Nicolas Batum à la retraite : le Top 5 des moments les plus marquants de sa carrière

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À partir de 5€Essai gratuit1 - Le contre sur Klemen Prepelic
Quoi d'autre ?! Dans le huis-clos de Saitama, Nicolas Batum a signé en août 2021 l'action la plus iconique de l'histoire du basket français. Et donc, forcément, de sa carrière.
Alors que des millions de téléspectateurs ont sauté un battement cardiaque en France en voyant Klemen Prepelic foncer vers le cercle au buzzer, le lay-up de l'ancien limougeaud a été contré par Nicolas Batum sur le gong final, afin d'envoyer les Bleus en finale olympique. "J’étais persuadé de l'avoir passé", avait ensuite raconté le Slovène. "Il n’y a que très peu de joueurs au monde qui auraient pu faire ce contre. Malheureusement pour nous, Batum en faisait partie."
😍🤯 UNE STATUE POUR BATUM !!!
— Eurosport France (@Eurosport_FR) 5 août 2021
Un contre décisif à la dernière seconde de @nicolas88batum et l'équipe de France rejoint Team USA en finale des #JeuxOlympiques !!! pic.twitter.com/0nowWoZPhB
Un chase-down block, digne de ses plus grandes années athlétiques, qui a définitivement fait entrer Batum au Panthéon du basket français, surpassant toutes ses errances passées en équipe de France. "J’ai fait de bons matches, en équipe de France, mais j’ai l’impression qu’on se rappelle trop de mes matches pourris", glissait-il d'ailleurs dans la foulée. "Mes trois lancers contre l'Espagne en 2015, l’Espagne en 2016 (0 point - 0 rebond en quart de finale), la demi-finale contre l’Argentine (3 points à 1/6)… Est-ce que ce contre efface tout ? S’il vous plaît, oui. Je pense que ça rattrape les erreurs que j’ai faites. Je devais le faire."

2 - 62 points en 20 heures pour une médaille mondiale
Déçu, à titre individuel, de son EuroBasket 2013, où il avait attendu la finale pour sortir la tête de l'eau, Nicolas Batum hérite du rôle de leader des Bleus, à 25 ans, pour la Coupe du monde 2014, sans Tony Parker ni Nando De Colo.
Douze ans après, il en reste le souvenir d'un week-end épique à Madrid. Après avoir terrassé la Roja en quart de finale, le natif de Lisieux plante 62 points en l'espace de deux matchs pour emmener l'équipe de France vers sa première médaille mondiale.
35 points, son record en carrière, en demi-finale, un chef-d'œuvre gâché par la défaite contre la Serbie (qui lui laissera aussi le souvenir d'une lèvre boursouflée, comme à Paris 2024) puis 27 le lendemain lors de la petite finale, à peine 20 heures après la désillusion serbe, pour s'adjuger la troisième place. Les Bleus s'offrent le bronze et Nicolas Batum une place dans le meilleur cinq du tournoi.

3 - La folie Blazers en 2014
En 18 saisons et 1 281 matchs sur place, Nicolas Batum gardera sûrement une grande frustration de sa carrière NBA : n'avoir remporté que trois séries de playoffs, ne faisant pas mieux qu'une seule finale de conférence (en 2021 avec les Clippers).
Recordman français du nombre de triple-double en NBA (9), l'ancien manceau a été à l'apogée de son parcours un homme à tout bien faire dans l'Association. Si ses deux premières saisons avec Charlotte (2015/17) ont été ses meilleures (15 points, 6 rebonds et 6 passes décisives de moyenne), le natif de Lisieux a vraisemblablement connu ses plus fortes émotions au printemps 2014 contre Houston, la franchise qui l'avait drafté (25e en 2008).

Alors qu'il n'en était encore qu'aux prémices de l'étiquette de glue-guy qui allait faire son bonheur toute sa seconde partie de carrière, Nicolas Batum avait survolé la série contre les Rockets (15,8 points, 5,8 rebonds et 5,2 passes décisives), s'offrant la coquetterie d'une passe décisive sur le buzzer beater de Damian Lillard qui avait fait exploser le Moda Center. La première série gagnée par les Blazers depuis 2000 !
4 - Patron à Cagliari à 20 ans
Oui, c'est subjectif. Nicolas Batum a certainement réalisé de bien plus grandes choses chez les Bleus qu'une grosse performance en repêchage de l'Euro, à commencer par une qualification pour une finale olympique fêtée avec son fils à Bercy, ce qui reste à ses yeux son plus grand souvenir.
Mais on ne peut s'empêcher de se demander ce qu'aurait été le début de sa carrière internationale, sans cette prestation XXL dans le traquenard de Cagliari. À l'époque, l'équipe de France est au bord du gouffre, menacée de rater l'EuroBasket 2009, contrainte de passer par un obscur tournoi de repêchage en août afin d'arracher le dernier ticket pour le championnat d'Europe.
Avec un premier rendez-vous plus que périlleux : l'Italie, en Italie, sans Tony Parker, rappelé par les Spurs pour vérifier sa cheville... Et dans ce contexte étouffant, un jeune ailier de 20 ans confirme toutes les promesses placées en lui dès sa 5e sélection, sa première dans un match à enjeu : 20 points à 7/11, 8 rebonds et une défense harassante sur Marco Belinelli. Mieux, alors que le bateau bleu tangue en Sardaigne, c'est le rookie qui le maintient à flots avec 12 points de suite entre la 37e et la 42e minute.
"Il a été exceptionnel", avait souligné Vincent Collet après la victoire cruciale en prolongation (80-77). "C'est remarquable, notamment dans la maîtrise car il a fait ça sans forcer. Il a pris ses responsabilités quand il le fallait." Un aperçu grandeur nature des quinze années à venir en somme...

5 - Avoir dit non à la retraite en 2020
Et si tout s'était arrêté en janvier 2020, après huit défaites consécutives ? Conservé dans l'effectif des Hornets jusqu'au match délocalisé à Bercy, puis définitivement renvoyé sur le banc, Nicolas Batum a failli prendre sa retraite il y a six ans...
"Il y a eu le COVID", avait-il raconté dans le podcast "The Old Man and the Three". "J’étais bloqué à la maison pendant environ huit mois et je suis tombé en dépression, j’ai pris presque 20 kilos… c’était n’importe quoi. Vers la mi-octobre 2020, mon agent m’appelle et me dit ‘On doit parler’. Là, j’étais monté à 122 kilos, c’était n’importe quoi. J’avais touché le fond. J'ai appris que j'étais coupé par les Hornets via un tweet d'Adrian Wojnarowski. J'étais en train de faire le ménage dans le salon, de ranger les jouets de mon fils, prêt à aller me coucher. Et j'ai reçu la notification. Là je me dis OK, je vais prendre ma retraite. Je pensais que j'étais fini."
Spoiler : il ne l'était pas. Alors qu'un coup de fil de Tyronn Lue a ranimé la flamme, Nicolas Batum a continué pendant six saisons supplémentaires. Et cela aurait été dommage de ne pas le faire : il ne serait pas devenu le héros de Tokyo, n'aurait pas goûté à une finale de conférence NBA, et n'aurait pas disputé une finale olympique à la maison...



























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