Jamal Mashburn fait (encore) volte-face, l’AS Monaco à la dérive : le plan Ronaldinho en ultime espoir pour sauver le club ?

L’air et l’espoir se raréfient pour l’AS Monaco…
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À partir de 5€Essai gratuitSi Jamal Mashburn s’aventure, dans quelques années, à tenter de prendre le contrôle d’un nouveau club français, peut-être sera-t-il cette fois précédé par sa réputation… Cinq ans après une première histoire personnelle douteuse avec l’Élan Béarnais, les atermoiements de l’ancien All-Star NBA sont en train de précipiter la chute de l’AS Monaco.
Pas un centime lâché par Mashburn
Il y a trois semaines, alors que tout était acté sur le papier, au point que la LNB se réjouisse publiquement de l’issue heureuse qui attendait la Roca Team, Mashburn avait fait volte-face devant la Chambre d’Appel de la FFBB, ne signant jamais le plan de reprise, précipitant le club vers un nouveau refus d’engagement en Betclic ÉLITE.
Et depuis ? De simples nouveaux détails techniques à régler, nous disait-on, notamment autour de la durée de l’engagement. Mais pas de panique, nous certifiait-on aussi, l’histoire allait bien se terminer. Ce qui poussait même le club à favoriser sciemment le plan Mashburn, au détriment des autres repreneurs potentiels, quand bien même le projet Ronaldinho, par exemple, était supérieur financièrement.
Une confiance aveugle en Helen Holdings qui risque de causer la perte de la Roca Team… Alors que les discussions s’éternisaient depuis le printemps, sans concrétisation réelle, Jamal Mashburn a encore fait faux-bond a-t-on appris dans la journée. Alors que le CNOSF, censé étudier le dossier ce jeudi à 10h, avait demandé d’obtenir les garanties financières ce mercredi (cinq millions pour obtenir le feu vert de la DNCCG), le businessman new-yorkais n’a toujours pas apporté le moindre centime…

Un plan B étudié en urgence
Et désormais, comment éviter le pire ? Bien sûr, l’audience programmée devant le CNOSF jeudi n’aura pas lieu et devrait être repoussée à la date prévue du 25 août. Il ne reste désormais plus qu’une seule bouée de sauvetage : le plan adossé au fonds d’investissement andorran Clayton S.A., porté par le duo Romain Goiran – Benjamin Erisoglu, avec Ronaldinho en actionnaire star, pourtant volontairement occulté par le club après réception de la lettre d’intention le 10 août.
« Depuis ce mercredi, tout s’accélère, on est en pourparlers urgents » a confié Benjamin Erisoglu, ancien président du club de football de Cholet, à Nice Matin. « On va étudier le dossier en accéléré, faire un audit, le but c’est d’être bien entouré. » Nos confrères ajoutent que Clayton S.A. est prêt à prendre le contrôle du club même en cas de rétrogradation.
Depuis le début, les représentants de Clayton S.A. assurent que l’argent n’est pas un problème. « On a tout ce qu’il faut pour reprendre de façon saine le club », nous souffle un acteur du dossier. Mais ces derniers veulent prendre un contrôle quasi-exclusif, bien plus que ce que le directeur exécutif Oleksiy Yefimov était initialement prêt à lâcher en tout cas, ce qui pourrait constituer une source d’explication au traitement de faveur longtemps accordé à Helen Holdings.

Sauf que le temps joue désormais contre le dirigeant ukrainien, plus vraiment en état d’imposer ses conditions alors qu’il reste moins d’une semaine pour sauver l’AS Monaco avant la conciliation devant le CNOSF, préalable à un recours devant le tribunal administratif… « Nous avons très peu de marge », ajoute ce témoin, déterminé à conclure l’achat de 90% des parts.
« On va y arriver ! »
Très peu de marge, aussi, pour éviter un terrible gâchis : la disparition d’un club champion de France, un an après avoir disputé une finale de Coupe d’Europe, malgré l’aide du gouvernement monégasque, prêt à renoncer à son prêt de 20 millions d’euros (!) pour permettre à l’un de ses fleurons majeurs de survivre malgré la défaillance financière de son président-mécène Aleksej Fedorychev, privé d’accès à sa fortune suite à la guerre en Ukraine.
« On va y arriver », a assuré Benjamin Erisoglu à Nice Matin. Presque rassurant, si cela ne faisait pas des semaines que l’on entendait la même chose, pour finalement voir la situation s’empirer jour après jour… Un feuilleton de plus en plus absurde, si ce n’est grotesque, pour l’image du basket français.

























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