
Un contingent français dominé par les grands
Le All-Star Break est un des bons moments pour faire un bilan anticipé d’une saison NBA. Les joueurs ont le droit à leur première semaine off depuis le début, à peu près aux deux-tiers de la saison. Si certains partent en vacances loin, d’autres restent chez eux pour s’entraîner. Quoi qu’il en soit, c’est globalement une occasion de recharger les batteries et parfois prendre un nouveau départ. C’est donc un bon moment pour faire un bilan anticipé de la saison des 19 Français engagés en NBA, qui est plutôt très positif. C’est simple : 16 d’entre eux sont intégrés dans la rotation de leur équipe.
Il est le chef de file de cette délégation. Meilleur contreur de NBA (2,7), 5e meilleur rebondeur (11,1) et 19e meilleur marqueur (24,4), Victor Wembanyama a logiquement été élu titulaire au All-Star Game. Ses Spurs ont fait un énorme bond en prenant la 2e place de la conférence Ouest, et il en est largement responsable. Seul bémol, il n’a plus le droit qu’à 3 matchs manqués avant d’être déclaré inéligible aux récompenses de fin d’année, comme le DPOY ou les All-NBA Teams. Autre candidat au premier trophée, Rudy Gobert est lui dans les clous au niveau des matchs joués. Sans beaucoup faire parler de lui, le quadruple DPOY continue son bonhomme de chemin en tournant en double-double de moyenne, et en étant l’ancre défensive d’une équipe de Minnesota 6e de l’Ouest.
Victor Wembanyama at NBA All-Star 2026:
🌍 33 PTS
🌍 8 REB
🌍 3 BLK
🌍 10-13 FGM
🌍 20 MIN pic.twitter.com/6rGzKZIvBb— NBA (@NBA) February 16, 2026
De l’autre côté du pays, les deux tricolores des Wizards sont aussi des titulaires indiscutables. Alexandre Sarr et Bilal Coulibaly jouent 28 et 27 minutes de moyenne, qu’ils n’utilisent certes pas de la même manière. Alors que Sarr est en train d’exploser comme une star en devenir (17,2 points et 7,8 rebonds), Coulibaly a manqué beaucoup de matchs, domine en défense mais peine à peser en attaque. Reste à espérer que celui qui a désactivé tous ses réseaux sociaux depuis 10 jours profite du All-Star Break pour s’enfermer dans un gymnase afin de travailler son tir à 3-points (26,8% cette saison).
Enfin, Moussa Diabaté a véritablement maximisé son rôle en NBA. Arrivé en tant que two-way, il est aujourd’hui titulaire avec 25 minutes de moyenne. Il est un des acteurs majeurs de la pleine bourre des Hornets (12 victoires sur les 15 derniers matchs) avec 8,4 points et 9,2 rebonds sur cet échantillon.
Juste derrière ces cinq tauliers se situe Zaccharie Risacher et ses 24 minutes par match. Le n°1 de la Draft 2024 vit une saison qu’on peut qualifier de décevante, en-dessous de sa saison rookie. Toujours titulaire, les récentes arrivées sur son poste aux Hawks (Jonathan Kuminga et Buddy Hield) pourraient le pousser sur le banc. Avant la trade deadline, il était évoqué comme une monnaie d’échange. Derrière lui figurent les deux rookies Maxime Raynaud et Nolan Traoré, qui jouent plus de 20 minutes. Leur adaptation à ce nouvel environnement qu’est la NBA est une belle surprise. En cette fin de saison dans des équipes qui vont tanker, on peut s’attendre à encore plus d’occasions de s’exprimer pour eux.
C’est peut-être la trajectoire la plus inattendue pour un Français cette saison. Au placard pendant ses deux premières saisons NBA, Sidy Cissoko a trouvé sa place aux Blazers. L’ailier couteau-suisse a gagné la confiance de Tiago Splitter, qu’il connaît depuis l’époque de Baskonia, grâce à son énergie. Si bien qu’il devrait signer un contrat garanti au retour du All-Star Break, alors que son quota de 50 matchs de two-way est expiré. Juste en-dessous des 20 minutes de moyenne se situe Nicolas Batum, qui continue de s’accrocher grâce à son QI basket, comme il nous l’avait expliqué. Les différents retour de blessure aux Clippers ont entamé son temps de jeu, ce qui ne l’inquiète pas le moins du monde.
