« Qu’est-ce qu’il fait ?! » : Andrew Albicy livre ses vérités sur Vincent Collet, et ses choix malheureux en finale des Jeux Olympiques 2024

Andrew Albicy garde des regrets du coaching de Vincent Collet aux Jeux
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À partir de 5€Essai gratuitIl n’aura pas fallu patienter deux ans, comme ce fut le cas de Nando De Colo, pour qu’Andrew Albicy (1,78 m, 36 ans) n’ouvre son cœur et livre ses vérités sur l’équipe de France. Six mois après sa dernière danse en Bleu, lors de la fenêtre de qualif de février 2026, le nouveau meneur de Limoges a avoué, chez nos confrères de First Team, ses regrets quant à la finale des Jeux Olympiques de Paris 2024. Et plus largement, sur son mandat de « centenaire » entre chaud et froid avec le sélectionneur d’alors, Vincent Collet.
ANDREW ALBICY, L’ENTRETIEN 🎙
On a reçu Andrew Albicy pour un entretien très spécial avec un joueur iconique de l'Équipe de France, mais aussi un grand ami d'Erwan et Thomas ! Un retour sur sa longue carrière en bleu, les dessous des Jeux Olympiques mais aussi sur les… pic.twitter.com/xQgaA6p5qJ
— First Team (@FirstTeam101) August 16, 2026
L’incompréhension de la finale : « Mais qu’est-ce qu’il fait ?! »
Si Vincent Collet a terminé son immense mandat en étant désigné meilleur coach du tournoi olympique malgré la défaite face aux USA, le ressenti à l’intérieur du groupe, et particulièrement sur le banc lors de la finale, semble bien plus nuancé. Pour Andrew Albicy, l’approche tactique du sélectionneur face à l’armada américaine a fait défaut. Pire, elle a peut-être même brisé la dynamique construite par ses hommes, sur les tours précédents.
« L’erreur qu’on fait en finale, c’est que l’on change encore toute la rotation encore une fois, » déplore le meneur. Il pointe notamment l’intégration soudaine de Bilal Coulibaly dans la rotation, alors qu’il n’avait quasiment pas joué auparavant. « On avait mis un roster entre qui ‘marchait’. Bah en fait : pourquoi tu continues pas ? » s’interroge-t-il, précisant qu’il ne s’agit pas de critiquer la performance individuelle de Coulibaly, mais bien la rupture de continuité.
🎙️ "L'erreur qu'on fait face à Team USA en finale, c'est qu'on change toute la rotation et qu'on joue à leur rythme. La finale c'était un match NBA en fait !"
L'Entretien d'Andrew Albicy et ses anecdotes sur l'Équipe de France sont dispo sur YouTube 📺#FIBAWC #StepItUp pic.twitter.com/ymCw3KjBk0
— First Team (@FirstTeam101) August 16, 2026
L’incompréhension a atteint son paroxysme lorsque le staff a décidé de se passer de pur meneur de jeu sur certaines séquences. « À un moment donné il ne met pas de meneur sur le terrain… On se regardait avec Franck [Ntilikina], on faisait : ‘Mais qu’est-ce qu’il fait ?’ On ne comprenait pas », finit-il par avouer. Le sentiment d’un gâchis prédomine dans l’esprit du néo-Limougeaud : « Si on avait été mieux tactiquement, on aurait pu les prendre… Je ne dis pas qu’on aurait gagné, mais on aurait eu un peu plus de chance ».
Des Bleus « bloqués dans des cases »
Ce dénouement olympique n’est que le dernier chapitre d’une relation complexe entre Andrew Albicy et Vincent Collet, un coach qu’il décrit comme aimant « mettre les gens dans des cases, dans des rôles ». Albicy confesse que ce carcan a parfois pesé sur son jeu : « Mentalement ça te touche… Des fois on va te dire des choses indirectement : ‘tu as marqué un panier mais la prochaine fois il y a lui qui est à côté’. Inconsciemment tu vas peut-être pas prendre le tir suivant, tu vas faire la passe. Tu ne vas même pas regarder le panier ».
🎙️ «On a eu une réunion avant les quarts des JO, où on a parlé français. Après, Isaïa et Guerschon se subliment et on est devenus injouables !»
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— First Team (@FirstTeam101) August 18, 2026
Le parcours du vétéran en Bleu a d’ailleurs été marqué par une immense traversée du désert de cinq ans (2012-2017) sans le moindre contact avec le sélectionneur. « Zéro contact, » confirme-t-il, ajoutant avec lucidité que sans le conflit entre la FIBA et l’EuroLeague qui a forcé la création des « fenêtres », il n’aurait probablement jamais revu le maillot tricolore. Même son absence lors du fiasco de la Coupe du Monde 2023, qu’il a vécue comme une frustration terrible après avoir tout planifié pour y être, reste une blessure.
Pourtant, malgré les griefs tactiques et les périodes d’ombre, confirmant n’avoir eu « aucun contact » avec le staff entre 2012 et 2017, Albicy quitte la scène internationale « en paix ». S’il place son titre de champion d’Europe U20 en 2010 comme son « meilleur souvenir » pour la liberté qu’il y avait, il n’oublie pas les rôles importants qu’il a pu endosser. Notamment lorsque l’EuroLeague était en conflit avec les sélections, ouvrant la porte au talent génial du petit meneur.
L’interview complète est à retrouver en podcast et sur YouTube :





























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