USA – Serbie en finale de la Coupe du Monde U17 : deux chemins très différents vers Istanbul

La Serbie a fait tomber la Turquie devant plus de 8 000 spectateurs
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À partir de 5€Essai gratuitLe tableau final est complet. La Coupe du Monde U17 2026 à Istanbul opposera en finale les États-Unis à la Serbie, à l’issue de deux demi-finales aux antipodes l’une de l’autre. D’un côté, une démonstration de force américaine. De l’autre, un thriller haletant devant des tribunes en feu.
USA – Australie : une démonstration sans appel
Les États-Unis n’ont laissé aucune chance à l’Australie, s’imposant 114 à 65 avec une facilité déconcertante. Le ton a été donné dès la fin du premier quart-temps, quand un lay-up d’Asa Montgomery a déclenché un 9-0 run qui a brisé la résistance australienne. À partir de là, le match n’a plus eu de grand intérêt sportif.
La star de la rencontre s’appelle Joaquim Boumtje Boumtje. En 23 minutes, le pivot a compilé 23 points, 15 rebonds, 3 interceptions et 1 contre, pour une évaluation de 34. Ses 5 dunks — dont 4 inscrits dans le seul troisième quart-temps — ont fait le spectacle. Anthony Williams (16 points, 2 interceptions) et NaVorro Bowman Jr (15 points, 3 passes, 0 balle perdue) ont complété un tableau offensif impressionnant.
L’écart maximal a atteint 53 points (110-57) à deux minutes de la fin, alors qu’un 11-0 au troisième-quatrième quart avait définitivement tué le peu de suspense qu’il y avait.
Serbie – Turquie : un record d’affluence et des nerfs à vif
À l’opposé, la demi-finale entre la Serbie et la Turquie a tenu toutes ses promesses. Devant 8 348 spectateurs — un record absolu pour une Coupe du Monde U17, dépassant les 8 122 fans présents lors de la finale Espagne-USA à Malaga en 2022 — et en présence de plusieurs membres de l’équipe nationale turque senior (Alperen Sengun, Cedi Osman, Tarik Biberovic notamment), la Turquie a poussé la Serbie dans ses derniers retranchements.
Menés 40-32 à la mi-temps, les Serbes ont renversé la tendance en s’appuyant sur leur solidité collective dans les moments décisifs. À 1 minute 19 de la fin, avec le score à 71-73, une perte de balle coûteuse de Besir Briant — qui avait pourtant été l’un des Turcs les plus en vue avec 4 dunks dont 3 en troisième quart — a privé la Turquie d’une égalisation potentielle. Dans le money time, la Serbie a dominé 11 à 3. Luka Miladinovic, sobre mais irréprochable dans les instants chauds, a été essentiel en fin de match pour aider un Nikola Kusturica moins adroit que d’habitude (25 points, mais à 7/20 aux tirs).
Une finale jouée d’avance ?
Ce qui rend cette finale encore plus savoureuse, c’est le contexte tactique qui l’a précédée. La Serbie avait délibérément perdu son premier match de poule face à l’Australie pour éviter les États-Unis jusqu’en finale. Le pari est réussi — mais il faudra maintenant affronter une machine américaine qui vient d’humilier cette même Australie de 49 points.
Sur le papier, cela paraît très déséquilibré. Les États-Unis ont montré une profondeur d’effectif, une puissance athlétique et une efficacité collective qui n’ont pas trouvé de réponse jusqu’ici. La Serbie, elle, a prouvé son caractère et sa capacité à gérer la pression. Ce sera peut-être son seul atout face au rouleau compresseur américain.



























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