ITW Joan Beringer, de la départementale U17 à la NBA en quatre ans : « Tout l’univers NBA m’a choqué, c’est un énorme changement »

Le jeune loup Joan Beringer a passé une riche année d’apprentissage à Minnesota
Le rookie Joan Beringer (2,10m, 19 ans) a bouclé sa première saison régulière en NBA de la meilleure des manières. Dimanche dernier, le pivot des Minnesota Timberwolves a livré une performance XXL avec 24 points, 13 rebonds et 7 contres. Une ligne statistique impressionnante qui vient conclure une année pleine de progression, et qui confirme tout le potentiel entrevu chez le tricolore, qui n’a démarré le basket qu’en… septembre 2021 avec l’équipe U17 département de Saint-Joseph Strasbourg.
Nous avons profité du passage des Minnesota Timberwolves à Indiana pour échanger avec le Français. Entre adaptation aux États-Unis, intégration dans le groupe et progression sur le terrain, il revient sur ses premiers mois dans l’environnement NBA.
Les infrastructures ici, on en parle forcément. Ça t’a choqué en arrivant ?
Oui, clairement. Déjà rien que les petits détails, on a des chefs dans la facility, la salle de musculation est incroyable. Globalement, toutes les infrastructures, c’est un autre monde. Même les salles les jours de match, c’est impressionnant. Franchement, tout l’univers NBA m’a choqué, dans le bon sens. C’est un énorme changement.
Comment tu te sens dans ce groupe, avec autant de talents et de personnalités ?
Je me sens bien. Le fait d’avoir des Français dans le staff m’a beaucoup aidé, surtout à mon arrivée. Et puis évidemment, il y a Rudy Gobert. Ça facilite l’adaptation, que ce soit pour comprendre ou s’intégrer. C’est un vrai plus.
« J’ai énormément à apprendre de Rudy »
Justement, comment ça se passe avec ton coéquipier Rudy Gobert ?
C’est incroyable de l’avoir dans l’équipe. C’est un vétéran, il connaît parfaitement la NBA, le fonctionnement, le quotidien. Et en plus, il est français et en équipe nationale. J’ai énormément à apprendre de lui, tous les jours.
Dans l’éthique de travail, c’est un modèle pour toi ?
Oui, totalement. Que ce soit dans le travail ou l’hygiène de vie, il est hyper rigoureux. Il fait attention à ce qu’il mange, à la récupération, à tout. Franchement, c’est un exemple.
Qu’est-ce que tu veux prendre de son jeu ?
Sa défense, évidemment. C’est son point fort. Quand il est engagé, c’est un défenseur de l’année. Mais aussi sa manière de comprendre et de vivre le jeu.
« Anthony Edwards est super humble en dehors du terrain »
On a vu passer des images de un-contre-un avec Anthony Edwards. Comment ça a commencé ?
On a commencé pendant la présaison. C’est venu naturellement, et on a continué pendant l’année. Pour moi c’est parfait parce que ça me permet de travailler ma défense. Et puis c’est quelqu’un de super, très humble. J’ai beaucoup à apprendre de lui aussi.
Anthony Edwards et Joan Beringer, derniers dans la salle, qui continuent de faire des 1vs1 et qui ratent le bus de l’équipe !
« Tranquille, je vais prendre un Uber ! » 🗣️
Tellement cool pour notre français de pouvoir apprendre au contact d’Ant ! 💪pic.twitter.com/rXh5vztWwj
— 50 Nuances 🇺🇸🏀 (@50NuancesDeNBA) February 27, 2026
Il a une image très compétitive sur le terrain. Comment il est en dehors ?
Rien à voir. Sur le terrain, c’est un “dog”, il trashtalk, il est à fond. Mais en dehors, il est hyper humble. Il me pousse tous les jours, il rigole, il taquine. Franchement, il est top.
Sur quoi tu as le plus progressé cette saison ?
Sur beaucoup de choses. Ma lecture du jeu, mon dribble pour être plus à l’aise avec le ballon, mon tir… et bien sûr la défense. Globalement, j’ai progressé dans tous les aspects.
Physiquement, tu sens une évolution aussi ?
Oui, clairement. J’ai pris physiquement. J’ai vu une photo de moi en début de saison, j’étais vraiment skinny (maigre, ndlr). Maintenant, je sens la différence, même sur le terrain : je suis plus à l’aise, plus puissant, je saute plus haut.
Parle-nous de cette génération française, très présente en NBA aujourd’hui…
Oui c’est une dinguerie. Avec certains gars comme Noa [Essengue] ou Nolan [Traoré], on a joué ensemble en équipes de France jeunes. Les voir draftés la même année, c’était fou. Il y avait beaucoup de Français, cette draft était incroyable. Je suis super fier.

Crédit Photo : FIBA
Il y a eu un article de la presse locale sur ton permis de conduire. Où tu en es ?
Je suis en train de le préparer. Je conduis pas mal en ce moment, notamment avec quelqu’un du staff qui m’apprend. Normalement, je devrais pouvoir le passer d’ici la fin de saison.
Et ton anglais, ça progresse ?
Oui, ça va beaucoup mieux qu’à mon arrivée. Je comprends mieux, surtout quand le coach ou les joueurs parlent. Je prends des cours toutes les semaines, et je progresse petit à petit.
« L’objectif n’a pas changé : aller chercher le titre »
Quel est l’objectif de l’équipe pour la fin de saison ?
Gagner. Depuis le début, l’objectif n’a pas changé : aller chercher le titre. On donne tout pour ça.
Retrouvez la version vidéo de l’interview de Joan ici :



























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