« Si tu gagnes pas, on ne s’en souvient pas » : Nadir Hifi, en quête d’un « back-to-back historique » avec Paris

Nadir Hifi a faim de doublé pour le Paris Basketball
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À partir de 5€Essai gratuitÀ quelques heures du Match 2 à l’Adidas Arena, l’euphorie du hold-up inaugural (95-91) a laissé place, au moins temporairement, à beaucoup de calme et de lucidité dans le camp parisien. Nadir Hifi, auteur d’une performance majuscule pour renverser la Roca Team avec 23 points en moins de 20 minutes, ne cache pas que ce premier acte n’était pas parfait : « Même si ce n’était pas le plus beau des matchs collectivement, ce genre de match, c’est important de les gagner ».
Pour le jeune meneur, ce succès témoigne d’une « marge de progression » immense pour un groupe dont il s’agit de la première finale pour beaucoup de joueurs.
L’agressivité comme fil conducteur
Si Paris a souffert pendant 33 minutes avant de braquer Monaco, Nadir Hifi pointe du doigt une entame trop timorée. « On a commencé le match avec une mauvaise énergie, on était passifs en défense », regrette-t-il, soulignant que si l’attaque a montré de belles choses, les tirs ouverts laissés aux Monégasques auraient pu coûter bien plus cher.
Le tournant est venu d’une agressivité retrouvée, notamment dans le dernier quart-temps où Nadir a su exploiter les fautes adverses. « Mon coach m’a dit qu’ils étaient vite dans le bonus […] il m’a demandé d’être agressif car je savais que j’irais sur la ligne », explique celui qui a provoqué une pluie de lancers francs (15/16) pour sceller le sort de la rencontre.
Un nouveau statut de « maître du jeu »
Cette finale assoit surtout la mutation profonde de Nadir Hifi cette saison. Passé de scoreur pur en sortie de banc à meneur phare, l’international français savoure ses nouvelles responsabilités. « Je suis un peu le maître du jeu », confie-t-il, expliquant se sentir plus à l’aise avec la balle en main pour orchestrer le jeu parisien. S’il concède parfois des gestes d’agacement sur le parquet, il assure qu’il s’agit d’un moteur : « C’est ma manière de me motiver et de pousser mes coéquipiers ».
Cette maturité se reflète aussi dans son rapport au corps arbitral, qu’il décrit avec beaucoup de recul : « Ils ont un métier difficile, ils font aussi des erreurs et j’aime bien leur dire quand c’est bien ». Un changement de comportement qu’il juge nécessaire pour passer ce fameux « cap » franchi cette année.
Duel d’amis et ambition historique
Au-delà de la tactique, cette finale offre un duel savoureux avec Matthew Strazel, son compère de l’équipe de France. « Matthew c’est un ami, on est proches, mais c’est toujours une bonne bataille contre lui », glisse Hifi, y voyant un spectacle pimenté pour les fans. L’enjeu dépasse toutefois le simple défi individuel : Paris vise un « back to back » historique.
Inspiré par le titre des Knicks et le parcours de Jalen Brunson — dont il partage le profil physique (1,85 m pour Hifi, 1,88 m pour l’Américain) — Nadir Hifi ne jure que par le trophée collectif. « Le MVP est une chose, mais je préfère gagner avec mon équipe […] si tu ne gagnes pas, on ne s’en souvient pas », tranche-t-il. Plus mature que jamais, Nadir Hifi est prêt à mener un peu plus Paris vers un nouveau sommet ce mercredi soir.
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…























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