
La Halle Vacheresse a rugi ce soir
Elle avait remporté le match aller 81-78 à domicile, et pouvait se sentir en capacité de réussir l’exploit face au leader du championnat. La JA Vichy, forte de ses deux succès d’affilée, est arrivée en confiance sur le parquet de la Chorale de Roanne pour cette demi-finale retour de la Leaders Cup d’ÉLITE 2. Et même en comptant deux absents dans ses rangs, Nolan Kingué (touché au pied) et Idrissa Ba (raisons personnelles). La JA a accroché le leader roannais, qui n’a perdu qu’une seule fois en 2026, justement lors du match aller. Mais cela n’a duré qu’une mi-temps.
Après la défaite de 3 points de ses joueurs à l’aller, TJ Parker ne paniquait pas en conférence de presse : « On est à la mi-temps de cette série, il y aura un match retour le 10 février… On va mettre ça de côté. » Ses joueurs ont d’ailleurs mis du temps à mettre la machine en route. Pris à la gorge par des Vichyssois agressifs dès la première minute à l’image de ce dunk féroce de Brice Eyaga (9 points) après 15 secondes sur une interception de Pape Diop (6 points, 10 rebonds), les Roannais ont rapidement pris 10 points de retard (17-27). Mais ils n’ont pas paniqué. Maxime Roos (8 points) et Javon Masters (20 points, 5 passes décisives) notamment ont réduit l’écart en enchaînant les paniers primés. Au moment de la mi-temps, ils sont même passés devant avec deux points d’avance (45-43). Mais c’est au retour des vestiaires que le match a complètement changé de physionomie.
Notamment via un homme : Jahvon Blair. Alors qu’il n’avait pas marqué un seul point en première période et qu’il était à 0/5 aux tirs, l’extérieur canadien termine avec… 25 points à 5/11 aux tirs, et 12/13 aux lancers-francs. L’ancien poitevin a littéralement pris feu dans les vingt dernières minutes, et emmené tout le monde avec lui. Notamment Aaron Levarity (10 points, 8 rebonds, 4 passes décisives) ou Antoine Diot (10 points), qui ont aussi eu leurs coups de chaud. Les Roannais ont largement rectifié le tir au niveau de leur adresse, et enchaîné les paniers.
De quoi déprimer les Vichyssois, qui n’arrivaient pas non plus à trouver la mire de l’autre côté du terrain, à l’image des jeunes Alexandre Bouzidi (1/8 aux tirs) et Illan Pietrus (14 points, à 4/10) qui enchaînaient les tirs casse-croûte. Le score a très vite pris des dimensions irrattrapables pour les visiteurs. 32-20 dans le troisième quart et 32-11 dans le quatrième, pour un écart final de… 35 points, qui était inimaginable à la mi-temps. C’est la force du rouleau-compresseur roannais, craint par toute l’ÉLITE 2.
Et c’est celui-là que devront dompter les Orléanais, qualifiés pour la finale depuis la semaine dernière. L’OLB attendait son adversaire pour la grande finale de cette Leaders Cup, le dimanche 22 février à l’Arena Futuroscope. Ce sera donc un duel entre le 1er et le 3e du classement en championnat. Mais surtout les tenants du titre, et une équipe qui n’a pas remporté ce titre depuis 2019. Les dynamiques ne sont clairement pas les mêmes, et il sera très dur de faire tomber cette Chorale, transformée depuis l’arrivée de TJ Parker.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 ! 🔥
La Chorale s'impose largement sur l'ensemble des deux matchs (109-74)
🏆 Rendez-vous le dimanche 22 février 16h pour la finale à l’Arena Futuroscope face à Orléans !#ChoraleNation #LeadersCup #Elite2 pic.twitter.com/BnkeZ4tu3z
— Chorale Roanne Basket (@ChoraleRoanne) February 10, 2026
L’autre rencontre d’ÉLITE 2 de la soirée était une simple rencontre de championnat. Bien loin des considérations d’une Leaders Cup, Hyères-Toulon et La Rochelle s’affrontaient pour un combat de milieu de tableau. Et les dynamiques n’ont pas vraiment été respectées dans le résultat final. Les Rochelais ont en effet mis fin à quatre défaites consécutives. Le tout à l’extérieur, alors qu’ils sont une des pires équipes du championnat loin de chez eux, tandis que le HTV est normalement très solide au Palais des sports de Toulon (8 victoires pour 2 défaites avant ce soir).
Les hommes de Germain Castano ont commencé fort le match, et été excellents offensivement (25 passes décisives, 47% à 3-points). Suffisant pour dompter une des pires défenses d’ÉLITE 2. Il n’y a pas eu besoin de stopper outre-mesure le meilleur marqueur de la ligue John Roberson, dont les 22 points ont été dans le vent. Ils s’adjugent une victoire bienvenue, sur un score à peu près similaire à l’aller (77-83, contre 85-79). Les six places qui séparaient les deux équipes avant le match (8-14e) ne sont plus qu’une (10-11e).

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