a lui choisi de parti pour l’Olympiakos.
Sur la clause de résiliation, Pedro Martínez (65 ans) confesse ne pas en avoir connu le montant au moment de sa prolongation en mars. « Ce n’est pas quelque chose que j’ai négocié, c’est celle que le club a jugée opportune. » Une déclaration qui illustre à quel point ce départ, aussi retentissant soit-il, n’était pas planifié de longue date.
Reste que l’impact de la nouvelle dépasse largement le cadre sportif. « Si mon départ était pour aller dans une autre équipe, l’impact ne serait probablement pas le même », reconnaît-il lui-même. Aller au Real Madrid depuis Valencia, c’est franchir une ligne symbolique que beaucoup de supporters ne lui pardonneront pas de sitôt.


























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