Quand Vincent Collet se rend à Tahiti pour préparer les sélections locales aux Jeux du Pacifique

Vincent Collet est de passage à Tahiti
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À partir de 5€Essai gratuitVincent Collet a posé ses valises à Tahiti pour une mission de trois semaines auprès des sélections polynésiennes. Présent dans l’archipel du 1er au 20 juillet 2026, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France masculine, poste qu’il a occupé entre 2009 et 2024, intervient dans le cadre de ses fonctions de conseiller spécial auprès de la Direction technique nationale de la Fédération française de basketball.
Devenu consultant pour les Cleveland Cavaliers en NBA après son départ des Bleus, Vincent Collet doit également retrouver l’ASVEL la saison prochaine en qualité d’adjoint de Tony Parker et de coordinateur offensif. À Tahiti, le technicien français apporte son expertise aux équipes masculine et féminine engagées dans la préparation des Jeux du Pacifique 2027. Il s’est montré optimiste sur leur potentiel au cours d’un entretien accordé à la journaliste Élodie Largenton pour Polynésie La 1ère.
Vincent Collet accompagne Tahiti vers les Jeux du Pacifique 2027
Invité par la Fédération tahitienne de basketball, Vincent Collet observe les séances, échange avec les entraîneurs et intervient directement auprès des joueurs et joueuses. Cette mission s’inscrit dans les fonctions confiées à l’ancien sélectionneur par la FFBB après les Jeux olympiques de Paris 2024.
Nommé conseiller spécial auprès de la Direction technique nationale, il travaille notamment sur la formation des joueurs et des techniciens, le Projet de performance fédéral masculin et l’accompagnement des entraîneurs. Ses missions portent sur les dimensions techniques, pédagogiques et managériales.
Après avoir dirigé l’équipe de France pendant quinze ans, Vincent Collet a rejoint l’encadrement des Cleveland Cavaliers comme consultant. Il doit désormais occuper le rôle d’adjoint et de coordinateur offensif auprès de Tony Parker à l’ASVEL lors de la saison 2026-2027.
L’engagement des joueurs tahitiens a marqué Vincent Collet
Au contact des deux sélections, le technicien de 63 ans a d’abord apprécié l’implication affichée au cours des entraînements. Une qualité qu’il considère comme un point de départ important avant la compétition prévue l’année prochaine.
« La première qui m’a frappé, c’est le niveau d’engagement. Que ce soit la sélection masculine ou féminine, on sent beaucoup de détermination, beaucoup d’agressivité dans le bon sens du terme. Et également une vraie volonté d’apprendre. Les entraînements se sont très bien déroulés avec beaucoup d’enthousiasme pour pouvoir apprendre ensemble », a-t-il expliqué auprès de Polynésie La 1ère.
Vincent Collet n’a toutefois pas limité son intervention à un rôle d’observateur. Son passage doit permettre aux staffs locaux de bénéficier de l’expérience d’un entraîneur ayant préparé et dirigé l’équipe de France dans quatorze compétitions internationales entre 2009 et 2024.
Des fondamentaux collectifs à améliorer avant 2027
À un an des Jeux du Pacifique 2027, l’ancien sélectionneur a identifié le travail collectif comme l’un des principaux axes de progression des équipes tahitiennes.
« Il faut travailler l’ensemble des fondamentaux collectifs. Il faut améliorer les rouages collectifs des deux équipes, mais il y a encore du temps. Avec la volonté que les deux équipes affichent, il n’y a pas de raison que ça ne se fasse pas », a-t-il estimé dans le même entretien.
Le champion d’Europe 2013 considère ainsi que Tahiti possède suffisamment de temps pour structurer son jeu et progresser tactiquement. Le travail effectué durant son séjour doit servir de base aux entraîneurs locaux pour poursuivre la préparation après son départ.
Le manque de confrontations freine le développement des jeunes
Vincent Collet s’est également exprimé sur la formation des jeunes joueurs polynésiens. L’éloignement entre les îles et la difficulté à rencontrer régulièrement des adversaires de haut niveau constituent, selon lui, des obstacles importants.
Georgy Adams (1,95 m, 59 ans) représente l’un des rares joueurs issus de Polynésie à avoir atteint le niveau professionnel en métropole. Vincent Collet a souligné son investissement dans le développement de la pratique locale.
« Il faut continuer à faire travailler les jeunes. Je crois que Georgy travaille beaucoup à ce niveau-là. Il s’investit beaucoup pour permettre à un plus grand nombre de jeunes de pratiquer. Et plus on aura de pratiquants, meilleures seront les chances d’en voir certains franchir le Rubicon », a expliqué l’ancien sélectionneur.
Les qualités physiques observées durant son séjour lui paraissent compatibles avec les exigences du haut niveau. La multiplication des matches face à des adversaires plus expérimentés reste cependant nécessaire.
« Il n’y a pas de raison sur ce que j’ai vu. Il y a des vraies qualités, en particulier athlétiques, qui permettent d’accéder potentiellement au niveau. Mais comme vous l’avez dit, le souci, c’est le manque de confrontation. Parce qu’on sait que pour progresser, ça reste quelque chose d’essentiel. »
Vincent Collet doit consacrer une partie de la fin de son séjour à la découverte d’une autre île, avant quelques jours de vacances dans l’archipel. Sa mission auprès des sélections tahitiennes s’achèvera le 20 juillet.





















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