Eux ont vu leur saison prendre un virage à 180° à la trade deadline. Benchés respectivement par OKC et New-York, Ousmane Dieng et Guerschon Yabusele ont pris un nouveau départ à Milwaukee et Chicago, et dépassent désormais les 10 points et 20 minutes de moyenne. Réduit à un rôle de poste 4-5 qui n’est pas le sien au Thunder, Dieng revit depuis qu’il peut jouer au poste 3 avec la balle en main aux Bucks. De quoi enfin exprimer son potentiel de n°11 de Draft. Quant à Yabusele, il retrouve aux Bulls un rôle qu’il avait à Philadelphie, et qui lui a permis d’obtenir son contrat. Mais ce transfert ne lui aurait pas été sans coût, puisqu’il a dû sacrifier sa player option pour 2026/27. Ce qui laisse un grand point d’interrogation sur ce qu’il se passera pour lui cet été.
Ousmane Dieng is only 22 years old.
19 PTS | 11 REB | 6 AST | 4 BLK | 58% FG pic.twitter.com/jGAbeoxjoS
— Milwaukee Bucks (@Bucks) February 13, 2026
Seize minutes de moyenne mais à peine la moitié des matchs joués : aucune constance dans la saison de Tidjane Salaün. Il est difficile pour l’ailier-fort d’avoir de la visibilité sur sa situation aux Hornets. Malgré des gros progrès à 3-points (43,7%), son équipe le fait alterner entre la G-League et la NBA. Quant à Rayan Rupert, tout pourrait s’effondrer dans les prochains jours. S’il est enfin dans la rotation des Blazers trois ans après sa Draft avec 12 minutes de moyenne, il est possible qu’il fasse partie des joueurs coupés au retour du All-Star Break, notamment pour faire de la place à… Sidy Cissoko.
Les deux rookies de la génération 2005 Noah Penda et Mohamed Diawara grattent eux aussi des minutes par-ci par-là. À Orlando et New-York, ils ont convaincu leurs coachs de les intégrer dans la rotation, même si ce n’est que quelques minutes éparpillées. La bonne nouvelle est que leurs franchises comptent bien sur les deux champions d’Europe U20 au long-terme, et leurs responsabilités devraient augmenter d’année en année. Il ne faut pas oublier que ce groupe de quatre joueurs est encore très jeune, entre 20 et 21 ans.
Enfin, les trois derniers tricolores qui sont hors rotation dans leur équipe. Pacôme Dadiet d’abord aux Knicks, qui joue encore moins sous Mike Brown (3 minutes) que sous Tom Thibodeau (6 minutes). Le franco-ivoirien continue de s’aguerrir en G-League. Joan Beringer, lui non plus ne joue pas vraiment aux Timberwolves, si ce n’est à coup de 3 ou 5 minutes. Mais c’est plus logique étant donné que le jeune pivot a commencé le basket il y a 5 ans, et que ses coachs ont dit qu’il faudrait être très patient avec lui. Le grand oublié est forcément Noa Essengue, qui a fini sa saison en décembre. Plus haut drafté français en 2025 (n°12), l’Orléanais a subi une saison rookie cauchemar, entre sa grave blessure, son temps de jeu inexistant en début de saison, et même les moqueries suite au poster subi en Summer League. Ce n’est que partie remise.
JOAN_BERINGER_HIGHLIGHTS.mp4 📹
9 POINTS
4 REBONDS
1 AST
1 BLK @Timberwolves WIN 🐺 pic.twitter.com/yLKWAK95wA— NBA France (@NBAFRANCE) January 29, 2026






















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