WNBA : plus de 20 000 spectateurs à Montréal, un record historique en saison régulière
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À partir de 5€Essai gratuitIl fallait le voir pour le croire. Dans une salle habituellement dédiée au hockey et aux concerts, plus de vingt mille personnes se sont levées pour acclamer des joueuses de WNBA. Le Centre Bell, temple du Canadien de Montréal, a vibré au rythme d’un sport qui n’avait jamais posé ses valises dans la métropole québécoise. Et le résultat est sans appel : 20 996 spectateurs, un nouveau record d’assistance en saison régulière pour la ligue.
Le match opposait le Tempo de Toronto aux Wings de Dallas. Sur le terrain, le duel a été à la hauteur de l’événement. Paige Bueckers, visage de la nouvelle génération WNBA, a signé 34 points pour Dallas, qui s’est imposé 108 à 95. En face, Marina Mabrey et Laura Juskaite ont répondu avec 34 et 25 points respectivement, sans parvenir à renverser la vapeur. Le Tempo encaisse sa quatrième défaite consécutive et affiche un bilan de 9 victoires pour 13 défaites.
Montréal, terrain fertile pour le basketball
Ce record ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans une dynamique plus large : le basketball est aujourd’hui considéré comme le sport « le plus cool » chez les 16-35 ans au Canada. Montréal, métropole de quatre millions d’habitants, n’échappe pas à cette tendance. La ville a produit des figures NBA comme Luguentz Dort et Bennedict Mathurin, tous deux originaires de Montréal-Nord. L’engouement est réel, ancré dans les quartiers, et il cherchait une scène à sa mesure.
L’entraîneuse du Tempo, Sandy Brondello, a d’ailleurs souligné l’importance symbolique de jouer dans une ville francophone, signe que la WNBA mesure le potentiel d’un marché encore peu exploité. La réponse du public montréalais a largement confirmé cette intuition. Le précédent record en saison régulière datait de deux ans à peine, avec 20 711 spectateurs. Il vient déjà d’être effacé.
Un écosystème basketball en construction
Au-delà du spectacle d’un soir, Montréal se construit progressivement en véritable capitale basketball francophone. Du côté masculin, l’Alliance de Montréal, équipe de la ligue canadienne CEBL, a connu sa meilleure saison en 2024-2025 avec une qualification en playoffs. La franchise a été rachetée début 2025 par un trio composé de Léo Bouisson, entrepreneur français installé au Canada et petit-fils du cofondateur de Cholet Basket, de l’ancien pivot des Miami Heat Joël Anthony, et d’Ian Philip. Leur ambition : faire de l’Alliance une institution, pas simplement une équipe.
Bouisson reste lucide sur le chemin à parcourir : « Il y a quand même cinq ans probablement avant que le nom de l’Alliance soit reconnu largement dans Montréal puis dans le Québec. » Mais les 65 % de fans âgés de 16 à 35 ans témoignent d’une base jeune et engagée, exactement celle que la WNBA cherche à séduire.
La dynamique est lancée. Dimanche, le Tempo retrouve le Centre Bell pour affronter le New York Liberty. Après un record d’assistance qui a fait le tour des réseaux, Montréal aura à cœur de confirmer que ce n’était pas un coup d’éclat, mais le début d’une histoire durable avec le basketball.





























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