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Quels ajustements de la part de la NBA pour faire avancer son grand projet en Europe ?

NBA Europe - Le projet stagne et dans les coulisses, les négociations sont tendues. Transferts de stars, partage des revenus, frais de licence : The Athletic lève le voile sur un projet qui ressemble encore davantage à un rapport de force qu'à un lancement imminent.
Quels ajustements de la part de la NBA pour faire avancer son grand projet en Europe ?

NBA Europe, le rêve est là, les désaccords aussi.

Crédit photo : © Kirby Lee-Imagn Images
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NBA Europe, ligue à 16 équipes prévue pour octobre 2027, est bel et bien en chantier. Mais derrière les annonces d’Adam Silver et les réunions entre la NBA et l’EuroLeague, c’est une guerre d’influence qui se joue en coulisses. Transferts de stars NBA en Europe, partage des revenus, frais de licence, gouvernance : sur chaque point, les positions restent éloignées. The Athletic a révélé cette semaine les détails de négociations qui n’ont rien d’un long fleuve tranquille.

Giannis en Europe ? La NBA a dit non

L’une des idées les plus ambitieuses soumises par de potentiels investisseurs lors des premières discussions mérite d’être racontée. Imaginez un grand club de football européen appeler les Milwaukee Bucks pour proposer quelques centaines de millions de dollars en échange de Giannis Antetokounmpo, qui viendrait jouer en NBA Europe comme les stars du football migrent d’un club à l’autre. L’idée a bien été avancée. La réponse de la NBA a été immédiate : non.

Les règles du projet interdisent aux équipes NBA Europe d’acquérir des joueurs sous contrat aux États-Unis, sauf s’ils sont agents libres. Un représentant d’un grand club de football européen impliqué dans les discussions résume la situation à The Athletic : « Sans transferts de stars venant des États-Unis, cela devient une ligue de développement, ce que personne ne souhaite vraiment. » Une position partagée publiquement par Adam Silver lui-même, qui a répété que NBA Europe ne doit pas être une ligue de développement. Les deux affirmations sont donc vraiment difficilement conciliables à ce stade.

EuroLeague : fusion, division ou partenariat ?

Pendant que la NBA et les clubs de football s’affrontent sur les transferts, une autre négociation, peut-être encore plus sensible, se déroule à Barcelone cette semaine entre la NBA et l’EuroLeague. L’arrivée de Chus Bueno à la tête de l’EuroLeague a changé l’atmosphère. Fort de douze ans passés à la NBA, notamment comme vice-président des opérations commerciales pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, il affiche une ouverture au dialogue que son prédécesseur n’avait pas. Silver a d’ailleurs reconnu publiquement que « le meilleur résultat serait de se rapprocher de l’EuroLeague ». La NBA et la FIBA ont indiqué que chaque équipe de l’EuroLeague était la bienvenue dans leur écosystème proposé, soit par le biais du processus d’acquisition de franchises, soit en se qualifiant pour l’une des places ouvertes sur la base du mérite.

Mais les questions concrètes restent ouvertes. L’EuroLeague fusionnera-t-elle avec NBA Europe ? Deviendra-t-elle la deuxième division du continent ? La NBA a partagé les détails de son modèle économique avec les dirigeants de la compétition européenne, mais aucun accord n’est en vue.

Le modèle économique contesté

Sur le fond, le projet NBA Europe prévoit 16 équipes au lancement : 12 clubs licenciés et quatre qualifiés sportivement, avec une ouverture possible à toutes les équipes professionnelles européennes pour ces quatre places. Contrairement à la structure fermée actuelle de l’EuroLeague. La ligue pourrait ensuite passer à 18 équipes, puis à 24 d’ici la septième année, selon des documents présentés aux investisseurs potentiels.

Plus de 120 déclarations d’intérêt ont été reçues lors du premier tour, avec des valorisations allant de 500 millions à plus d’un milliard de dollars. Mais les discussions bloquent sur le partage des revenus. Des sources du côté des clubs de football évoquent une répartition de 52 % pour la NBA contre 48 % pour les équipes. La NBA conteste ces chiffres et affirme que sa part serait réinvestie dans NBA Europe pendant plusieurs années. Les frais de licence font également débat. La NBA applique une tarification variable selon la taille du marché, ce qui irrite certains candidats : « Pourquoi certains paieraient-ils moins ou plus que d’autres ? », interroge le représentant d’un potentiel projet NBA Europe cité par The Athletic.

Le football, nerf de la guerre

Derrière toutes ces négociations se cache un enjeu fondamental : la NBA a besoin des clubs de football. Pas uniquement pour leur argent, mais pour leurs bases de supporters, leurs infrastructures et leur ancrage local. Le Real Madrid, le Paris Saint-Germain ou encore l’AC Milan car sans ces locomotives, difficile de construire rapidement une ligue valant plusieurs milliards de dollars.

« Les clubs pensent toujours que la NBA a beaucoup plus besoin d’eux que l’inverse », confie une source proche des discussions. « La moitié de ces clubs n’ont pas vraiment besoin d’une équipe de basket. »

La NBA prévoit d’annoncer progressivement ses équipes licenciées tout en continuant à négocier avec l’EuroLeague. Le lancement d’octobre 2027 est toujours affiché. Mais pour l’heure, le bras de fer continue.

La NBA prête à injecter plus de 3 milliards de dollars dans sa future ligue européenne

Selon une enquête du Financial Times, la NBA a annoncé aux investisseurs qu’elle prévoit d’investir plus de 3 milliards de dollars dans sa nouvelle ligue européenne de basket-ball après que certains propriétaires potentiels d’équipes ont exprimé des inquiétudes quant à une longue attente pour les bénéfices. 

Pour rassurer les candidats, la NBA aurait ainsi promis des paiements annuels garantis aux clubs participants ainsi qu’une augmentation du prize money afin de limiter les pertes lors des premières saisons. L’objectif est aussi d’éviter que les équipes aient à remettre de l’argent au pot pendant la phase de lancement.

Plus de 120 marques d’intérêt auraient été enregistrées, avec la présence de grands fonds d’investissement comme Blackstone, CVC, RedBird, General Atlantic, BlackRock, BC Partners ou encore Oaktree. Plusieurs clubs européens de basket et de football participent également au processus (voir ci-dessus).

Toujours selon le Financial Times, la NBA et la FIBA détiendraient initialement 52% de la nouvelle compétition, contre 48% pour les franchises participantes. Une répartition amenée à évoluer avec l’arrivée de nouvelles équipes.

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