Après 120 matchs dans le championnat de France, le géant congolais Omari Gudul tire sa révérence

Omari Gudul a annoncé sa retraite du monde professionnel.
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À partir de 5€Essai gratuitLe monde du basket français perd l’un de ses visages familiers des raquettes : Omari Gudul (2,08 m, 31 ans) a décidé de dire stop. Aperçu pour la dernière fois à un haut niveau sous les couleurs de New Generation, dans son pays d’origine, lors des éliminatoires de la Basketball Africa League (BAL) où il s’était engagé en octobre 2025, le natif de Kinshasa a choisi de refermer le chapitre de sa carrière de joueur.
Dans un message empreint d’émotion publié sur son compte Instagram, il revient sur ce que la balle orange a représenté pour lui :
« Au début, ce jeu n’était qu’un véhicule pour moi vers une vie meilleure, puis je suis tombé amoureux de lui et vous êtes devenus mon père et ma mère dès mon plus jeune âge… ».
Une figure incontournable de la Pro B et de la NM1
Formé aux États-Unis à Angelo State (NCAA2), Omari Gudul s’était révélé au public français en 2018 sous les couleurs de l’ADA Blois. En Pro B, il avait immédiatement séduit par son abattage, tournant à 11 points et 6 rebonds de moyenne. Après des expériences en Bulgarie, Espagne et Roumanie, il était revenu dans l’antichambre de l’élite à Nancy en 2021 (7,5 points et 4 rebonds), avant qu’une grave blessure au genou contractée lors du tournoi Quai 54 ne vienne freiner son ascension.
Revenu sur les parquets après une longue convalescence, il a cumulé au total 120 matchs en France, mettant son expérience au service de la Nationale 1 à Chartres, Rueil, puis enfin LyonSO la saison dernière sous les ordres de Philippe Hervé (5,5 points et 4,8 rebonds par match).
Un départ, et de la gratitude
Malgré les épreuves physiques, Gudul ne garde que le positif de ce voyage qui l’a mené des terrains de la République démocratique du Congo aux sommets européens et africains : « Le basket m’a donné plus que ce que j’aurais pu imaginer. Il m’a donné un but, de la discipline, une fraternité et l’opportunité de voyager à travers le monde en faisant ce que j’aime. […] Ce jeu m’a testé, m’a construit, m’a rendu humble et m’a béni. Je quitte le terrain avec gratitude, fierté et paix, sachant que j’ai donné tout ce que j’avais pour ce sport ».
Toujours reconnaissant envers ceux qui l’ont accompagné, il n’a pas oublié de saluer ses proches ainsi que son agent, David Condouant, avant de se tourner vers de nouveaux défis. « Même si ce chapitre se ferme, un nouveau commence », conclut celui qui restera, pour les supporters de Blois, Nancy ou LyonSo, un exemple de résilience et de professionnalisme.





























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